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miracula virtutisque divinae ostenta, sed admirabilia quaedam, :
nequaquam naturae viribus maiora, aut praestigias et nos à quosdam : evangelia et scripta apostolica aliis PIQUE sucion nes tribuenda.
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Huiusmodi portenta errorum, quibus sacrosanctam divinorum «4 Librorum veritatem putant convelli, tamquam decretoria prosiness | tiata novae cuiusdam scientiae liberae, obtrudunt : quae tamen
. Ja recherche du sens exact. ”
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SSIMUS DEUS p 18 novembre 1893 215
@ PROVIDENTI
les bibles polyglottes d'Anvers et de Paris, très bien disposées pôur
Il n’y a aucun livre des deux Testaments qui n’ait alors rencontre
- plus d'un habile interprète. Il n’y a aucune question se rattachant
à ces sujets qui n’ait exercé d’une facon très fructueuse le talent de - beaucoup de savants, parmi lesquels un certain nombre, ceux surtout
quiétudièrent le plus les saints Pères,se firent un nom remarquable...
Enfin, depuis cette époque, le zèle n’a pas fait défaut à nos - exégètes. Des hommes distingués ont bien mérité des études
bibliques et ont défendu les Saintes Lettres contre les attaques du rationalisme, attaques tirées de la philologie et des sciences ana-
- logues et qu'ils ont réfutées par des arguments du même genre.
’ accorderont certainement que l'Eglise n'a jamais manqué de pré-
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Tous ceux qui considéreront sans parti pris cette revue nous
voyance, qu'elle a toujours fait couler vers ses fils les sources salutaires de la divine Ecriture, qu’elle a toujours conservé cet appui, à la garde duquel elle a été préposée par Dieu, qu’elle l’a fortifié par toutes sortes de travaux, de sorte qu’elle n’a Jamais eu besoin et qu'elle n’a pas besoin encore d'y être excitée par des hommes qui lui sont étrangers.
Le plan que Nous Nous sommes proposé demande de Nous, Vénérables Frères, que Nous Nous entretenions avec vous de ce qui paraîle plus utile à la bonne ordonnance de ces études. Mais il importe d'abord de reconnaître quels hommes nous opposent des obstacles, à quels procédés et à quelles armes ils se confient.
Auparavant, le Saint-Siège a eu surtoutaffaire à ceux qui, s'appuyant sur leur jugement particulier, et répudiant les diverses traditions et l'autorité de l'Eglise, affirmaient que l’Ecriture était l’unique source de la révélation et le juge suprême de la foi. à
Maintenant, nos adversaires principaux sont les rationalistes, qui, fils et héritiers pour ainsi dire de ces hommes dont Nous parlons plus haut, se fondant de même sur leur propre opinion, ont rejeté.
entièrement même ces restes de foi chrétienne, encore acceptés
par leurs prédécesseurs. |
Ils nient, en effet, absolument toute inspiration, ils nient l'Ecriture, et ils proclament que tous ces objets sacrés ne sont qu'inventions et artifices des hommes; ils regardent les Livres Saints non comme contenant le récit exact d'événements réels, mais comme des fables ineptes, comme des histoires mensongères. À leurs yeux, il n’y a pas de prophéties, mais des prédictions forgées après que les événements ont été accomplis, ou bien des pressentiments dus à des causes naturelles ; il n'existe pas de miracles vraiment dignes de ce nom, manifestations de la puissance divine, mais des faits étonnants qui ne dépassent nullement les forces de la nature, ou “encore des prestiges et des mythes; enfin les Evangiles et les écrits des apôtres ne sont pas écrits par les auteurs auxquels on les
attribue. |
Pour appuyer de telles erreurs, grâce auxquelles ils croient pouvoir anéantlir la sainte vérité de l'Ecriture, ils invoquent les décisions d'une nouvelle science libre; ces décisions sont d’ailleurs si incertaines
