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doceas.…...sermo presbyteriScripturarumlectione conditus sit (1) »: convenitque sententia S. Gregorii Magni, quo nemo sapientius pastorum Ecclesiae descripsit munera : « Necesse est, inquit, ut qui ad officium praedicatronis excubant, a sacrae lectionis studio non recedant (2) ». — Hic tamen libet Augustinum admonentem inducere, « Verbi Dei inanem esse forinsecus praedicatorem, qui non sit intus auditor (3) », eumque ipsum Gregorium sacris concionatoribus praecipientem, « ut in divinis sermonibus priusquam aliiseosproferant, semetipsosrequirant, neinsequente, aliorum facta se deserant (4) ». Sed hoc iam, ab exemplo et documento Christi, qui coepit facere et docere, vox apostolica late
praemonuerat, non unum allocuta Timotheum, sed omnem cle-
ricorum ordinem, eo mandato : Attende tibi et doctrinae, insta in illis; hoc enim ‘faciens, etieipsum salvum faciès, et eos qui te audiunt (5). Salutis profecto perfectionisque et propriae et alienae eximia in sacris Litteris praesto sunt adiumenta, copiosius in Psalmis celebrata; iis tamen, qui ad divina eloquia, non solum mentem afferant docilem atque attentam, sed integrae quoque piaeque habitum voluntatis. Neque enim eoruï ratio librorum similis atque communium putanda est; sed, quoniam sunt ab ipsoSpiritu Sancto dictati, resque gravissimas continent multisque partibus reconditas et difficiliores, ad illas propterea intelligendas exponendasquesemper eiusdem Spiritus «indigenus adventu (6) » hoc est lumine et gratia eius : quae sane, ut divini Psaltae frequenter instat auctoritas, humili sunt precatione imploranda* sanctimonia vitae custvdienda.
Praeclare igitur ex his providentia excellit Ecclesiae, quae « ne.
coelestisille sacrorum Librorum thesaurus, quem Spir itus Sanctus summa liberalitate hominibus tradidit, neglectus jaceret (1) », optimis semper et institutis et legibus cavit. Ipsa enim constituit, non solum magnam eorum partem ab omnibus suis ministris in quotidiano sacrae psalmodiae officio legendam esse et mente pia -considerandam, sed eorumdem expositionem etinterpretationem in ecclesiis cathedralibus, in monasteriis, in conventibus aliorum regularium, in quibus studia commode vigere possint, per
idoneos viros esse tradendam; diebus autem saltem dominicis
et festis solemnibus fideles salutaribus Evangelii verbis pasci, restricte iussit (8). [tem prudentiae debetur AHIPRUAAUAS
(1) S. Ilier. de vit. cleric. ad Nepot.
(2) S. Greg. M. Requl, past.Il, 11 (al 22); Moal. XVI 26 arl.44) (3)S. Aug, serm. 179,1.
(4) S. Greg.M. Reégul. past. III 24 (al. 4.)
(5) I Tim, IV. 16.
(6) S. Hier.in Mich. 1. 10. :
(7) Conc. Trid. sess. V, décret. de reform. 1.
(8) Ibid., 1-2,
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PAU le Livre sacré : apprends ce que tu devras enseigner; que le angage du prêtre soit appuyé sur la lecture des Ecritures (1). »
Tel est aussi le sens de la parole de saint Grégoire le Grand qui a indiqué, plus excellemment que personne, les devoirs des pasteurs
de l'Eglise : « Il est nécessaire, dit-il, que ceux qui s'appliquent au ministère de là prédication ne cessent d'étudier les Saints Livres (2). »
Ici, cependant, il nous plait de rappeler l’avis de saint Augustin : « Ce ne sera pas au dehors un vrai prédicateur de la parole de Dieu, celui qui ne l'écoute pas au-dedans de lui-même (3). » Saint Grégoire encore conseillait aux auteurs sacrés « qu'avant de porter la parole divine aux autres, ils s'examinent eux-mêmes, pour ne pas se négliger en s'occupant des actions d'autrui (4). »
D'ailleurs, cette vérité avait déjà été mise en lumière par la parole
et par l'exemple du Christ, qui commenca « à agir et à enseigner »,
- et la voix de l'Apôtre l'avait proclamée, s'adressant non seulement
à Timothée, mais à tout l'Ordre des clercs, lorsqu'elle énoncait ce
précepte : Veille sur toi et sur ta doctrine avec attention, car en
agissant ainsi, tu te sauveras toi-même et tu sauveras les auditeurs (5).
