PER EL CRT SOS, TT RS EE
tali affectione conflatur et efficitur Liberalismi capitale vitium.
Cujus tamen distinguitur forma multiplex : potest enim voluntas non uno modo, neque uno gradu ex obtemperatione discedere, quæ vel Deo, vel ïis qui potestatem divinam participant, debetur.
Profecto imperium summi Dei fünditus recusare atque omnem
obedientiam prorsus exuere in publicis, vel etiam in privatis domesticisque rebus, sicut maxima libertatis perversitas,itapessimum Ziberalismi est genus: omninoque de hoc FHeRs dep rs -
quæ hactenus contra diximus. -
Proxima est eorum disciplina, qui utique coder nt 2
mundi opifici ac principi Deo oportere, quippe cujus ex numine
tola est apta natura : sed iidem leges fidei et morum, quas natura
non capiat, ipsa Dei auctoritale traditas, audacter repudiant. vel
- saltem nihil esse aiunt, cur earum habeatur, præsertim publice in civitate, ratio. Qui pariter quanto in errore versentur, etquam
nt DV UT D
4 LIBERTAS PRÆSTANTISSIMUM », 20 JuIN 1888 207
|| Les préfère en elles-mêmes, mais parce qu'elle juge expédient de les permettre, et que la situation vienne ensuite à s'améliorer, elle
usera évidemment de sa liberté en employant tous les moyens, persuasion, exhortations, prières, pour remplir, comme c’est son devoir, la mission qu'elle a reçue de Dieu à savoir, de procurer aux h'ommes le salut éternel. Mais une chose demeure toujours vraie, c est que cette liberté, accordée indifféremment à tous et pour tous n’est pas, comme nous l'avons souvent répété, désirable par ellemême, puisqu'il répugne à la raison que le faux et le vrai aient les mêmes droits, et en ce qui touche la tolérance, il est étrange de voir à quel point s'éloignent de l'équité et de la prudence de l'Eglise ceux qui professent le Libéralisme.
En effet, en accordant aux citoyens sur tous les points dont Nous avons parlé une liberté sans bornes, ils dépassent tout à fait la mesure et en viennent au point de ne pas paraître avoir plus d'égards pour la vertu et la vérité que pour l'erreur et le vice. Et quand
l'Eglise, colonne et soutien de la vérité, maîtresse incorruptible des
mœurs, croit de son devoir de protester sans relâche contre une
‘tolérance si pleine de désordres et d’excès et d’en écarter l'usage
criminel, ils l’accusent de manquer à la patience et à la douceur; -en agissant ainsi ils ne soupconnent même pas qu'ils lui font un
crime de ce qui est précisément son mérite. D'ailleurs, il arrive bien souvent à ces grands prôneurs de tolérance d'être, dans la pratique,
durs et serrés, quand il s’agit du catholicisme : prodigues de libertés
pour tous, ils refusent souvent de laisser à l'Eglise sa liberté. Mais, afin de récapituler brièvement, et pour plus de clarté,
tout ce discours, avec sés conséquences, Nous disons en résumé
que l'homme doit nécessairement rester tout entier dans une dépendance réelle et incessante à l'égard de Dieu, et que, par conséquent, il est absolument impossible de comprendre la liberté de
l’homme sans la soumission à Dieu et l’assujettissement à sa
volonté. Nier cette souveraineté de Dieu ou refuser de s'y soumettre, ce n’est pas la liberté, c'est abus de la liberté et révolte; et c’est
précisément d’une telle disposition d'âme que se constitue et que
naît le vice capital du Libéralisme. On peut, du reste, en distinguer
plusieurs espèces; car il y a pour la volonté plus d’une forme et
plus d’un degré dans le refus de l’obéissance due à Dieu ou à ceux qui participent à son autorité divine. ï
S'insurger complètement contre l’empire suprême de Dieu et lui
refuser absolument toute obéissance, soit dans la vie publique, soit
dans la vie privée et domestique, c’est à la fois, sans nul doute, la plus grande dépravation de la liberté et la pire espèce de Libéralisme. C'est sur elle que doivent tomber sans restriction tous les
blâmes que Nous avons jusqu'ici formulés.
