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Hujusce partes officii primæ sunt, catholicam doctrinam pro- : fiteri aperte et constanter, eamque, quoad quisque potest, pro= pagare. Nam, quod sæpius est verissimeque dictum, christianæ quidem sapientiæ nihil tam obest, quam non esse cognitam. Valet enim per se ipsa ad depellendos errores probe percepta : quam si mens arripuerit simplex præjudicatisque non adstricta . opinionibus, assentiendum esse ratio pronuntiat. Nunc vero : fidei virtus grande munus est gratiæ bonitatisque divinæ : res
tamen ipsæ, quibus adhibenda fides, non alio fere modo quam
audiendo noscuntur. Quomodo credent ei, quem non audierunt ?
Quomodo autem audient sine prædicante?..……. Ergo fides ex auditu, auditus autem per verbum Christi (1). Quoniam igitur fides est ad salutem necessaria, omnino prædicari verbum Christi consequitur oportere. Profecto prædicandi, hoc est docendi, munus jure divino penes magistros est, quos Spiritus Sanctus posuit Episcopos regere Ecclesiam Dei (2), maximeque penes Pontificem romanum, Jesu Christi vicarium, Ecclesiæ universæ SsSumma Cum potestate præpositum, credendorum, agendorum magistrum. Nihilominus nemo’ putet, industriam nonnullam eadem in re ponere privatos prohiberi eos nominatim, quibus ingenii facultatem Deus cum studio bene merendi dedit : — qui quoties rex exigat, commode possunt non sane . doctoris sibi partes àssumere, sed ea, quæipsiacceperint, impertire ceteris, magistrorum voci resonantes lamquam imago. Quin imo privatorum opera visa est Patribus Concilii Vaticani usque adeo opportuna ac frugifera, ut prorsus deposcendam judicarint. | Omnes chrishfideles, maxime vero eos, qui præsunt, vel docendi | munere funguntur, per viscera Jesu Christi obtestamur, nec non … ejusdem Dei et Salvatoris nostri auctoritate jubemus, ut ad hos ! errores a sancta Ecclesia arcendos et eliminandos, atque puris- … simæ fidei lucem pandendam studium et operam conferant (31. ° « Ceterum serere fidem catholicam auctoritate exempli, profes- » sionisque Cconstantia prædicare, quisque se posse ac debere , meminerit. — In officiis igitur qu& nos jungunt Deo atque Ecclesiæ, hoc est numerandum maxime, ut in veritate christiana . propaganda propulsandisque erroribus elaboret singulorum, quoad potest, Industria. : CR Re Quibus tamen officiis non ita, ut opportet, cumulate et utiliter «
‘ 3 store ME PR Le satisfacturi sunt, si alii seorsum ab aliis in certamen descende-
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rint. — Futurum sane Jesus Christus significavit, ut quam ipse offensionem hominum invidiamque prior excepit, lin eamdem “
pari modo. opus a se instilutum incurreret; ita plane ut ad salu-
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(1) Rom, X, 14, AT. — (2) Act. XX, 28. — (3) Consl. Dei Fitis sub fin. SES D
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& SAPIENTIÆ CHRISTIANÆ », 10 JANVIER 1890 tn
- Les premières applications de ce devoir consistent à professer ouvertement et avec courage la doctrine catholique, et à la propager autant que chacun le peut faire. En effet, on l’a dit souvent et avec … beaucoup de vérité, rien n’est plus préjudiciable à la sagesse chré- tienne que de n'être pas connue. Mise en lumière, elle a par elle-
même assez de force pour triompher de l'erreur. Dès qu'elle est saisie par une âme simple et libre de préjugés, elle a aussitôt pour elle l’assentiment de la saine raison. Assurément, la foi, comme vertu, est un don précieux de la grâce et de la bonté divine; toute- fois, les objets auxquels la foi doit s'appliquer ne peuvent guère être connus que par la prédication : Comment croiront-ils à celui qu'ils n'ont pas entendu? Comment entendront-ils si personne ne leur préche?… . La foi vient donc de l'audition, et l’audilion par la prédication de la » parole du Christ (1). Or, puisque la foi est indispensable au salut, il s'ensuit nécessairement que la parole du Christ doit être prêchée. . De droit divin, la charge de prêcher, c’est-à-dire d'enseigner, appar- tient aux docteurs, c'est-à-dire aux évêques que l’Esprit-Saint a … établis pour régir l'Eglise de Dieu (2). Elle appartient par-dessus tout au Pontife Romain, Vicaire de Jésus-Christ, préposé avec une puis-
sance souveraine à l'Eglise universelle et Maître de la foi et des » mœurs. Toutefois, on doit bien se garder de croire qu'il soit interdit > aux particuliers de coopérer d’une certaine manière à cet apostolat. surtout s’il s’agit des hommes à qui Dieu a départi les dons de l'intelligence avec le désir de se rendre utiles.
