SUR LE ROSAIRE EN L'HONNEUR DE MARIE
A Nos Vénérables Frères les Patriarches, Primats, Archevéques, Évêques | et autres Ordinaires des lieux ayant paix et communion avec le Siège pE ” Apostolique.
Vénérables Frères, Salut et Bénédiction Apostolique.
Toutes les fois que l’occasion Nous est donnée d’exciter et d’accroître dans le peuple chrétien l’amour et le culte de la glorieuse Mère de Dieu, Nous sommes inondé d’une joie et d’une satisfaction merveilleuses, non seulement parce que la chose est, par elle-même, très importante et très féconde en bons fruits, mais aussi parce qu'elle s’harmonise de la plus suave facon avec les sentiments intimes de Notre cœur. En effet, la piété envers Marie, piété que Nous avions sucée avec le lait, grandit vigoureusement avec l’âge et s’affermit dans Notre âme; car Nous voyons plus clairement combien était digne d'amour et d'honneur celle que Dieu lui-même aima le premier, et d'une telle dilection que, l'ayant élevée au-dessus de toutes les créatures et l'ayant ornée des dons les plus magnifiques, il la choisit pour sa Mère. De nombreux et éclatants témoignages de sa bonté et de sa bienfaisance ordinaire envers Nous, que Nous ne pouvons Nous rappeler sans la plus profonde reconnaissance et sans que Nos yeux se mouillent de larmes, augmentèrent en Nous cette même piété et l’enflammèrent plus vivement. A travers les nombreuses et redoutables vicissitudes qui sont survenues, toujours elle a été Notre refuge, toujours Nous avons élevé vers elle Nos yeux suppliants; ayant déposé dans son sein toutes Nos espérances et toutes Nos craintes, toutes Nos joies et toutes Nos tristesses, Notre soin assidu à été de la prier de vouloir bien se montrer en tout temps Notre Mère et d’invoquer la précieuse faveur de pouvoir lui témoigner en retour les sentiments du plus tendre des fils. A 1
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