Immédiatement après, vient le système de ceux qui, tout en concédant qu'on doit dépendre de Dieu, Auteur et Maître de l’univers
oi puisque toute la nature est régie par sa Providence, osent répudier les règles de foi et de morale qui, dépassant l’ordre de la nature,
nous viennent de l'autorité même de Dieu, ou prétendent, du
moins, qu'il n’y à pas à en tenir compte, surtout dans les affaires < } t ie î x K 4 Ù
20B 72) OA |ENGYGLIQUE DE S. s. “LÉON x
sibimetipsis parum cohæreant, supra din Et * hac dote tamquam a capite principioque suo illa manat perniciosa senten-
tia rationibus Ecclesiæ a republica disparandis : cum | liqueat, geminas potestates, in munere dissimili et gradu dispari, ‘oportere tamen esse inter se actionum concordia “ mutatione,
officiorum consentientes.
À Huie tanquam generi subjecta est opinio. A — Plures
| enim rempublicam volunt ab Ecclesia sejunctam et penitus et
totam, itautin omnijure societatishumanæ,ininstitutis, moribus,
Jegibus, reipublicæ muneribus, institutione juventutis, non : magis ad Ecclesiam respiciendum censeant, quam si esset
omnino nulla ; permissa ad summum singulis civibus facultate, ut privatim, si libeat, dent religioni operam. Contra quos plane
yis argumentorum omnium valet, quibus ipsam de distrahendis. Ecclesiæ reique civilis rationibus sententiam convicimus, hoc … præterea adjuncto, quod est perabsurdum, ut Ecclesiam cas
He civitas contemnat,.
Ali, quominus Ecclesia sit, non repugnant, neque enim pos-
sent : el tamen naturam juraque propria societatis perfectæ eripiunt, nec ejus esse, contendunt, facere leges, judicare, ulcisci, sed cohortari dumtaxat, suadere, regere sua sponte et voluntate
subjectos. Tiaque divinæ hujusce societatis naturam opinione adulterant, auctoritatem, magisterium, omnem ejus efficientiam extenuant, et coangustant, vel simul potestatemque civilis prin-
cipatus usque eo exagerantes, ut sicut unam quamvis e COnSsO-
ciationibus civium voluntariis, ita Ecclesiam Dei sub imperium
ditionemque reipublicæ subjungant. — Ad hos plane refellendos
argumenta valent Apologetis usitata, nec prætermissa Nobis, d:
nominatim in Epistola encyclica Immortale Dei, ex quibus eff,
citur, divinitus esse constitutum, ut omnia Ecclesia insint, quæ ad naturam ac jura pertineant legitimæ, summæ et omnibus par-
… Ubus perfectæ societatis.
Multi denique rei sacræ a re civili. uoÉe non probant :
sed tamen faciendum censent, ut Ecclesia obsequatur tempori, . “à et flectat se atque commodet ad ea, quæ in administrandis imperiis hodierna prudentia desiderat. Quorum est honesta sententia,
si de quadam intelligatur æqua ratione, quæ consisiere cum
veritate justitiaque possit: nimirum ut, explorata spe magni
alicujus boni,-indulgentem Ecclesia sese impertiat, idque temporibus largiatur, quod salva officii sanctitate potest. — Verum
secus est de rebus ac doctrinis, quas demutatio morum ac fallax judicium contra fas invenerint. Nullum tempus vacare religione,
£ ba. : + More 1 : LIRE RER + Cn PE Fra x <@: À En AL Ni £ Luc T : . \ f# j 1 \4 sy ner ; pi + nl
‘a LIBERTAS PRESTANTISSINON », 20 JUIN 1888 DITS A
Rene de l'Etat. Quelle est la gravité de leur erreur et combien. |” peu ils sont d'accord avec eux-mêmes, Nous l'avons pareillement vu plus haut. C’est de cette doctrine que découle, comme de sa source et de son principe, cette pernicieuse erreur de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, quand, au contraire, il est manifeste que ces deux pouvoirs, quoique différents dans leur mission et leur dignité, doivent néanmoins s'entendre dans la concorde de leur action et l'échange de leurs bons offices.
A cette erreur comme à un genre se rattache une double opinion. … Plusieurs, en effet, veulent entre l'Eglise et l'Etat une séparation | radicale et totale ; ils estiment que, dans tout ce qui concerne le gouvernement. de la société humaine, dans les institutions, les - MŒUTS, les lois, les fonctions publiques, l'instruction de la j jeunesse, on ne doit pas "plus faire attention à l'Eglise que si elle n'existait pas; tout au plus laissent-ils aux membres individuels de la société on C1 faculté de vaquer en particulier, si cela leur plaît, aux devoirs de . la religion. Contre eux gardent toute leur force les arguments par . lesquels Nous avons réfuté l'opinion de la séparation dl Eglise et de l'Etat; avec cette aggravation qu'il est complètement absurde que l'Eglise soit, en même temps, respectée du citoyen et méprisée par l'Etat.
