‹ Lettres apostoliques des S.S. Léon XIII (volume 2)Chapitre 17 sur 94 · A VE PES TTS OR · texte numérisé non relu

A VE PES TTS OR

€ RERUM NOVARUM », 16 mar 1891 3) vienne affaiblir en lui l'esprit de famille, ni les habitudes d’économie. Défense encore aux maitres d'imposer à leurs subordonnés un travail au-dessus de leurs forces ou en désaccord avec leur âge ou leur sexe. - Mais, parmi les devoirs principaux du patron, il faut mettre au > premier rang celui de donner à chacun le salaire qui lui convient. ; Assurément, pour fixer la juste mesure du salaire, il y a de nombreux - points de vue à considérer ; mais, d’une manière générale, que le … riche et le patron se souviennent qu’'exploiter la pauvreté et la | misère et spéculer sur l’indigence sont choses que réprouvent éga- . lement les lois divines et humaines. Ce qui serait un crime à crier vengeance au ciel, serait de frustrer quelqu'un du prix de ses 3 labeurs. Voilà que le salaire que vous avez dérobé par fraude à vos … ouvriers Crie vers vous, et que leur clameur est montée jusqu'aux oreilles du Dieu des armées. | L Enfin, les riches doivent s’interdire religieusement tout acte vio- … lent, toute fraude, toute manœuvre usuraire qui serait de nature - à porter atteinte à l'épargne du pauvre, et cela d'autant plus que celui-ci est moins apte à se défendre et que son avoir, pour être de mince importance, revêt un caractère plus sacré. - … L’obéissance de ces lois, Nous le demandons, ne suffirait-elle pas à elle seule pour faire cesser tout antagonisme et en supprimer les causes? L'Eglise, toutefois, instruite et dirigée par Jésus-Christ, porte ses vues encore plus haut; elle propose un corps de préceptes plus complet, parce qu'elle ambitionne de resserrer l'union des deux classes jusqu’à les unir l’une à l’autre par les liens d’une véritable amitié. — Nul ne saurait avoir une vraie intelligence de la vie mortelle, ni l’estimer à sa juste valeur, s’il ne s'élève jusqu’à la considération de cette autre vie qui est immortelle. Supprimez celle-ci, et aussitôt toute forme et toute vraie notion de l’honnèête disparaît; bien plus, l’universentier devientunimpénétrable mystère. Quand nous aurons quitté cette vie, alors seulement nous com- . mencerons à vivre; cette vérité, que la nature elle-même nous .. enseigne, est un dogme chrétien sur lequel repose, comme sur son premier fondement, toute l’économie de la religion. Non, Dieu ne nous à point faits pour ces choses fragiles et caduques, mais pour les choses célestes et éternelles ; ce n’est point comme une demeure fixe qu'il nous a donné cette terre, mais comme un lieu d’exil. Que vous abondiezen richesseseten tout ce quiestréputé biens - de la fortune, ou que vous en soyez privé, cela n'importe nullement à l’éternelle béatitude; l'usage que vous en ferez, voilà ce qui inté- messe. Jésus-Christ n’a point supprimé les afflictions, qui forment . presque toute la trame de la vie mortelle; il en a fait des stimulants de la vertu et des sources du mérite, en sorte qu'il n’est point d'homme qui puisse prétendre aux récompenses éternelles s'il ne marche sur les traces sanglantes de Jésus-Christ. Si nous souffrons avec lui, nous régnerons avec lui (2). D'ailleurs, en choisissant de lui- même la croix et les tourments, il en a singulièrement adouci la __ force et l’amertume, et afin de nous rendre encore la souffrance … plus supportable, à l'exemple il a ajouté sa grâce et la promesse d’une récompense sans fin. Car le moment si court et si léger des

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est momentaneum et leve tribulationis nostræ, supra modum in sublimitate æternum gloriæ pondüs operatur in cœlis (1). Jtaque fortunati monentur, non vacuitatem doloris afferre,

nec ad felicitatem ævi sempiterni quicquam prodesse divitias,

sed potius obesse (2) terrori locupletibus esse debere Jesu Christi insuetas minas (3): rationem de usu fortunarum Deo judici severissime aliquando reddendam.

