XXIV. Ecclesia vis inferendae potestatem non habet, neque
obtenir le salut éternel dans le culte de n'importe quelle religion. (Encycl. Qui pluribus du 9 novembre 1846. — Alloc. Ubi primum du 17 décembre 1847. — Encycl. Singulari quidem du 17 mars 1856.)
XVII. Au moins doit-on bien espérer du salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Eglise du Christ. (Alloc. Singulari quadam du 9 décembre 1854. — Encycl. Quanto conficiamur du 17 août 1863.)
XVIII. Le protestantisme n'est pas autre chose qu'une forme diverse de la même vraie religion chrétienne, forme dans laquelle on peut être agréable à Dieu aussi bien que dans l'Eglise catholique. (Encycl. Noscitis et nobiscum du 8 décembre 1849.)
§ IV. — Socialisme, Communisme, Soci secrètes. Sociétés bibliques, Sociétés clérico-libérales.
Ces sortes de pestes sont souvent frappées de sentences formulées dans les termes plus graves, dans l'Encyclique Qui pluribus du 9 novembre 1846, dans l'Allocution Quibus quantisque du 20 avril 1849, dans l'Encyclique Noscitis et nobiscum du 8 décembre 1849, dans l'Allocution Singtdari quadam du 9 décembre 1854, dans l'Encyclique Quanto conficiamur mœrore du 10 août 1863.
§ V. — Erreurs relatives à l'Eglise et à ses droits.
XIX. L'Eglise n'est pas une vraie et parfaite société pleinement libre ; elle ne jouit pas de ses droits propres et constants que lui a conférés son divin Fondateur; mais il appartient au pouvoir civil de définir quels sont les droits de l'Eglise et les limites dans lesquelles elle peut les exercer. (Alloc. Singulari quadam du 9 décembre 1854. — Alloc. Multis gravibusque du 17 décembre 1860. — Alloc. M axima quidem du 9 )\iin 1862.)
XX. La puissance ecclésiastique ne doit pas exercer son autorité sans la permission et l'assentiment du gouvernement civil. (Alloc. Meminit unusquisque du 30 septembre 1861.)
XXI. L'Eglise n'a pas le pouvoir de définir dogmatiquement que la religion de l'Eglise catholique est uniquement la vraie religion. (Lettre apostolique Multipliées inter du 10 juin 1851.)
XXII. L'obligation qui concerne les maîtres et les écrivains catholiques se borne aux choses qui ont été définies, par le jugement infaillible de l'Eglise, comme des dogmes de foi qui doivent être crus par tous. (Lettre à l'archevêque de Freising : Tuas libenter, du 21 décembre 1863.)
XXIII. Les Souverains Pontifes et les Conciles œcuméniques se sont écartés des limites de leur pouvoir; ils ont usurpé les droits des princes et ils ont même erré dans les définitions relatives à la foi et aux mœurs. (Lettre apostolique Multipliées inter du 10 juin 1851.)
XXIV. L'Eglise n'a pas le droit d'employer la force; elle n'a aucun
potestatem ullam temporalem directam vel indirectam. (Litt. apost. Ad apostolicœ 22 augusti 1851.)
XXV. Preeter potestatem episcopatui inhœrentem, alia est attributa temporalis potestas a civili imperio vel expresse vel tacite concessa, revocanda propterea, cum libuerit, a civili imperio. (Litt. apost. Ad apostolicœ 22 augusti 1851.)
XXVI. Ecclesia non habet nativum ac legitimum jus acquirendi ac possidendi. (Alloc. Nunquam fore 15 decembris 1856. — Epist. encycl. lncredibili 17 septembris 1863.)
XXVII. Sacri Ecclesiae ministri Romanusque Pontifex ab omni rerum temporalium cura ac dominio sunt omnino excludendi. (Alloc. Maxima quidem 9 junii 1862.)
XXVIII. Episcopis sine gubernii venia, fas non est vel ipsas Apostolicas Litteras promulgare. (Alloc. Nunquam fore 15 decembris 1856.)
XXIX. Gratiee a Romano Pontifice concessee existimari debent tanquam irritas, nisi per gubernium fuerint implorâtes. (Alloc. Nunquam fore 15 decembris 1856.)
XXX. Ecclesiee et personarum ecclesiasticarum immunitas a jure civili ortum habuit. (Litt. Apost. Multipliées inter 10 junii 1851.)
XXXI. Ecclesiasticum forum pro temporalibus clericorum causis sive civilibus sive criminalibus omnino de medio tollendum est, etiam inconsulta et reclamante Apostolica Sede. (Alloc. Acerbissimum 27 septembris 1852. — Alloc. Nunquam fore 15 decembris 1856.)
XXXII. Absque ulla naturalis juris et eequitatis violatione potest abrogari personalis immunitas, qua clerici ab onere subeundee exercendaeque militiee eximuntur ; hanc vero abrogationem postulat civilis progressus, maxime in societate ad formam libérions regiminis constituta. (Epist. ad episc. Montisregal. Singularis nobisque, 29 septembris 1864.)
XXXIII. Non pertinet unicc ad ecclesiasticam jurisdictionis potestatem proprio ac nativo juredirigere theologicarum rerum doctrinam. (Epist. ad archiep. Frising. Tuas libenter 21 decembris 1863.)
XXXIV. Doctrina comparantium Romanum Pontificem principi libero et agenti in universa Ecclesia,, doctrina est quae medio aevo preevaluit. (Litt. apost. Ad apostolicœ 22 augusti 1851.)
XXXV. Nihil vetat, alicujus concilii generalis sententia aut universorum populorum facto, summum pontificatum ab romano Episcopo atque Urbe ad alium episcopum aliamque civitatem transferri. (Litt. apost. Ad apostolicœ 22 augusti 1851.)