Assurément, on trouve pour sa propre sanctification et pour celle des autres, de précieux secours dans les Saintes Lettres, ils sont très abondants surtout dans les psaumes. Toutefois, ceux-là seuls en profiteront qui prêterônt à la divine parole non seulement un esprit docile et attentif, mais encore une bonne volonté parfaite et une grande piété,
Ces livres, en effet, dictés par l'Esprit-Saint lui-même, contiennent des vérités très importantes, cachées et difficiles à interpréter en beaucoup de points; pour les comprendre et les expliquer nous aurons donc toujours besoin de la présence de ce même Esprit (6), c'est-à-dire de sa lumière et de sa grâce, qui, comme les psaumes nous en avertissent longuement, doivent être imploréespar la prière humaine, accompagnée d’une vie sainte.
Et c'est en ceci qu'apparaît magnifiquement la prévoyance de l'Eglise. « Pour ne pas que ce trésor des Livres Saints, que l'Esprit- Saint a livré aux hommes avec une souveraine libéralité, restât négligé (7) », elle a multiplié en tout temps les institutions et les préceptes. Elle a décrété non seulement qu'une grande partie des Ecritures serait lue et méditée par tous ses ministres dans l'office quotidien, mais que ces Ecritures seraient enseignées et interprétées par des hommes instruits dans les cathédrales, dans les monastères, dans les couvents des réguliers, où les études pourraient être prospères; elle a ordonné par un rescrit que les dimanches et aux fêtes solennelles, les fidèles seraient nourris des salutaires paroles de - l'Evangile. Aïnsi, grâce à la sagesse et à la vigilance de l'Eglise,
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& PROVIDENTISSIMUS DEUS » 18 NOVEMBRE 1893 209
210 ENCYCLIQUE DE S. S. LÉON XI Ecclésiae cultus ille Scripturae sacrae per aetatem omnem vividus et plurimae ferax utilitatis. — In quo, etiam ad Fat documenta hortationesque Nostras,iuvat commemorarequemadmodum a religionis christianae, quotquot santitatevitaererumque ! divinarum scientia floruerunt, li sacris in Litteris multi semper | assiduique fuerint. Proximos ‘Apostolorum discipulos, in quibus : Clementem Romanum, Ignatium Antiochenum, Polycarpum tum | Apologetas, nominatim Iustinum et Irenaeum, videmus epistolis 4 et libris suis, sive ad tutelam sive ad commendationem. perti- | nerent catholicorum dogmatum, e devinis maxime Litteris fidem, " robur, gratiam omnem pietatis arcessere. Scholisautem cateche- à ticisac theologicis i in multis sedibus episcoporum exortis, Alexandrina et Antiochena celeberrimis, quae in eis habébatur institutio, non alia prope re, nisi lectione, explicatione, defensione | . divini verbi scripti continebatur. Indeplerique prodierunt Patres et scriptores quorum operosis Studiis egregiisque libris conse- M cuta tria circiter saecula ita abundarunt, ut aetas biblicae exe- « geseos aurea Iure ea à SIL appellata.