De ipsis opibus utendis excellens ac maximi momenti doctrina est, quam si philosophia inchoatam, at Ecclesia tradidit perfectam plane, eademque efficit ut non cognitione tantum, sed . moribus teneatur. Cujus doctrinæ in eo est fundamentum positum, quod justa possessio pecuniarum a justo pecuniarum usu distinguitur. Bona privatim possidere, quod paulo ante vidimus, jus est homini naturale : eoque uti jure, maximi in societate

vitæ, non fas modo est, sed plane necessarium. Licilum est quod”

homo propria possideat. Et est etiam necessarium ad humanam vitam (4). At vero si illud quæratur, qualem esse usum bonorum necesse sit, Ecclesia quidem sine ulla dubitatione respondet:

quantum ad hoc, non debet homo habere res exteriores ut proprias,

sed ut communes, ut scihicet de facil aliquis eas communicet in necessitate aliorum. Unde Apostolus dicit : divitibus hujus sæculi præcipe..…. facile tribuere, communicare (5). Nemo certe opitulari allis de eo jubetur, quod ad usus pertineat cum suos tum suorum necessarlos : immo nec tradere aliis quo ipse egeat ad id servandum quod personæ conveniat, quodque deceat: nullus enim inconvenienter vivere debet (6). Sed ubi necessitati satis et decoro datum, officium est de eo quod superat gratificari indigentibus,

: Quod superest, date eleemosinam (7). Non justitiæ, excepto in * rebus extremis, officia ista sunt, sed caritatis christianæ, quam profecto lege agendo petere jus non est. Sed legibus judiciisque hominum lex antecedit judiciumque Christi Dei, qui multis modis suadet consuetudinem largiendi ; beatius est magis dare quam accipere (8) : et collatam negatamve pauperibus beneficentiam perinde est ac sibi collatam negatamve judicaturus. Quamdiu fecistis uni ex his fratribus meis minimis, mihi fecistis (9). -— Quarum rerum hæc summa est; quicumque majorem copiam

bonorum Dei munere accepit, sive corporis et externa sint, sive

anim], ob hanc causam accepisse, ut ad perfectionem sui pariterque, velut minister providentiæ divinæ, ad utilitates adhibeat ceterorum. Jabens ergo talentum, curet omnino ne taceat : habens rerum affluentiam, vigilet ne a misericordiæ largitate torpescat :

(4) IL Cor., IV, 41. — (2) Matth., XIX, 23, 24. —-(3) Luc, VI, 24-95, —.

(4) TLII Quæst. LXVI, a. IL. (5) H-II Quæst. LXV, a IL. — (6) 1I-I Quæst. XXXII, a. VI. — (1) Luc, XI, #1. — (8) Actor., XX, 35. — (9) Matth., XX V, 40.

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afflictions que nous souffrons en celle vie produit en nous le poids éter-

nel d’une gloire souveraine et incomparable (1). Ainsi, les fortunés de

ce monde sont avertis que les richesses ne les mettent pas à cou- vert de la douleur, qu'elles ne sont d'aucune utilité pour la vie éter- nelle, mais plutôt un obstacle (2); qu'ils doivent trembler devant les menaces inusitées que Jésus-Christ profère contre les riches (3); qu'en fin il viendra un jour où ils devront rendre à Dieu, leur juge, un’compte très rigoureux de l'usage qu'ils auront fait de leur fortune.

