IMMORTALE DEL », À NOVEMBRE
+ à laconstitution et au gouvernement des Etats. — Ces principes et.
ces décrets, si l'on veut en juger sainement, ne réprouvent en soi .
- aucune des différentes formes de gouvernement, attendu que celles- * ci n’ont rien qui répugne à la doctrine catholique, et que si elles - sont appliquées avec sagesse et justice, elles peuvent toutes garantir « la prospérité publique. Bien plus, on ne réprouve pas en soi que le * peuple ait sa part plus ou moins grande au gouvernement ; cela même, en certains temps et sous certaines lois, peut devenir non-
. seulement un avantage, mais un devoir pour les citoyens, — De
plus, il n'y a pour personne de juste motif d’accuser l'Eglise d’être l’ennemie soit d'une juste tolérance, soit d’une saine et légitime liberté. — En effet, si l'Eglise juge qu’il n’est pas permis de mettre les divers cultes sur le même pied légal que la vraie religion, elle ne condamne pas pour cela les chefs d'Etat qui, en vue d’un bien à atteindre, ou d'un mal à empêcher, tolèrent dans la pratique que ces divers cultes aient chacun leur place dans l'Etat. — C’est d’ailleurs la coutume de l'Eglise de veiller avec le plus grand soin à ce que personne ne soit forcé d’embrasser la foi catholique contre son gré, car, ainsi que l’observe sagement saint Augustin, l’homme ne peut croire que de plein gré (1). ;
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1. Par là même raison, l'Eglise ne peut approuver une liberté qui engendre le dégoût des plus saintes lois de Dieu et secoue l'obéis-
de perdition (2), et l’apôtre saint Pierre un voile de méchanceté (3).
* une véritable servitude. Celui qui commet le péché est l’esclave du … péché (4). Celle-là, au contraire, est la liberté vraie et désirable qui, . dans l’ordre individuel, ne laisse l’homme esclave ni des erreurs, ni des passions qui sont ses pires tyrans ; et dans l’ordre public . trace de sages règles aux citoyens, facilite largement l'accroissement du bien-être et préserve de l'arbitraire d'autrui la chose publique — Cette liberté honnête et digne de l'homme, l'Eglise l’approuve au plus haut point, et, pour en garantir aux peuples la ferme et intégrale jouissance, elle n’a jamais cessé de lutter et de combattre.
de: Oui, en vérité, tout ce. qu'il peut y avoir de salutaire au bien - général dans l'Etat ; tout ce qui est utile à protéger le peuple contre
empêche les empiétements injustes de l'Etat sur la commune ou la famille ; tout ce qui intéresse l'honneur, la personnalité humaine et
la sauvegarde des droits égaux de chacun, tout cela, l'Eglise catho- 42 lique en à toujours pris soit l'initiative, soit le patronage, soit la
Le TT
Bien plus, cette prétendue libérté, étant opposée à la raison, est
. Ka licence des princes qui ne pourvoient pas à son bien, tout ce qui |
sance qui est due à l'autorité légitime. C'est là plutôt une licence : . qu'une liberté, et saint Augustin l’appelle très justement une liberté
VPN ENoYouQUE PE S S. LÉON XI
: dem semper fuisse, superiorum ætatum monumenta iéstantire 4 … Sibi igitur perpetuo consentiens, si ex altera parte libertâtem |. respuit immodicam, quæ et privatis et. populis in licentiam vel: “in servitutem cadit, ex altera volens et libens amplectitur res meliores quas dies afferat, si vere prosperitatem contineant … hujus vitæ, quæ quoddam est velut stadium ad alleram nn perpeluo mansSuram.
Ergo quod inquiunt Ecclesiam recentiori civitatum invidere |
nu disciplinæ, et quæcumque horum temporum ingenium peperit,.
omnia promiscue repudiare, inanis est et jejuna calumnia. Insa-
…. niam quidem repudiat opinionum : improbat nefaria seditionum studia, illumque nominatim habitum animorum, in quo initia perspiciuntur voluntarii discessus a Deo : sed quia omne, quod
verum est, a Deo proficisci necesse est, quidquid, indagando,
veri attingatur, agnoscit Ecclesia velut quoddam divinæ mentis