Inter orientales principem locum tenet Origenes, celeritate w ingenii et laborum. constantia admirabilis, cuius ex plurimis « scriptis et immenso Hexaplorum opere deinceps fere omnes : hauserunt. Adnumerandi plures, qui huius disciplinae fines amplificarunt : ita, inter excellentiores tulit Alexandria Clementem, Cyrillum ; Palestina Eusebium, Cyrillum alterum: Gabpadocia Basilium Magnum, utrumque Grègorium, Nazianzenum et . Nyssenum; Antiochia Joannem illum “Chrysostomum, in quo : huius peritia doctrinae cum summa eloquentia certavit. Neque id praeclare minus apud occidentales. In multis qui se admodum probavere, clara Tertulliani et Cypriani nomina, Hilarii et u Ambrosii, Leonis et Gregorii Magnorum; clarissima Augustini » et Hieronymi : quorum alter mire acutus exlitit in perspicienda « - divini verbi sententia, uberrimusque in ea deducenda ad auxilia M catholicae veritatis, alter a singulari Bibliorum scientia magnis- M que ad eorumusum laboribus, nomine Doctoris maximi praeconio Ecclesiae esthonestatus. — Ex eo tempore ad undecimum usque saeculum, quamquam huiusmodi contentio studiorum non pari « atque antea ardore ac fructu viguit, viguit tamen, operà prae- 4 sertim hominum sacri ordinis. Curaverunt enim, aul quae veteres « in hac re fructuosiora reliquissent deligere, eaque apte digesta | . de suisque aucta pervulgare, ut ab Isidoro Hispalensi, Beda, 3 Alcuino factum est in primis ; aut sacros codices illustrare glossis, « ut Valafridus Strabo et Anselmus Laudunensis, aul eorHniees 3%
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& PROVIDENTISSIMUS DEUS » 18 NOVEMBRE 1893 4 ED l'étude des Saintes Ecritures se maintient florissante et féconde en fruits de salut. |
Pour affermir Nos arguments et Nos exhortations, Nous aimons
L à rappeler comment tous les hommes remarquables par la sainteté
de leur vie et par leur science des vérités divines, ont toujours
cultivé assidûment les Saintes Ecritures. Nous voyons que les plus proches disciples des apôtres, parmi lesquels Nous citerons Clément
… de Rome, Ignace d’Antioche, Polycarpe, puis les Apologistes, spé-
cialement Justin et Irénée, ont, dans leurs lettres et dans leurs livres
- tendant soit à la conservation, soit à la propagation des dogmes
- divins, introduit la doctrine, la force, la piété des Livres Saints.
À Dans les écoles de catéchisme et de théologie qui furent fondées
» près de beaucoup de sièges épiscopaux, et dont les plus célèbres
Ÿ furent celles d'Alexandrie et d'Antioche, l’enseignement donné ne
- consistait pour ainsi dire que dans la lecture, l'explication, la défense
” de la parole de Dieu écrite (8). CRU, 1e “
- De ces établissements sortirent la plupart des Pères et des écri-
. vains dont les études approfondies et les remarquables ouvrages se
- succédèrent pendant trois siècles en si grande abondance que cette
. période à été appelée l’âge d’or de l’exégèse biblique.
| Parmi ceux d'Orient, la première place revient à Origène, homme
admirable parla prompte conception de son esprit et par ses travaux
. non interrompus. C'est dans ses nombreux ouvrages et dans ses
immenses Hexaples, qu'ont puisé presque tous ses successeurs.
Il faut en énumérer plusieurs, qui ont étendu les limites de cette science : ainsi, parmi les plus éminents, Alexandrie a produit Clé- ment et Cyrille; la Palestine, Eusèbe, et Le second Cyrille; la Cappa-
doce, Basile le Grand, Grégoire de Nazianze et Grégoire de Nysse;
. Antioche, ce Jean Chrysostome en qui une érudition remarquable
. s’unissait à La plus haute éloquence.
L'Eglise d'Occident n’a pas acquis moins de gloire. Parmi les nombreux docteurs qui s’y sont distingués, illustres sont les noms de Tertullien et de Cyprien, d'Hilaire et d’Ambroise, de Léon le Grand, et de Grégoire-le-Grand, mais-surtout ceux d'Augustin et de Jérôme. 6
. L'un se montra d’une pénétration admirable dans l'interprétation
de la parole de Dieu, et d’une habileté consommée à en tirer parti pour appuyer la vérité catholique; l’autre, possédant une connaissance extraordinaire de la Bible et ayant fait sur les Livres Saints de magnifiques travaux, a été honoré par l'Eglise du titre de Docteur très grand. . Rent)
Depuis cette époque jusqu'au xi° siècle, quoique ces études n'aient
pas été aussi ardemment cultivées et aussi fécondes en résultats que ‘précédemment, elles furent cependant florissantes, grâce surtout
au zèle des prêtres. We
Ceux-ci eurent soin, en effet, ou de recueillir les ouvrages que
leurs prédécesseurs avaient laissés sur ce sujet si important, ou de, les répandre après les avoir étudiés à fond et enrichis de leurs
propres travaux; c'est ainsi qu'agirent, entre autres, Isidore de Séville, Bède, Alcuin. Ils munirent de gloses les manuscrits sacrés,
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integritati novis curis consulere, ut Petrus Damianus et Lanfrancus fecerunt. — Saeculo autem duodecimo allegoricam Scripturae enarrationem bona cum laude plerique tractarunt : in eo genere S. Bernardus ceteris facile antecessit, cuius etiam sermones mihil prope nisi divinas Litteras sapiunt.
