F __ « MAGNÆ DEI MATRIS », 7 SEPTEMBRE
En outre, si nous devons au Christ de nous avoir fait participer au droit qui lui appartenait en propre d’avoir Dieu pour père et de lui en donner le nom, nous lui devons également de nous avoir tendrement communiqué le droit d’avoir Marie pour Mère etde lui en donner le nom. Et comme la nature elle-même a fait du nom de mère le plus doux d’entre tous les noms, et de l'amour maternel comme le type de l'amour tendre et dévoué, la langue ne peut pas exprimer, mais les âmes pieuses sentent combien brüle en Marie la flamme
| d'une affection généreuse et effective, en Marie qui est, non pas
| humainement, mais par le Christ, notre Mère.
; Ajoutons qu'elle voit et qu’elle connaît beaucoup mieux que tout autre ce qui nous concerne ; les secours dont nous avons besoin
1 dans la vie présente, les périls publics ou privés qui nous menacent,
| les difficultés et les maux dans lesquels nous nous trouvons, surtout la vivacité de la lutte pour le salut de notre âme contre les ennemis acharnés, en tout cela et dans les autres épreuves de la vie, bien plus que tout autre, elle peut et elle désire apporter à ses fils chéris la consolation, la force, les secours de tout genre. C’est pourquoi
| adressons-nous à Marie hardiment et avec ardeur, la suppliant par ces liens maternels qui l’unissent si étroitement à Jésus et à nous; invoquons avec piété son assistance par la prière qu'elle a ellemême désignée et qui lui est si agréable ; alors, nous pourrons nous reposer avec sécurité et allégresse dans la protection de la meilleure des mères.
Au titre de recommandation pour le Rosaire qui ressort de la prière même qui le compose, il faut ajouter qu'il offre un moyen pratique facile d'inculquer et de faire pénétrer dans les esprits les dogmes principaux de la foi chrétienne ; ce qui est un autre titre très noble de recommandation.
Il est de foi avant tout que l’homme monte régulièrement et sûrement vers Dieu et qu’il apprend à révérer d’esprit et de cœur la majesté immense de ce Dieu unique, son autorité sur toutes choses, sa souveraine puissance, sa sagesse, sa providence : 1! faut, en effet, que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent (1). Mais parce que le Fils éternel de Dieu a pris l'humanité, qu'il luit à nos yeux et se présente comme la voie, la vérité, la vie, 1l est, à cause de cela, nécessaire que notre foi
embrasse les profonds mystères de l’auguste Trinité des personnes divines et du Fils unique du Père fait Homme: La vie éternelle consiste en ce qu’ils te connaîssent toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ (2).
Dieu nous a gratifiés d’un immense bienfait lorsqu'il nous a gratifiés de cette sainte foi ; par ce don, non seulement nous sommes élevés au-dessus de la nature humaine, comme étant devenus contemplateurs et participants de la nature divine, mais nous avons un principe de mérite supérieur pour les célestes récompenses ; et en conséquence, nous avons la ferme espérance que le jour viendra où il nous sera donné de voir Dieu, non plus par une image tracée dans les choses créées, mais en lui-même, et de jouir éternellement du souverain bien.
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nitio succurrat, quæ maxima et pernecessaria sunt oblivione lenta dediscat, ob eamque causam ejus ablanguescat atque etiam intercidal fides. Quæ nimis magna ignorantiæ pericula ut.4 "4 filiis suis Ecclesia prohibeat, nulla sane vigilantiæ diligentiæque prætermittit consilia, neque ultimum est fidei adjumentum quod ex mariali Rosario petere consuevit. Quippe in eo, cum pulcherrima fructuosaque prece cerlo ordine continuata, recolenda succedunt et contemplanda præcipua religionis nostræ mysteria : illa primum quibus. Verbum caro factum est, et Maria, virgo integra et mater, materna ïlli officia sancito cum gaudio præstit; tum Christi dolentis ægritudines, crucialus, supplicium, quorum pretio salus generis nostri peracta ; tum ejusdem plena gloriæ mysteria, et de morte triumphus et ascensus in cœlum, et dimissus inde divinus Spiritus, atque Mariæ sideribus receptæ splendida claritudo, denique cum gloria Matris et Fil consociata cœlitum omnium gloria sempitérna. — Hæc rerum plane ad admirabilium contexta series in fidelium mentes frequenter assidueque revocatur, et fere in conspectu explicata proponitur : 1d quod Rosarium sancte colentibus aspergit animos nova semper quadam pietatis dulcedine, perinde afficiens et movens, quasi vocem ipsam exciperent indulgentissimæ Matris, eadem aperientis mysteria multaque salutariter alloquentis, — Quare non id nimis affirmatum videbitur, quibus et locis et familiüs et gentibus honorem pristinum marialis Rosarii consuetudo retineat, nullam 1bi jacturam fidei 5ù ignoraytia pestiferisque erroribus metuendam,
Sed alia non minus præstat, quam Ecclesia filiis suis magnopere a Rosario quærit, utilitas; ea est, ut ad fidei sanctæ normam et præscripla vitam moresque suos diligentius componant. Si enim, ut omnes tenent divinum effatum : Âides sine operibus mortua est (1), eo quia fides vitam ducit a caritate, caritas autem in ubertatem exit sanctarum actionum; nihil profecto emolumenti ad æterna christianus homo perceplurus erit ex fide sua, nisi rationem vitæ secundum eam direxerit : Quid proderit, fratres mei, sù fidem quis dicat se habere, opera autem non habeat? numquid poterit fides salvare eum ? (2). Istud immo hominum genus reprehensionem Christi judicis multo graviorem incurret, quam qui Christianæ fidei disciplinæque sint misere ignari : qui non, ut illi perperam, aliter credunt aliter vivunt, verum quia carent Evangelii lumine, habent ideo quamdam excusationem aut minore sunt certe in noxa. — Quo igitur fides quam profitemur consentaneâ fructum lætitia melius florescat, simul ex mysteriis ipsis quæ mens considerando persequitur, ad virtutum prépare
(1) Jacs IT, 90. == "(5) 16, 14 !
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