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I . « Incomparable dans l'art de représenter les passions

ÉTUDE BIOGRAPHIQ UE. 7

« Un honnnête homme » , a dit Sainte-Beuve, et je crois qu'il n'exagère pas. Adrienne eut des amants, sans doute, et la passion fut certes un des facteurs nécessaires de son génie; mais elle n'eut jamais à rougir de son cœur, la chronique scandaleuse a respecté son nom, et sa fin mystérieuse et prématurée a jeté sur sa chère mémoire comme un voile, infiniment doux de mélancolique poésie et d'indulgente pitié.

mais moins célèbre encore par ce talent que par son génie et la noblesse de ses sentiments. » (Mémoires secrets pour servir à l'Histoire de Perse, 174s.)

Le marquis d'Argens, d'une indulgence quasi paternelle, il est vrai, pour toutes les faiblesses des comédiennes en sa qualité de protecteur de Mlle Cochois, parle des « vertus » d'Adrienne dans une lettre datée de 1740. (Lettres et mémoires du marquis d'Argens, in-S", 1807, lettre II.)

^ Il a paru à Londres l'année dernière une Vie de Mlle Oldfîeld , en anglais, sous ce titre : Faithful Memoirs of the Lire, Amours, and performances of that justly celebraled and most eminent actrcss of her tinic Miss Anne Oldfîeld. Ne pourrait-on pas faire paroli à cet ouvrage par une Vie de feue Mlle Le Couvreur ? ■> (Nouvelliste du Parnasse du S mars 1752.)

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