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adeo incerta ipsimet haben, ut eisdem in rebus crebrius immutent et suppleant. Quum vero tam impie de Deo, de Christo, de Evangelio et reliqua Scriptura sentiant et praedicent, non desunt ex 1is qui theologi et christiani et evangelici haberi velint, et honestissimo nomine obtendunt insolenti$ ingenii temeritatem. — His addunt sese consiliorum participes adiutoresque e ceteris disciplinis non pauci, quos eadem revelatarum rerum intolerantia ad oppugnationem Bibliorum similiter trahit: Satis autem deplorare non possumus, quam latius in dies acriusque haec oppugnatio geratur. Geritur in eruditos et graves hominese quamquam 1lli non ita difficulter sibi possunt cavere ; at maximcontra indoctorum vulgus omni consilio et arte infensi hoste, .nituntur. —Libris, libellis, diariis exitiale virus infundunt; id cons cionibus, id sermonibus insinuant; omnia iam pervasere, et multas tenent, abstractas ab Ecclesiae tutela, adolescentium scholas, ubi credulas mollesque mentes ad contemptionem Scripturae, per ludibrium eliam et scurriles iocos, depravant
misere.— Jsta sunt, Venerabiles Fratres, quae commune pastorale
studium permoveant, incendant; ita ut huic novae jalsi nominis scientiae (1) antiqua ïlla et vera opponatur, quam à Christo per Apostolos accepit Ecclesia, atque in dimicatione tanta idonei defensores Scripturae sacrae exurgant,
Itaque ea prima sit cura,ut in sacris Seminariis vel Acadameiis sic omnino tradantur divinae Litterae, quemadmodum et ipsius gravitas disciplinaeettemporumnecessitas admonent.—Cuius rei causà, nihil profecto debet esse antiquius magistrorum delectione prudent : ad hoc enim munus non homines quidem de multis, sed tales assumi oportet,quos magnus amor et diuturna consuetudo
Bibliorum, atque opportunus doctrinae ornatus commendabiles
faciat, pares officio. —Neque minus prospiciendum mature est, horum postea locum qui sint excepturi. [uverit idcirco, ubi commodum sit, ex alumnis optimae spei, theologiae spatium laudate emensis, nonnullos divinis Libris totos addici, facta eisdem plenioris cuiusdam studii aliquandiu facultate. — Ita delecti institutique doctores, commissum munus adeant fidenter : in quo ut versentur optime et consentaneos fructus educant, aliqua ipsis documenta paulo explicatius impertire placet. — Érgo ingenliis tironum in 1pso studii limine sic prospiciant, ut iudicium in eis,
(1) I Tim. VI, 20,
& PROVIDENTISSIMUS DEUS » 18 NovemPRE 1893 T7
aux yeux mêmes des rationalistes, qu’ils varient et se contredisent
souvent Sur les mêmes points.
Et tandis que ces hommes jugent et parlent d’une facon si impie au sujet de Dieu, du Christ, de l'Evangile et du reste des Ecritures, il n’en manque pas parmi eux qui veulent être regardés comme chrétiens, comme théologiens, comme exégètes et qui, sous un nom très honorable, voilent toute la témérité d’un esprit plein d’insolence.
A ceux-ci viennent s'ajouter un certain nombre d'hommes qui, ayant le même but et les aidant, cultivent d’autres sciences, et qu'une semblable hostilité envers les vérités révélées entraînent de la même facon à attaquer la Bible. Nous ne saurions trop déplorer l'étendue et la violence de plus en plus grande que prennent ces attaques. Elles sont dirigées contre des hommes instruits et sérieux, quoique ceux-ci puissent se défendre sans trop de difficultés; mais s’est surtout contre la foule des ignorants que des ennemis acharnés agissent par tous les procédés.
Au moyen des livres, des opuscules, des journaux, ils répandent un poison funeste ; par des réunions, par des discours, ils le font pénétrer plus avant; déjà ils ont tout envahi, ils possèdent de nombreuses écoles arrachées à l'Eglise, où, dépravant misérablement, même par la moquerie et les plaisanteries bouffonnes, les esprits encoré tendres et crédules des jeunes gens, ils les excitent au mépris de la Sainte Ecriture. |
I] y a bien là, Vénérables Frères, de quoi émouvoir et animer le zèle commun des pasteurs, de telle sorte qu’à cette science nouvelle, à cette science fausse (1), on oppose cette doctrine antique et vraie que l'Eglise a recue du Christ par l'intermédiaire des apôtres, et que, dans un tel combat, se lèvent de toutes parts d’habiles défenseurs de la Sainte Ecriture. |
Notre premier soin doit donc être celui-ci : que dans les Séminaïres, dans les Universités, les Lettres divines soient enseignées en tout point comme le demandent l'importance même de cette science et les nécessités de l’époque actuelle,
Pour cette raison, vous ne devez rien avoir plus à cœur que la prudence dans le choix des professeurs; pour cette fonction, en effet, il importe de désigner, non pas des hommes pris parmi la foule, mais ceux que recommandent un grand amour et une longue pratique de la Bible, une véritable culture scientifique, qui soient, en
. un mot, à la hauteur de leur mission.
