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(1) Earum nonnullas indicare sufliciat. HE SN RL TAN AN CE Prop. XIX. — Ecclesia non est vera perfectaque sociétas plane libera, | nec pollet suis propriis et constantibus juribus sibi a divino suo Fun- | datore collatis, sed civilis potestatis est definire quæ sint Ecclesiæ jura ac limites, intra quos eadem jura exercere queat. à : SE RATS Prop. XXXIX. — Reipublicæ status, utpote omnium jurium origo et * fons, jure quodam pollet nullis circumscripto limitibus. ee Prop. LV. — Ecelesia a Slatu, Statusque ab Ecclesia sejuugendus est. Prop. LXXIX. —.. Falsum est, civilem cujusque cullue libertatem, itemque plenrm publiceque monifestandi, conducere ad populorum mores … animosque facilius corrumpendos, ac indifferentismi pestem propagandam. |
DT ON NC C'INMORTALE DEL 197 NOVEMBRE 1885 * 41 à LA CA HE A : : AE grande autorité doctrinale, a repoussé ce que l’on avancait dès lors, qu'en fait de religion, il n'y à pas de choix à faire: que chacun ne relève que de sa conscience et peut, en outre, publier ce qu'il pense et ourdir dés révolutions dans l'Etat. Au sujet de la séparation de : l'Eglise et de l'Etat, ce Pontife s'exprime en ces termes: « Nous ne * : » pouvons pas attendre pour l'Eglise et l'Etat des résultats meilleurs * » des tendances de ceux qui prétendent séparer l'Eglise de l'Etat et - » rompre la concorde mutuelle entre le sacerdoce et l'empire. C'est . »'qu'en effet, les fauteurs d’une liberté effrénée redoutent cette con- » corde, qui a toujours été si favorable et salutaire aux intérêts . » religieux et civils. » — De la même manière, Pie IX, chaque fois que l’occasion s’en présenta, a condamné les fausses opinions les plus en vogue, et ensuite il en fit faire un recueil, afin que,dans un tel déluge d'erreurs, lés catholiques eussent une direction sûre (1).
St L, LU
De ces décisions des Souverains Pontifes, il faut absolument admettre que l’origine de la puissance publique doit s’attribuer à Dieu, et non à la multitude; que le droit à l'émeute répugne à la . raison; que ne tenir aucun compte des devoirs de la religion, ou traiter de la même manière les différentes religions, n’est permisni aux individus, ni aux sociétés ; que la liberté illimitée de penser et d'émettre en public ses pensées ne doit nullement être rangée parmi les droits des citoyens, ni parmi les choses dignes de faveur et de protection. — De même, il faut admettre que l'Eglise,
- non moins que l'Etat, de sa nature et de plein droit, est une société
parfaite; que les dépositaires du pouvoir ne doivent pas prétendre
asservir et subjuguer l'Eglise, ni diminuer sa liberté d'action dans sa sphère, ni lui enlever n'importe lequel des droits qui lui ont été conférés par Jésus-Christ. — Dans les questions du droit mixte, il est pleinement conforme à la nature ainsi qu'aux desseins de Dieu, non de séparer une puissance de l’autre, moins encore de les mettre en lutte, mais bien d'établir entre elles cette concorde qui est en harmonie avec les attributs spéciaux que chaque société tient de sa D HONER et $ à AE
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pau ll suffit d'en citer quelques-unes. — Prop. XIX. — L'Eglise n’est pas une société vraie, parfaite, indépendante, elle ne jouit pas de droits propres et constants que lui ait conférés son divin Fondateur; mais il
appartient au pouvoir civil de définir quels sont les droits de l'Église et
- dans quelles limites elle peut les exercer;
… Prop. XXXIX. — L'Etat, comme origine et source de tous les droits, jouit d'un droit illimité... i NE Prop. LV. — Il faut séparer l'Eglise de l'Etat et l'Etat de l'Eglise. Prop. LXXIX. — .….. Il est faux que la liberté civile des cultes et la pleine faculté donnée à chacun de manifester ouvertement et publique ment n'importe quelles opinions ou pensées, ait pour conséquence de srrompre plus facilement les esprits et les mœurs et de propager la He Dlinduiférence. 50h) SANTE À de PRES
Htc a sun, quæ de constituendis temperandisque civi-. *
tatibus ab. Ecclesia catholica præcipiuntur. — Quibus tamen dictis decretisque si recte dijudicare velit, nulla per se reprehenditur ex variis reipublicæ formis, ut quæ mihil habent, quod | . doctrinæ catholicæ repugnet, ædemque possunt, si sapienter adhibeantur et juste, in optimo statu tueri civitatem. — Immo
A Re | ENGYGLIQUE : DES Se LÉON x "or 2 de 0
* neque illud per se reprehenditur, participem plus minus esse | : -populum rei publicæ : quod ipsum certis in temporibus certisque
legibus potest non solum ad utilitatem, sed etiam ad officium
. pertinere civium. — Insuper neque causa justa nascitur, ur
Ecclesiam quisquam criminetur, aut esse in lenitate facilitateque plus æquo restrictam, aut ei, quæ germana et legitima sit, liber=
: tati inimicam. — Revera si divini cultus varia genera eodem jure
esse, quo veram religionem, Ecclesia judicat non licere, non
ideo tamen eos damnat rerum publicarum moderatores, qui,
magni alicujus adipiscendi boni, aut prohibendi causa mali, si moribus atque usu patienter ferunt, ut ea habeant singula in
civitatem locum.— Atque illud quoque magnoperecavere Écclesia
solet ut ad amplexandam fidem catholicam nemo invitus cogatur,
quia, quod sapienter Augustinus monet, credere non potesi Lomo”. :
nist volens (1).
Simili ratione nec potest Ecclesia libertatem probare eam,
quæ fastidium gignat sanctissimarum Dei legum, debitamque
potestati legitimæ obedientiam exuat. Est enim licentia verius,
quam libertas ; rectissimeque ab Auguslino libertas perditionis (2) | a Petro Apostolo velamen malitiæ (3) appellatur : Immo, CuMSit
præter rationém, vera servitus est : qui, enim, facit peccatum, …
libertas, quæ si privatim spectetur, erroribus et cupiditatibus,
bus sapienter præest, facultatem augendorum commodorum
large ministrat : remque publicam ab alieno arbitrio defendit. —
servus esl peccati (4). Contra illa germana est atque expeétenda
- teterrimis dominis, hominem servire non sinit : si publice, civi-
Alqui honestam hanc et homine dignam libertatem, Ecclesia probat omnium maxime eamque ut tueretur in populis firmam dr
+ atque integram, eniti et contendere nunquam destitit,
Revera quæ res in civitate plurimum ad communem salutem ;
possunt : quæ sunt contra licentiam principum populo male con-
sulentium utiliter institutæ : quæ summam rempublicam vetant
in municipalem, vel domesticam rem importunius invadere :
quæ valent ad decus, ad personam hominis, ad æquabilitatem ‘juris in singulis civibus conservandam, earum rerum omniIum Pos ARBNean vel inventricem, vel ua à vel sites :
& Tract, XXVI in er n. 2. — (2) Epist. cv. : dd Donatistas, cap Fine
m0 nd) le Petr., 11,16. — (4) Joan, VI, 3,
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Ki elles sont les règles tracées par. l'Eglise catholique relativement