‹ Lettres apostoliques des S.S. Léon XIII (volume 2)Chapitre 87 sur 94 · PRES PAR EP · texte numérisé non relu

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rima agitatione studiorum quae Scripturas quoquo modo attingunt, aptum sib1 quisque eligant studii genus, in quo aliquando

excellentes, obiecta in illas improbae scientiae tela, non sine.

gloria, repellant.

Quo loco gratum estillud pro merito comprobare nonnullorum

catholicorum consilium, qui ut virus doctioribus suppetere possit unde huiusmodi studia omni adiumentorum copia pertractent et provehant, coactis societatibus, largiter pecunias solent conferre. Optima sane et peropportuna temporibus pecuniae collocandae ratio. Quo enim catholicis minus praesidii in sua studia sperare ‘licet publice, eo promptiorem effusioremque patere decet privatorum liberalitatem; ut quibus a Deo aucti sunt divitiis, eas ad tutandum revelatae ipsius doctrinae thesaurum velint convertere. — Tales autem labores ut ad rem biblicam vere proficiant, insistant eruditi in iis tamquam principiis, quae supra a Nobis praefinita sunt: fideliteraue teneant, Deum, conditorem rectoremque rerum omnium, eumdem esse Scripturarum auctorem: nihil propterea ex rerum natura, nihil ex historiae monumentis colligi quod cum Scripturis revera posse pugnet.

Si quid ego tale videatur, id sedulo submovendum, tum adhibilo prudenti theologorum et interpretum iudicio, quidnam verius verisimiliusve habeat Scripturäe locus, de quo disceptetur, tum diligentius expensa argumentorum Vi, quae contra adducantur. Neque ideo cessandum, Si qua in contrarium species etiam tum resideat; nam, quoniam verum vero adversari haudquaquam potest, certum sil aut in Sacrorum interpretatio-

nem verborum, aut in alteram disputationis partem errorem.

incurrisse :neutrum vero sic necdum satis appareat, cunctandum interea de sententia. — Permulta enim ex omni doctrinarum genere sunt diu multumque contra Scripturam jactata, quae nunc, utpote inania, penitus obsolevere : — item non pauca de quibusdam Scripturae locis (non proprie ad fidei morumque pertinentibus regulam) sunt quondam interpretando proposita, in quibus rectius postea vidit acrior quaedam investigatio. Nempe opinionum commenta delet dies ; sed « veritas manet et invalescit in

aeternum (1)». Quare, sicut nemo sibi arrogaverit ut omnem

recte intelligat Scripturam, in qua se ipse plura nescire quam scire fassus est Augustinus (2), ita, si quid inciderit difficilius quam explicari possit, quisque eam sumet cautionem temperahonemque eiusdem Doctoris : « Mélius est vel premi incognitis

1) I Esdr. L.38 , 2) Ad Januar, Ep. LV. 21.

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€ PROVIDENTISSIMUS DEUS » 18 NOVEMBRE 1893 241

Là laquelte donnent lieu les sciences qui touchent en quelque facon … à la foi, chacun d’eux choisisse un groupe d’études approprié à son … intelligence, s'applique à y exceller, et repousse, non sans gloire. « Les traits dirigés contre les Saintes Ecritures par une science impie,

11 Nous est doux de louer icila conduite de certains catholiques qui, afin que les savants puissent se livrer à de telles études et Les faire progresser, leur fournissent des secours de toutes sortes, formant des associations auxquelles ils donnent généreusement des sommes abondantes.

C'est là un emploi de la fortune tout à fait excellent et bien approprié aux nécessités de l'époque. Moins, en effet, les catholiques doivent attendre de secours de l'Etat pour leurs études, et. plus il convient que la libéralité privée se montre prompte et abondante; plus il importe que ceux auxquels Dieu a donné des richesses, les consacrent à la conservation du trésor de la vérité révélée.

Mais, pour que de tels travaux profitent vraiment aux sciences bibliques, les hommes doctes doivent s'appuyer sur les principes que nous avons indiqués plus haut. Ils doivent retenir fidèlement que Dieu, créateur et maître de toutes choses, est, en même temps, * l’auteur des Ecritures; rien donc ne peut se trouver dans la nature, & rien parmi les monuments de l’histoire, qui soit réellement en … désaccord avec celles-ci.