Sur l'usage des richesses, voici l'enseignement d'une excellence et d'une importance extrême que la philosophie a pu ébranler, mais qu'il appartenait à l'Eglise de nous donner dans sa perfection et de faire descendre de la connaissance à la pratique. Le fondement . de cette doctrine est dans la distinction entre la juste possession des richesses et leur usage légitime. La propriété privée, Nous l'avons vu plus haut, est pour l’homme de droit naturel (4); l’exercice de ce droit est chose, non seulement permise, surtout à qui vit . en société, mais encore absolument nécessaire. Maintenant, si l’on . demande en quoi il faut faire consister l'usage des biens, l'Eglise répond sans hésitation : Sous ce rapport, l’homme ne doit pas tenir les choses extérieures pour privées, mais bien pour communes, de telle sorte qu'il en fasse part facilement aux autres dans leurs nécessités. C'est pourquoi l’Apôtre a dit : Divitibus hujus sæculi præcipe.…. facile tribuere, communicare (5). Ordonne aux riches de ce siècle... de donner facilement, de communiquer leurs richesses.

Nul assurément n’est teru de soulager le prochain en prenant sur . son nécessaire ou sur celui de sa famille, ni même de rien retran- - cher de ce que les convenances ou la bienséance imposent à sa personne : Nul, en effet, ne doit vivre contrairement aux convenances (6). - Mais, dès qu'on a suffisamment donné à la nécessité et au décorum, - c’est un devoir de verser le superflu dans le sein des pauvres (7). C’est un devoir, non pas de stricte justice, sauf les cas d'extrême

nécessité, mais de charité chrétienne; un devoir, par conséquent, dont on ne peut poursuivre l’accomplissement par les voies de la justice humaine. Mais, au-dessus des jugements de l'homme et de ses lois, il y a la loi et le jugement de Jésus-Christ, notre Dieu, qui nous persuade de toutes les manières de faire habituellement . l’aumône : Il est plus heureux, dit-il, celui qui donne que celui qui … reçoit (8), et le Seigneur tiendra pour faite ou refusée à lui-même, l'aumône qu'on aura faite ou refusée aux pauvres. Chaque fois que | vous avez fait l’aumône à l'un des moindres de mes frères que vous … voyez, c'est à moi que vous l’avez faite (9).

Du reste, voici en quelques mots le résumé de cette doctrine : Quiconque a recu de la divine Bonté une grande abondance soit des biens externes et du corps, soit des biens de l'âme, les a recus dans le but de les faire servir à son propre perfectionnement, et, tout ensemble, comme ministre de la Providence, au soulagement des autres. C’est pourquoi « quelqu'un a-t-il le talent de la parole, qu'il « prenne garde de se taire, une surabondance de biens, qu'il ne laisse … pas la miséricorde s’engloutir au fond de son cœur; l’art de gouver-

excellentiam in moribus esse, hoc est in virtute, positam: vir-. tutem vero commune mortalibus patrimonium, imis et summis, :

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habens artem qua regitur, magnopere studeat ut usum atque uti=

litatem illius cum proximo partiatur (1).

Bonis autem fortunæ qui careant, 11 ab Ecclesia perdocentur,

non probro haberi, Deo judice, paupertatem, nec eo pudendum, quod victus labore quæratur. Idque confirmavit re et facto Christus Dominus, qui pro salute hominum egenus factus est, cum esset dives (2): cumque esset filius Dei ac Deus ipsemet, videri tamen ac putari fabri fililus voluit: quin etiam magnam

. vitæ partem in opere fabrili consumere non recusavit. Vonne hic

est faber, filius Mariæ? (3) Hujus divinitatem exempli intuentibus, ea facilius intelliguntur : veram hominis dignitatem atque

divitibus et proletariis æque parabile : nec aliud quippiam quam virtutes et merita, in quocumque reperiantur, mercedem beatitudinis æternæ secuturam. [Immo vero in calamitosorum genus propensior Dei ipsius videtur voluntas: beatos enim Jesus Christus nuncupat pauperes (4): invitat peramanter ad se, solati causa, quicumque in labore sint ac luctu (5) : infimos et injuria

vexatos complectitur caritate præcipua. Quarum cognitione.

