I. Galiot, avocat, procureur fiscal du bailliage de Meu
198 Adrienne Le Couvreur.
et son ami particulier, qu'il en passeroit par tout ce qu'il décideroit et que s'il fixoit le prix de cette terre à 18,000'*, il y consentiroit; mais qu'il lui avoit entendu dire qu'il ne la falloit pas laisser à moins de 24, que ce seroit une très bonne acquisition pour moy, qu'il me le disoit d'amitié, parce qu'il n'étoit pas embarassé d'acquéreur, plusieurs étant après luy pour avoir la préférence : qu'enfin il falloit que vous prissiés la peine de voir ce M. Galiot, qui étoit instruit de tout, et qui vous feroit voir le bail et les pièces nécessaires, et que sur votre décision, on romproit ou concluëroitcetteaffaire. Je luy proposay de prendre de l'argent à vie. Il nevoulutpas. Il me dit qu'il étoit déjà le fermier de Madame sa Mère', de son frère-, qu'il ne tenoit qu'à luy de l'être aussi de son oncle % et que cela le tourmentoit trop; que d'ailleurs, j'étois trop de ses amis pour qu'il fît un pareil marché. Il me dit encore d'autres choses, sur cette terre, qui me font désirer un plus grand éclaircissement par vous, et qui me paroissent avantageuses; mais que je n'ay pas assés bien
don. C'est celuy qui a eu le secrétariat de la Librairie sous M. Chauvelin ; depuis avocat général sous M. Chauvelin, intendant de Picardie et d'Artois, et qui l'exerce encore sous les ordres de M. Rouillé. Il demeure rue Hautefeuille et est grand ami de M. de Caylus. (Note de 1735.)
1 . M. de Villette, comtesse de Caylus, les grâces même de corps et d'esprit, morte en 172S, âgée de soi.xante et un ans. {Note de 173 s ). — Mme la marquise de Caylus ne mourut que le 15 avril 1729, âgée de cinquante-six ans,