L'évêque d'Auxerre. (/(i
retenues pour oser vous les écrire. Mandés moy quand vous pourrés venir, premièrement causer avec moy, ensuite si vous voudrés bien aller chés ce Monsieur qui demeure dans mon quartier, rue Hautefeuille'. On m'a offert de l'envoyer chés vous; mais j'ay fait les honneurs de votre politesse à titre d'amie : ainsi je vous ay engagé d'y aller. Bonjour. Tachés de venir incessamment, je tacheray, moy, que nous puissions raisonner en repos.
Lettre à Monsieur.
Il me semble que je ne vous remerciay pas assés hier sur la lettre que vous me montrâtes, et sur la peine que vous avés bien voulu prendre pour cette affaire. Je ne vous dis pas assés qu'elle me parut admirablement bien écrite; mais la modestie étouffa mes louanges et empêcha ma reconnoissance de paroitre. L'amour-propre n'y perdit rien; surtout je pensay avec plaisir, que la bonne opinion qu'il paroit que votre ami a de moy, fortifieroit peut-être votre estime. Il n'y a qu'une chose qui me fâche, c'est que vous me voyés, et qu'il ne me connoit pas. On l'a prévenu en ma faveur , et vous pouvés me