S'il semble y avoir quelque contradiction sur un point, il faut s'appliquer à la faire disparaître, tantôt en recourant au sage jugement des théologiens et des interprètes, pour montrer ce qu'a de vrai et de vraisemblable le passage au sujét duquel on discute, tantôt en pesant avec soin les arguments qu’on y oppose. On ne

doit pas perdre pied, même lorsqu'il réside quelque apparence de “ vérité dans l'opinion contraire; en effet, puisque le vrai ne peut en … aucune facon contredire le vrai, on peut être certain qu'une erreur " s’est glissée soit dans l'interprétation des paroles sacrées, soit dans - une autre partie de la discussion; et si l’on n'apercçoit pas assez - clairement l’une de ces deux fautes, il faut attendre avant de définir … le sens du texte. | \

De très nombreuses objections, en effet, empruntées à toutes les sciences, se sont élevées pendant longtemps et en foule contre les Ecritures, et se sont entièrement évanouies comme étant sans valeur.

- De même,au cours de l'interprétation, de nombreuses explications

- ont été proposées au sujet de certains passages des Ecritures ne

concernant ni la foi ni les mœurs, qu'une étude approfondie a permis depuis de comprendre d’une facon plus juste et plus claire. En effet, le temps détruit les opinions et les inventions nouvelles, mais la vérité demeure à jamais (1). :

| Aussi, comme personne ne peut se flatter de comprendre toute

- l'Ecriture, au sujet de laquelle saint Augustin, il l’avouait luimême, « ignorait plus qu’il ne savait » (2), que chacun, s’ilrencontre un passage trop difficile pour pouvoir l'expliquer, ait la prudence

et la patience demandées par ce même docteur : « Il vaut mieux,

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dit celui-ci, être chargé de signes ignorés mais utiles, que d’enve-

sed utilibus signis, quam inutiliter ea interpretando, a lugo = servitutis eductam cervicem laqueis erroris inserere (4) .» k

Consilia et iussa Nostra si probe verecundeque ce seculi qui subsidiaria haec studia profitentur, si et scribendo et docendo studiorum fructus dirigant ad hostes veritatis redarguendos, ad fidei damna in iuventule praecavenda, tum demum laetari poterunt dignâ se opera sacris Litteris inservire, eamque rei catho-. licae opem afferre, qualem de filiorum pietate et doctrinis iure sibi Ecclesia pollicetur. | 4

Haec sunt, Venerabiles Fratres, quae de studiis Scripturae sacrae pro opportunitate monenda et praecipendia, aspirante . Deo, censuimus. lam sit vestrum curare, ut qua par est reli- -gione custodiantur et observentur : sic ut debita Deo gratia, de communicatis humano generi eloquiis sapientiae suae, testatius eniteat, oplataeque utilitates redundent, maxime ad sacrae iuventulis institutionem, quae ianta est cura Nostra et spes Ecclesiae.Auctoritate nimirum et hortatione date alacres operam, ut in Seminariis, atque in Academiis quae parent ditioni vestrae, . haec studia iusto in honore consistant vigeantque. Integre feliciterque vigeant, moderatrice Ecclesia, secundum saluberrima documenta et exempla SS. Patrum laudatemque malorum consuetudinem : atque talia ex temporum cursu incrementa accipiant quae vere sint in praesidium et gloriam catholicae veritatis natae divinitus ad perennem populorum salutem.

Omnes denique alumnos et administros Ecclesiae paterna caritate admonemus, ut ad sacras Litteras adeant summo semper affectu reverentiae et pietatis : nequaquam enim ipsarum intelligentia salutariter ut opus est patere potest, nisi remotà scientaie terrenae arrogantia, studioque sancte excitato eius quae desursum est sapientiae. Cuius in disciplinam semel admissa mens, atque inde illustrata et roborata, mire valebit ut etiam humanae scientiae quae sunt fraudes dignoscat et vitet, qui sunt solidi fructus percipiat et ad aeterna referat : inde potissime exardescens animus, ad emolumenta virtutis et divini amoris spiritu vehementiore contendet : Peati qui scrutantur teslimonia eius, in toto corde exquirunt eum (1).— Tam divini auxili spe freti et pastorali studio vestro ‘confisi, Apostolicam benedictionem,

caelestium munerum auspicem Nosiraeque singularis benevo- n lentiae testem, vobis omnibus, universoque Clero et populo

singulis concredito, peramanter in. Domino impertimus. È Datum Romae apud S. Petrum die xvin novembris anno moccexcui, Pontificatus Nostri sextodecimo. #

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(1) Ps. xvur, 2, : CARRE ETAT ga

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. fopper, en les interprétant inutilement, sa tête dans un filet d’erreurs, après l'avoir délivrée du joug de la soumission. »

- Si Nos conseils et Nos ordres sont suivis honnêtement et sagement M par les hommes qui se livrent à ces études subsidiaires, si dans

… Jjeurs écrits, dans leur enseignement, dans leurs travaux, ils se “ proposent de réfuter les ennemis de la vérité, de prévenir chez les “ jeunes gens la perte de la foi, alors enfin ils pourront se réjouir de “ servir véritablement l'intérêt des Saintes Lettres, d'apporter à la

