Paris, 1810, t. II, p
ÉTUDE BIOGRAPHIQ,UE. 8^
imprimée d'Adrienne Le Couvreur avant 1775, date de la publication des Anecdotes dramatiques \ qui, dans leur tome III, l* la page 289, sous le titre de a Lettre de Mlle Le Couvreur, écrite le 5 mai 1728, à M*** 1) , donnent le texte de la lettre XXXIV, reproduit peu après et considérablement altéré par Dorât dans le Journal des Dames de 1777.
Quelques années plus tard, en 1784, le recueil de La Place, Piî-ces intéressantes et peu connues, donne de la même un texte un peu différent-, reproduit aussi par Delandine dans le tome I" de son Conservateur".
Au commencement du siècle, le libraire Léopold Collin avait entrepris une bibliothèque de lettres de femmes célèbres. De 1804 à 1809 parurent dans cette collection épistolaire Mme de Scudéry, Ninon de Lanclos, Mlle Descartes, Mmes de Villars, de Coulanges, de Lafayette, de Simiane, de Motteville, Mlle de Montpensier, Mlle Du Pré, Mme de Montmorency, la duchesse du Maine, Mlle Aïssé, la marquise de Lambert, Mme du Deffand, la marquise du Châtelet, Mlle de Lespinasse, etc. Adrienne Le Couvreur n'y figure, accessoirement, que pour une lettre à Mme de Ferriol (N° IX de la correspondance).
En 1823, Lémontey écrivait : « Quelques-unes de ses lettres, publié ç après sa mort, respirent, dans un style piquant et naturel, la noblesse, la grâce et la bonté, -f Où les avait-il lues.?
Mme Sophie Gay, dans la livraison du Plutarque français consacrée à Adrienne Le Couvreur , parle aussi d'un n Recueil n de ses lettres.
a Elles ont été recueillies et publiées ii , dit enfin M. J. Bonnassies dans une note de la Lettre à Milord*** réimprimée par ses soins en 1870. u. Quelques-unes sont remarquables ; elles témoignent toutes d'un noble cœur et d'une haute intelligence. »