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Il ne faut pas mettre moins de soin à préparer ceux qui devront prendre ensuite la place de ceux-ci. IL Nous plaît donc que, partout où cela sera possible, on choisisse parmi les disciples qui auront
parcouru d’une facon satisfaisante le cycle des études théologiques,
ur certain nombre qui s’appliqueront tout entiers à acquérir la connaissance des Saints Livres, et auxquels on fournira la possibi- Jité de se livrer à destravaux plusétendus. Quand les maîtres auront été ainsi désignés et formés, qu'ils abordent avec confiance la tâche qui leur sera confiée, et pour qu'ils la remplissent excellemment, pour qu'ils obtiennent les résultats auxquels on peut s'attendre, Nous voulons leur donner quelques instructions plus développées.
218 ÆENCYCLIQUE DE S. S. LÉON XIII | aptum pariter Libris divinis tuendis atque arripiendae ex ipsis sententiae, conforment sedulo et excolant. Huc pertinet tractatus deintroductione,utloquuntur, biblica, ex quo alumnus commodam habet opem ad integritatem auctoritatemque Bibliorum convincendam, ad legitimum in illis sensum investigandum et assequendum, ad occupanda captiosa et radicitus evellenda. — Quae quanti momenti sit disposite scienlerque, comite et adiutrice theologia, esse inilio disputata, vix attinet dicere, quum tota
continenter tractalio Scripturae reliqua hisce vel fundamentis
pitatur vel luminibus clarescat. | Exinde in fructuosiorem huius doctrinae partem, quae de inter-
prelatione est, perstudiose incumbet praeceptoris opera; unde
sit auditoribus, quo dein modo divini verbi divitias in profectum religionis et pietatis convertant. — Intelligimus equidem, enarrari in scholis Scripturas omnes, nec per amplitudinem rei, nec pel
tempus licere. Verumtamen, quoniam certa opus est via inter-
pretationis utiliter expediendae, utrumque magister prudens deyrtet incommodum, vel eorum qui de singulis libris cursim delibandum praebent, veleorumquiin cértaunius parte immoderatius consistunt. — Si enim in plerisque scholis adeo non poterit'obtineri, quod in Academiis maioribus, ut unus aut alter liber continuatione quadam et uberlate exponatur,atmagnopereefficiendum est, ut librorum partes ad interpretandum selectae tractationem
habeant convenienter plenam : quo veluti specimine allecti disci-
puli ed edocti, cetera ipsi perlegant adamentque in omni vita. — ÎS porro, retinens instituta maiorum, exemplar in hoc sumet versionem vulgatam ; — quam Concilium Tridentinum in publicis lectionibus, disputationibus, praedicationibus et expositionibus pro authentica habendam decrevit (1), atque etiam commendat quotidiana Ecclesiae consuetudo. Neque tamen non sua habenda erit ratio reliquarum versionum, quas christiana laudavit usurpavitque antiquitas, maxime codicum primigeniorum. —Quamvis enim, ad summam rei quod spectat, ex dictionibus Vulgatae
hebraeet graeca bene eluceat sententia, attamen si quid ambigue,
si quid minus accurate inibi elatum sit, « inspectio praecedentis linguae » suasore Augustino, proficiet (2 |. — Iamvero perseliquet,
quam multum navitatis ad haec adhiberi oporteat, quum demum
sit « commentatoris officium, non quid ipse velit, sed quid senat ille quem D Iprelenr, exponere (3) ».
Post expensam, ubi da sit, omni industria Rétiohon, tum
1) Sess. IV, decr. de edit. et usu sacr. . Libror. 2) De doctr. chr. I, 4.
3) S. Hier. ad Pammach.