* religion catholique un appui tel que l'Eglise l'attend à bon droit de …. la piété et de la science de ses fils. | “ Voilà, Vénérables Frères, les avertissements et les préceptes

. qu'inspiré par Dieu, Nous avons résolu de vous donner en cette . occasion, relativement à l'étude de l’Ecriture Sainte. Il vous appartient maintenant de veiller à .cé qu'ils soient observés avec le respect qui convient, de telle sorte que la reconnaissance due à Dieu pour avoir communiqué au genre humain les paroles de sa sagesse se - manifeste de plus en plus, de telle sorte aussi que cette étude “ produise les fruits abondants que Nous souhaitons, surtout dans l'intérêt de la jeunesse destinée au ministère sacré qui est Notre vif souci et l'espoir de l'Eglise. |

Employezavec ardeur votre autorité et multipliez vos exhortations, afin que ces études demeurent en honneur et prospèrent dans les

Séminaires et dans les Universités qui dépendent de votre juridiction. Qu’elles y fleurissent purement et d’une facon heureuse, sous la direction de l'Eglise, suivant les salutaires enseignements et les exemples des saints Pères, suivant l'usage de nos ancêtres ; qu’elles fassent, dans le cours des temps, de tels progrès qu’elles soient “ vraiment l'appui et la gloire de la vérité catholique, et un don divin ; . pour le salut éternel des peuples.

Nous avertissons enfin, avec un paternel amour, tous les disciples et tous les ministres de l'Eglise, de cultiver les Saintes Lettres avec un respect et une piété très vifs. Leur intelligence, en effet, ne peut … s'ouvrir d'une facon salutaire, comme il importe, s'ils n'éloignent … l’arrogance de la science terrestre, et s'ils n’entreprennent avec ardeur l'étude de « cette sagesse qui vient d'en haut ». Une fois initié à cette science, éclairé et fortifié par elle, leur esprit aura une puissance étonnante même pour reconnaître et éviter les erreurs de la science humaine, cueillir ses fruits solides et les rapporter ” aux intérêts éternels. L'âme tendra ainsi avec plus d'ardeur vers les avantages de la vertu et sera plus vivement animée de l'amour divin. « Heureux ceux qui scrutent ses témoignages, qui les recher- - chent de tout leur cœur! » (1) Et maintenant, Nous appuyant sur l'espérance du secours divin et plein de confiance en votre zèle - pastoral, Nous accordons, bien volontiers. en Dieu, comme gage …. ces faveurs célestes et comme témoignage de Notre particulière bienveillance, la bénédiction apostolique, à vous tous, à tout le

clergé, au peuple confié à chacun de vous.

Donné äRome, près de Saint-Pierre, le 18novembre de l’année 1893, de Notre Pontificat la seizième.

* (Traduction de L'Univers) * © LÉON XIII, PAPE.

€ PROVIDENTISSIMUS DEUS » 18 NOvEMBRE 1893

S. S. LEONIS PAPAE XIII EPISTOLA ENCYCLICA

4 £ f AD EPISCOPOS | POLONOS

Venerabilibus Fratribus archiepiscopis et episcopis polonis ÉEO' PP XIE, Venerabiles Fratres, salutem et apostolicam benedictionem. Caritatis providentiaeque Nostrae peculiare testimonium quo

aliis catholicis gentibus per intervalla exhibuimus, ut, datis ad earum Episcopos singularibus litteris, documenta Apostoli-

cae exhortationis impertiremus, id similiter vobis ex opportu-

nitate praestare posse, iamdiu Nos ingens desiderium tenebat. Equidem populum istum, genere, sermone, religioso ritu va- | rium, uno Nos omnem, quod alias ediximus, eodemque studio complectimur et fovemus : neque unquam nisi iucundissime de 4 Ipso Cogitamus, cuius et praeclara spirat memoria gestarum rerum, et magnam erga Nos coniunctam cum fiducia pietatem constanter agnovimus.

In ceteris enim laudibus, laus merito : manet eximia patribus illis vestris, qui, tremefactà Europà ad impetus hostium christjani nominis praepotentium, pectorum suorum praesidia inter primos, insignibus praeliis, opposuerunt, ïidem religionis et civilis cultus vindices acerrimi fidissimique custodes. His de promeritis palam est a Nobis non multos ante menses cum « gaudio commemoratum, tune scilicet quum nonnulli vestrum, | Venerabiles Fratres, pia fidelium agmina peregre ad Nos salutatum gratulatumque adduxistis; ex qua pulcherrima fidei testificatione, pergrata adfuit occasio ut avitae religionis decus, per

multos rerum et difficiles casus ingrum, vividum, Poloniac ‘ vicissim gratularemur, 4

FIRE TO FAENTAN

LETTRE ENCYCLIQUE

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