rerum facile in fortunatis deprimitur tumens animus, in ærumnosis demissus extollitur : alteri ad facilitatem, alteri ad modestiam flectuntur. Sic cupitum superbiæintervallum efficitur brevius, nec difficulter impetrabitur ut ordinis utriusque, junctis amice dextris, cupulentur voluntates. x Le Quos tamen, si christianis præceptis paruerint, parum est

amicitia, amor etiam fraternus inter se conjugabit. Sentient enim

et intelligent omnes plane homines a communi parente Deo pro-

creatos : omnes ad eumdem finem bonorum tendere, qui Deus

est ipse, qui afficere beatitudine perfecta atque absoluta et homines et Angelos unus potest : singulos item pariler esse Jesu Chrisüi beneficio redemptos et in dignitatem fillorum Dei vindicatos, ut plane necessitudine fraterna cum inter se tum etiam cum Christo Domino, primogenito in multis fratribus, continean-

tur. [tem naturæ bona, munera gratiæ divinæ pertinere communi-

ter et promiscue ad genus hominum universum, nec quemquäam nisi indignum, bonorum cœlestium fieri exheredem. Si autem fil, et heredes: heredes quidem Dei, coheredes autem Christi (6).

Talis est forma officiorum ac jurium, quam christiana philosophia profitetur. Nonne quieturum perbrevi tempoïre certamen

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omne videatur, ubi illa in civili convictu valeret ?

(1) S. Greg. Magn. in Evang. Hom.IX, n. 1. — (2) I Corinth., VIIL, 9. — (3) Marc, VI, 3. — (4) Matth., V, 3: Beati pauperes spiritu. —(5) Matth.,

XI, 28: Venile ad me omnes, qui laboratis et onerati estis, et ego reficiam

vos. — (6) Rom., VIII, 17.

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- ner, quil s'applique avec soin à en partager avec son frère et l’exer-

cice et les fruits » (1).

‘Quant aux déshérités de la fortune, ils apprennent de l'Eglise que, selon le jugement de Dieu Iui-même, la pauvreté n’est pas un opprobre et qu'il ne faut pas rougir de devoir gagner son pain à la sueur de son front. C’est ce que Jésus-Christ Notre-Seigneur a confirmé par son exemple, lui qui, fout riche qu’il élait s’est fait indigent (2) pour le salut des hommes; qui, Fils de Dieu et Dieu luimême, à voulu passer aux yeux du monde pour le fils d'un artisan;

qui est allé jusqu'à consumer une grande partie de sa vie dans un

travail mercenaire (3).

Quiconque tiendra sous son regard le modèle divin comprendra plus facilement ce que Nous allons dire: que la vraie dignité de l’homme et son excellence réside dans ses mœurs, c’est-à-dire dans sa vertu; que la vertu est le patrimoine commun des mortels, à la portée de tous, des petits et des grands, des pauvres et des riches; que seuls, la vertu et les mérites, n'importe en quel sujet ils se trouvent, obtiendront la récompense de l’éternelle béatitude. Bien plus, c'est vers les classes infortunées que le Cœur de Dieu semble s'incliner davantage. Jésus-Christ appelle les pauvres des bienheureux (4); il invite avec amour à venir à lui, afin qu’il les console, tous ceux qui souffrent et qui pleurent (5);1il embrasse avec une charité plus tendre les petits et les opprimés. Ces doctrines sont bien faites sans nul doute pour humilier l’âme hautaine du riche et le rendre plus condescendant, pour relever le courage de ceux qui souffrent et leur inspirer de la résignation. Avec elles se trouverait diminué un abime cher à l’orgueil, et l’on obtiendrait sans peine que des deux côtés on se donne la main et que les volontés s'unissent dans une même amitié.