Sed nova ét laetiora incrementa ex disciplina accessere Scholasticorum. Qui, etsi in germanam versionis latinae lectionem studuerunt inquirere, confectaque ab ipsis Correctoria b iblica id plane testantur, plus tamen studii industriaeque in interpreta-
tioneet explanatione collocaverunt. Composite enim dilucideque,
nihil ut melius antea, sacrorum verborum sensus varii distincti; cuiusque pondus in re theologica perpensum; definitae librorum partes, argumenta partium; investigata scriptorum proposita;
explicata sententiarum inter 1psas "necessitudo et connexio : quibus ex rebus nemo unus non videt quantum sit luminis. obscurioribus locis admotum. [psorum praeterea de Scripturis ectam doctrinae coplam admodum produnt,-tum de theologia ibri, tum in easdem commentaria; quo etiam nomine Thomas Aquinas inter eos habuit palmam. — Postquam vero Clemens V decessor Noster Athenaeum in Urbe et celeberrimas quasque siudiorum Universitates litterarum orientalium magisteriis auxit,
exquisitius homines nostri in nativo Bibliorum codice et in.
exemplari latino elaborare coeperunt. Revecta deinde ad nos eruditione Graecorum, multoque magis arte nova libraria feliciter inventa, cultus Scripturae sanctae latissime accrevit. Mirandum est enim quam brevi aetatis spatio multiplicata praelo sacra exemplaria, vulgata praecipue catholicum orbem quasi compleverint : adeo per id ipsum tempus, contra quam Ecclesiae hostes calumniantur, in honore et amore erant divina volumina.
Neque praetereundum est, quantus doctorum virorumnumerus, .
maxime ex religiosis familiis, a Viennensi Concilio ad Tridentinum, in rei biblicaë bonum provenerit; qui et novis usi subsidiis et variae eruditionis ingeniique sui segetem conferentes non: modo auxerunt congestas malorum opes, "sed quasi munierunt viam ad praestantiam subsecuti saeculi, quod ab eodem Tridentino effluxit, quum nobilissima Patrum aetas propemodum rediisse visa est. Nec enim quisquam ignorat, Nobisque est memoratu iucundum, decessores Nostros, a Pio IV ad Clementem VII, auctores fuisse ut insignes illae editiones adornarentur versionum veterum, Vulgatae et Alexandrinae ; quae deinde, Sixti V eiusdemque Clementis iussu et auctoritate, emissae, in . communi usu versantur Per eadem autem tempora, notum est, quum versiones alias Bibliorum antiquas, tum polyg cibtias
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a PROVIDENTISSIMUS DEUS » 18 NOvEMBRE 1893 213.
comme Valafride Strabon et Anselme de Laon, ou travaillèrent par
des procédés nouveaux à maintenir l'intégrité des textes, comme le
firent Pierre Damien et Lanfran. )
Au xu° siècle, la plupart entreprirent avec beaucoup de succès l'explication allégorique des Saintes Ecritures; dans ce genre, saint Bernard se distingua facilement parmi tous les autres; ses sermons ne s'appuient presque que sur lés Lettres divines. |
Mais aussi, de nouveaux et abondants progrès furent faits grâce à la méthode des scolastiques. Ceux-ci, bien qu’ils se soient appliqués à faire des recherches relatives au véritable texte de la version latine, comme le prouvent les Bibles corrigées qu'ils ont fait paraitre, mirent cependant plus de zèle encore et plus de soin à l’interprétation et à l'explication des Livres Saints.
Aussi savamment et aussi clairement qu'aucun de leurs prédécesseurs, ils distinguèrent les divers sen$ des mots latins, établirent la valeur de chacun au point de vue théologique, marquèrent les différents chapitres des livres et le sujet de ces chapitres, creusèrent la signification des paroles bibliques, expliquèrent la liaison des sréceptes entre eux. Tout le monde voit quelle lumière a été ainsi apportée dans les points obscurs. En outre, leurs livres, soit relatifs à la théologie, soit commentant les Saintes Ecritures elles-mêmes, manifestent une science profonde puisée dans les Livres Sacrés. A ce titre, saint Thomas d'Aquin a‘obtenu parmi eux la palme.