Les autres ne mettent pas en doute lenistiges de l'Eglise, ce qui leur serait d’ailleurs impossible : mais ils lui enlèvent le caractère et les droits propres d’une société parfaite et veulent que son pouvoir privé de toute autorité législative, judiciaire, coercitive, se borne à diriger par l'exhortation, la persuasion, ceux qui se soumettent à elle de leur plein gré et de leur propre vouloir. C'est
- ainsi que le caractère de cette divine société est dans cette théorie, - complètement dénaturée, que son autorité, son magistère, en un
mot, toute son action se trouve diminuée: et restreinte, tandis que à
l'action et l'autorité du pouvoir civil est par eux exagérée jusqu'à vouloir que l'Eglise de Dieu, comme toute autre association libre, soit mise sous la dépendance et la domination de l'Etat. — Pour les convaincre d'erreur, les apologistes ont employé de puissants arguments que Nous n’avons pas négligés Nous-mêmeé, particuliè- ‘rement dans Notre Encyclique Immortale Dei; et il en ressort que, par la volonté de Dieu, l'Eglise possède toutes les qualités et tous les droits qui caractérisent une société légitime supérieure et de
… tous points parfaite.
ñ Beaucoup enfin n ‘approuvent. pas cêtte séparation de l'Eglise et * de l'Etat; mais ils estiment qu'il faut amener l'Eglise à céder aux
: circonstances, | obtenir qu'elle se prête et s’acccommode à ce que réclame la prudence du jour dans le gouvernement des sociétés. Opinion honnête si on l'entend d'une certaine manière équitable d'agir, qui soit conforme à la. vérité et à la justice, à savoir : que l'Eglise, en vue d’un grand bien à espérer, se montre indulgente et nu ‘concède aux circonstances de temps ce qu'elle peut concéder sans violer la sainteté de sa mission. Mais il en va tout autrement des pratiques et des doctrines que l'affaissement des mœurs et les penre GA SAURES ont introduites contre le droit, Aucune époque ne
- veritate, justitia potest : quas res maximas et sanctissimas cum
Deus in tutela Ecclesiæ esse jusserit, nihil est tam alienum quam velle, ut ipsa quod vel falsum est vel injustum désmains ferat, aut in iis quæ sunt religioni noxia conniveat. |
Itaque ex dictis consequitur, nequaquam licere petere, der dere, largiri, cogitandi, scribendi, docendi, itemque promiscuam religionum libertatem, veluti jura totidem, quæ homini natura dederit. Nam si vere natura dedisset, imperium Dei detrectari |
jus esset nec ulla temperari lege libertas humana posset. =. ï
Similiter consequitur, ista genera libertatis posse quidem, si!
justæ causæ sint, tolerari, definita tamen moderatione, ne in
libidinem atque insolentiam degenerent. — Ubi vero harum libertatum viget consuetudo eas ad facultatem recte faciendi cives . transferant, quodque sentit de illis Ecclesia, idem ipsi sentiant.
Omnis enim libertas legitima putanda, quatenus rer um honesta rum majorem facultatem afferat, præterea numquam. ‘
Ubi dominatus premat aut impendeat ejusmodi, q qui oppress : sam injusta vi teneat civitatem, vel carere Écclesiam ob ne
tate debita, fas est aliam quærere temperationem reipublicæ, in …
qua agere cum libertate concéssum sit : tunc enim non illa expe-
ütur immodica et vitiosa libertas, sed sublevatio aliqua, salutis
omnium causà, quæritur, et hoc unice agitur ut, ubi rerum
malarum licentia tribuitur, ibi DRE honeste faciendi ner.
impediatur.
Atque etiam malle rubltés statum populari temperatum
genere, non est per se contra officium, salva tamen doctrina
catholica de ortu atque administratione publicæ potestatis. Ex ‘ variis reipublicæ generibus, modo sint ad consulendum utililati civium per se idonea, nullum quidem Ecclesia respuit; singula
tamen vult ; quod plane idem natura jubet, sine injuria cujus- e quam, maximeque integris Ecclesiæ juribus esse constituta.