Mais c’est encore trop peu de la simple amitié: si lon obéit aux préceptes du christianisme, c'est dans l’amour fraternel que s’opérera l'union. De part et d’autre, on saura et l’on comprendra que les hommes sont tous absolument issus de Dieu, leur Père commun; ‘que Dieu est leur unique et commune fin, et que lui seul est capable

de communiquer aux anges et aux hommes une félicité parfaite et

absolue; que tous ils ont été également rachetés par Jésus-Christ et rétablis par lui dans leur dignité d'enfants de Dieu, et qu'ainsi un véritable lien de fraternité les unit, soit entre eux, soit au Christ

leur Seigneur, qui est le premier-né de beaucoup de frères, primo-

genitus in multis fratribus. Ils sauront enfin que tous les biens de la nature, tous les trésors de la grâce appartiennent en commun et indistinctement à tout le genrehumain, et qu’il n’y a que les indignes qui soient déshérités des biens célestes (6). Si vous étes fils, vous êtes aussi hériliers : hériliers de Dieu, cohéritiers de Jésus-Christ.

Telle est l'économie des droits et des devoirs qu'enseigne la philosophie chrétienne. Ne verrait-on pas l’apaisement se faire à bref délai, sices enseignements pouvaient-une fois prévaloir dans les sociétés ? -

Denique nec satis habet Ecclesia viam inveniendæ curationis ostendere, sed admovet sua manu medicinam. Nam tota in eo. est ut ad disciplinam doctrinamque suam excolat homines atque instituat : cujus doctrinæ saluberrimos rivos, Episcoporum et Cleri opera, quam latissime potest, curat deducendos. Deinde pervadere in animos nititur flectereque voluntates, ut divinorum disciplina præceptorum regi se gubernarique patiantur. Aique in hac parte, quæ princeps est ac permagni momenti, quia 4 summa utilitatum causaque tota in ipsa consisiit, Ecclesia quidem una potest maxime. Quibus enim instrumentis ad permovendos animos utilur, ea sibi hanc ipsam ob causam traditaa ” Jesu Christo sunt, virtutemque habent divinitus insitam. Istiusmodi instrumenta sola sunt, quæ cordis attingere penetrales sinus apte queant, hominemque adducere ut obedientem sepræbeat officio, motus animi appetentis regat, Deum et proximos carilate diligat singulari ac Summa, omniaque animose perrumpai, quæ virtutis impediunt cursum.

Satis est in hoc genere exempla veterum paulisper cogitatione repetere. Res et facta commemoramus, quæ dubitationem nullam habent: scilicet civilem hominum communitatem funditus esse institutis christianis renovatam : hujusce virtute renovationis ad meliora promotum genus humanum, immo revocatum ab interitu ad vitam, auctumque perfectione tanta, ut nec extiterit ulla antea, nec sil in omnes consequentes ætates futura major. Benique Jesum Christum horum esse beneficiorum principium eumdem et finem : ut ab eo profecta, sic ad eum omnia referenda. Nimirum accepta Evangelii luce, cum incarnationis Verbi hominumque redemptionis grande mysterium orbis terrarum didicisset, vita Jesu Christi Dei et hominis pervasi civitates, ejusque fide et præceptis et legibus totas imbuit. Quare si societati generis humani medendum est, revocatio vitæ instituto rumque christianorum sola medebitur. De societatibus enimdilabentibus illud reclissime præcipitur, revocari ad origines suas, cum restitui volunt, oportere. Hæc enim omnium consociationum perfectio est, de eo laborare idque assequi, cujusgratia institutæ sunt: ita ut motus actusque sociales eadem causa pariat, quæ peperit societatem. Quamobrem declinare ab instituto, corruptio est : ad institutum redire, sanatio. Verissimeque : id quemadmodum de toto reipublicæ corpore, eodem modo de 4 illo ordine civium dicimus, qui vitam sustentant opere, quæ est longe maxima multitudo.

Nec tamen putandum, in colendis animis totas esse Ecclesiæ curas ita defixas, ut ea negligat quæ ad vitam pertinent mortalem ac terrenam. — De proletariis nominatim vult et contendit ut emergant e miserrimo statu fortunamque meliorem adipis-

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