Mais après que Clément V, Notre prédécesseur, eut attaché à l’Athénée de Rome et aux plus célèbres universités des maîtres de langues orientales, ceux-ci commencèrent à étudier la Bible, à la fois sur le manuscrit original et sur la traduction latine. Lorsque ensuite, les monuments de la science des Grecs nous furent rap-
ortés, lorsque surtout l’art nouveau de l'imprimerie eut été inventé, e culte de la Sainte Ecriture se répandit beaucoup. Il est étonnant combien, en peu de temps, se multiplièrent les éditions des Livres sacrés, surtout de la Vulgate; elles remplirent le monde catholique, tellement, même à cette époque si décriée par les ennemis de l'Eglise, les Livres divins étaient aimés et honorés.
On ne doit pas omettre de rappeler quel grand nombre d'hommes doctes appartenant surtout aux Ordres religieux, depuis le Concile de Vienne jusqu'au Concile de Trente, travaillèrent à la prospérité
des études bibliques. Ceux-ci, grâce à des secours nouveaux, à
leur vaste érudition, à leur remarquable talent, non seulement accrurent les richesses accumulées par leurs prédécesseurs, mais préparèrent en quelque sorte la route aux savants du siècle suivant, durant lequel, à la suite du Concile de Trente, l'époque si prospère
des Pères de l'Eglise parut en quelque sorte recommencer.
Personne, en effet,n'ignore, et il Nous est doux de le rappeler, que nos prédécesseurs, de Pie IV à Clément VII, ont fait en sorte que l'on publiât de remarquables éditions des versions anciennes, de
. celle d'Alexandrie et de la Vulgate. Celles qui parurent ensuite par
l’ordre et sous l'autorité de Sixte-Quint et du même Clément sont
aujourd'hui d'un usage commun. On sait qu'à cette époque furent Sditées, eu même temps que d’autres versions anciennes de id Dinie,
ADI va ENCYCLIQUE DE S. 8. LÉON XUI
Antuerpiensem et Parisiensem, diligentissime esse edilas, sin cerae investigandae sententiae peraptas : nec ullum esse. utriusque Testamenti librum, qui non plus uno nactus sit bonum 1 explanatorem, neque graviorem ullam de iisdem rebus quaestionem, quae non multorum ingenia fecundissime exercuerit : quos inter non pauci, iique studiosiores SS. Patrum nomen sibi fecere eximium. Neque, ex ïlla demum aetate, desiderata est nostrorum sollertia ; quum clari subinde viri de iisdem studiis bene sint meriti, sacrasque Litteras contra rationalismi commenta, ex philologia et finitimis disciplinis detorta, simili argumentorum genere vindicarint. — Haec omnia qui probe ut oportet considerent, dabunt profeclo, Ecclesiam, nec ullo unquam providentiae modo defuisse, quo divinae Scripturae fontes in filios suos salutariter derivaret, atque illud praesidium, in quo divinitus ad eiusdem tutelam decusque locata est, retinuisse perpetuo omnique studiorum ope exornasse, ut nullis externorum hominum incitamentis eguerit, egeat. E Tam postulat a Nobis instituti consilii ratio, ut quae his de « studiis recte ordinandis videantur optima, ea vobiscum commu- è nicemus, Venerabiles Fratres. Sed principio quale abverseturet « instet hominunm genus, quibus vel artibus vel armis confidant, interest utique hoc loco recognoscere.— Scilicet, ut antea cumiis praecipue res fuit qui privato iudicio freti, divinis traditionibus et magisterio Ecclesiae repudiatis, Scripturam statuerant unicum * revelationis fontem supremumque iudicem fidei; — ita nunc est cum Rationalistis, qui eorum quasi filii et heredes, item sententia innixi sua, vel has ipsas a patribus acceptas christianae fidei reliquias prorsus abiecerunt. — Divinam enim vel revelationem vel inspirationem vel Scripturam Sacram, omnino ullam … negant, neque alia prorsus ea esse dictitant, nisi hominum arti-
FURR des
ficia et commenta : illas nimirum, non veras gestarum rerum “narrationes, sed aut ineptas fabulas aut historias mendaces ; ea, non vaticinia et oracula, sed aut confictas post eventus
praedictionesautex naturali vipraesensiones;ea non veri ROMINIS