Ad res publicas gerendas accedere, nisi alicubi ob singularem
rerum temporumque conditionem aliter caveatur, honestum est: immo vero probat Ecclesia, singulos operam suam in communem
afferre fructum, et quantum quisque industrià potest, tuer
conservare, augere rempublicam.
Neque illud Ecclesia damnat, velle gentem suam à demi
nec externo, nec domino, si modo fieri, incolumi justitia queat.
Denique nec eos reprehendit qui efficere volunt, ut civitates suis legibus vivant, civesque quam maxima augendorum commodorum
facultate donentur. Civicarum sine intemperantia libertatum semper esse Ecclesia fautrix fidelissima consuevit: quod testantur …
Ce
potissimum civitates italicæ, scilicet PrOSpRR EN PRES siontes
€ LIBERTAS PRÆSTANTISSINON Dee0 UN 18887): 911
4 | peut se passer de religion, de vérité, de justice : grandes et saintes
ve
choses que Dieu a mises sous la garde de l'Eglise, à qui il serait dès lors étrange de demander la dissimulation à l'égard de ce qui
est faux ou injuste, ou la connivence avec ce qui peut nuire à la
religion.
De ces considérations, il rÉUIPE be, qu'il n’est aucunement permis de demander, de défendre ou d'accorder sans discernement la liberté de la pensée, de la presse, de l'enseignement, des religions, comme autant de droits que la nature a conférés à l'homme. Si vraiment la nature. les avait conférés, on aurait le droit de se soustraire à la souveraineté de Dieu, et nulle loi ne pourrait modérer la liberté humaine. — Il suit pareillement que ces diverses
sortes de libertés peuvent, pour de justes causes, être tolérées,
pourvu qu'un juste tempérament les empêche de dégénérer jusqu’ à la licence et au désordre. — Là enfin où les usages ont mis ces libertés en vigueur, les citoyens doivent s'en servir pour faire le bien et avoir à leur égard les sentiments qu en à l'Eglise. Car une liberté ne doit être réputée légitime qu’en tant qu ’elle accroît notre faculté pour le bien; hors de là, jamais.
Quand on est sous le coup ou sous la menace d’une domination . qui tient la société sous la pression d’une violence injuste, ou prive l'Eglise de sa liberté légitime, il est permis de chercher une autre organisation politique, sous laquelle il soit possible d'agir avec liberté. Alors, en effet, ce que l'on revendique, ce n'est pas cette liberté sans mesure et sans règle, mais c'est un certain allègement en vue du salut de tous ; et ce que l’on cherche uniquement, c’est ‘d'arriver à ce que, là où toute licence est donnée au mal, le pouvoir de faire le bien ne soit pas entravé.
Eu outre, préférer pour l'Etat une constitution tempérée par
l'élément démocratique n’est pas en soi contre le devoir, à condition toutefois qu’on respecte la doctrine catholique sur l'origine es
l'exercice du pouvoir public. Des diverses formes du gouvernement,
pourvu qu’elles soient en elles-mêmes aptes à procurer le bien des . citoyens, l'Eglise n’en rejeite aucune, maïs elle veut, et la nature s'accorde avec elle pour l'exiger, que leur institution ne viole le
: ds droit de personne et respecte particulièrement les droits de l'Eglise.
C'est louable de prendre part à la gestion des affaires publiques, à moins qu'en certains lieux, pour des circonstances particulières de choses et de temps, ne soit imposée une conduite différente. L'Eglise même approuve que tous unissent leurs efforts pour le bien commun, et que chacun, selon son pouvoir, {travaille à la défense, à la conservation et à l'accroissement de la chose publique.
L'Elise ne condamne pas non plus que l’on veuille affranchir son pays ou de l'étranger ou d'un despote, pourvu que cela puisse
se faire sans violer la justice. Enfin, elle ne reprend pas davantage
ceux qui travaillent à donner aux. communes l'avantage de vivre selon leurs propres lois, et aux citoyens toutes les facilités pour
: l'accroissement de leur bien-être. Pour toutes les libertés civiles
exemptes d’excès, l'Eglise eut toujours la coutume d'être une très
à fidèle prorecirice; ce equ aa enRer ementles citésitaliennes HE
nominis no jure. ne quo un HA Eclat virtus inomnes reipublicæ partes, nemine repugnante, pervaserat.
Hæc quidem, Venerabiles Fratres, quæ fide simul et ratione
duce, pro officio Nostro apostolico tradidimus, fructuosa + futura, vobis maxime Nobiscum adnitentibus, confidimus. Nos quidem in humilitate cordis Nostri supplices ad Déni oculos tollimus, vehementerque petimus, ut sapientiæ consiliique - sui lumen largiri hominibus benigne velit, scilicet ut his aucti virtutibus possint in rebus tanti momenti vera cernere, et. ie consequens est, convenienter veritati, privatim, publice, omnibus temporibus immotâque constantià vivere. — Horum cælestium munerum auspicem et Nostræ benevolentiæ testem vobis, Vene-. rabiles Fratres, et Clero populoque cui singuli præestis, re - tolicam benedictionem peramanter in Domino impertimus.
Datum Romæ apud Sanctum Petrum die XX. Junii anno
MDCCCLXXXVIIL. Pontificatus Nostri Undecimo. . à LEO, PP. XI a ‘14
eS
LÉ
@ LIBERTAS PRÆSTANTISSIMUM », 20 JuIN 1888 213 qui trouvèrent sous le régime municipal la prospérité, la puissance et la gloire, alors que l'influence salutaire de l'Eglise, sans rencon- . trer opposition aucune, pénétrait toutes les parties du corps social.
Ces enseignements inspirés par la foi et la raison tout ensemble, . et que le devoir de Notre charge apostolique Nous a porté, Vénérables Frères, à Vous transmettre, seront, grâce surtout à l'union de Vos efforts avec les Nôtres, utiles à un grand nombre, Nous en * avons la confiance. — Pour Nous, dans l'humilité de Notre cœur, Nous élevons vers Dieu Nos regards suppliants, et Nous le conju- rons instamment de vouloir bien répandre sur les hommes la lumière de sa sagesse et de son conseil, afin que, par la vertu de ces dons, ils puissent, sur des points d’une telle importance, voir la vérité et que, comme il est raisonnable, en toutes conjonc- tures et avec une inébranlable constance, ils sachent conformer leur vie, soit privée, soit publique, à cette vérité. Comme gage de … ces faveurs célestes et en témoignage de Notre bienveillance, Nous - Vous accordons, avec une tendre affection, à Vous, Vénérables + Frères, ainsi qu'au clergé et au peuple dont chacun de Vous & la
direction, la bénédiction apostolique dans le Seigneur.
Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 20 juin de l'année 1888, de Notre Pontificat la onzième.
ne hon : LÉON XII, PAPE.
D. N. LEONIS PAPÆ XIII
or nm
EPISTOLA ENCŸCLICA 1
AD ARMENOS
Ad Venerabiles Ps Siephanum Petrum x. DR
Ciliciæ, archiepiscopos et episcopos nec non ad dilectos fils clerum monachos ac populum Armenii ritus gratiam. et
communionem apostolicæ Sedis habentes.
LEO PP. XHI | Fe
Venerabiles Fratres Salutem et Apostolicam Benedictionem.
PaTERNA CARITAS, QUA parties omnes Dominici gregis complecti- a
mur, vi naturaque sua est ejusmodi, ul læta, tristia, quæcumque .
uspiam in christiana republica eveñiunt, intima Nos perpetua
que communicatione Sentiamus. lt:que sicut antea magnus ac
diuturnus in animo Nostro insederat dolor, quod quidam ex
Armenia gente, præsertim in urbe. Constantinopoli, sese a fra-
terno cœtu vestro sejunxissent ita nuné lætitiam capimus Singu- s
larem ac vekiementer optatam, quod dissidium illud. Dei beneficio, |
auspicato conquieverit. Dum autem restitutam Vobis concordiam
pacemque gratulamur, temperare Nobis nequimus, quin vos bortemur enixe, ut divinæ bonitatis tam grande munus custo-
diré sedulo et augere studeatis. Quo autem hoc consequamini,
videlicet idem sapere idemque in üis, quæ ad religionem perti-
nent, sentire, oportet omnes quidem. constanter, ut facitis, in
6bedientia huic Apostolicæ Sedi permanere : vos autem, dilecti
fit, patriarchæ vestro aliisque antistilibus, qui vobis jurelegitimo .
præsunt, fideliter subesce et obtemperare.
Quoniam vero ad hanc ipsam religiosam concordiam labefactandam sæpe suboritur occasio cum ex dissentionibus in publicis negotiis, tum propter jurgia de privatis rebus, primas illas a … vobis arceat fidelis ea, quæ spectatissima.in vobis est, observan-
ia et animorum subjectio erga Mu Othomanici imperi