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Toutes les fois que la nécessité l'exige, ceux-là peuvent aisément,
” aux autres ce qu'ils ont eux-mêmes recu et être, pour ainsi dire, … l'écho de l’enseignement des maîtres. D'ailleurs, la coopération privée a été jugée par les Pères du Concile du Vatican tellement opportune et féconde, qu'ils n’ont pas hésité à la réclamer. « Tous. » les chrétiens fidèles, disent-ils, surtout ceux qui président et qui » enseignent, nous les supplions par les entrailles de Jésus-Christ - » et nous leur ordonnons, en vertu de l'autorité de ce même Dieu - » Sauveur, d'unir leur zèle et leurs efforts pour éloigner ces hor- » reurs et les éliminer de la Sainte Eglise (3). » — Que chacun donc . se souvienne qu'il peut et qu'il doit répandre la foi catholique par lautorité de l'exemple, et la prêcher par la profession publique et . constante des obligations qu’elle impose. — Ainsi, dans les devoirs - qui nous lient à Dieu et à l'Eglise, une grande place revient au zèle avec lequel chacun doit travailler, dans la mesure du possible, à * propager la foi chrétienne et à repousser Les erreurs.
Les fidèles ne satisferaient pas complètement et d’une manière utile à ces devoirs, s’ils descendaient isolément sur le champ de bataille. Jésus-Christ a nettement annoncé que l'opposition haineuse faite par les hommes à sa personne se perpétuerait contre son œuvre, de facon à empêcher un grand nombre d'âmes de profiter du salut dont nous sommes redevables à sa grâce. C'est pour cela
non, certes, s’arroger la mission des docteurs, mais communiquer
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tem pervenire, ipsius beneficio partam multi reapse prohibe- …
rentur. Quare voluit non alumnos dumtaxat instituere disci-
plinæsuæ, sed hos ipsos societate conjungere, et in unum corpus,
quod est Ecclesia (1), cujus esset ipse caput, apte coagmentare. |
Permeat itaque vita Christi Jesu per Lotam compagem corporis,
alit ac sustentat singula membra, eaque copulata tenet inter se
et ad eumdem composita finem, quamvis non eadem sit actio
singulorum (2). His de causis non modo perfecta societas Ecclesia est, et alla qualibet societate longe præstantior, sed hoc ei
est inditum ab Auctore suo ut debeat pro salute generis humani
contendere ut castrorum acies ordinata (3). — Ista rei chris-
tianæ compositio conformatioque mutari nullo modo potest: nec magis vivere arbitratu suo cuiquam licet, aut eam, quæ sibi libeat, decertandi rationem consectari: propterea quod dissi-
pat, non colligit, qui cum Ecclesia et Jesu Christo non colligit, | verissimeque contra Deum contendunt, quicumque non cum .
ipso Ecclesiaque contendunt (4). hs Ad hanc vero conjunctionem animorum similitudinemque agendi, inimicis catholici nominis non sine cäâusa formidolosam,
primum omnium concordia est necessaria sententiarum : ad:
quam ipsam videmus Paulum Apostolum Corinthios cohortantem vehementi studia et singulari gravitate verborum : Obsecro autem vos fratres, per nomen Domini nostri Jesu Christi, ut idipsum dicatis omnes, et non sint in vobis schismata: sitis autem perfecti in eodem sensu et in eadem sententia (5). — Cujus præ-
cepti facile sapientia perspicitur. Est enim principium agendi
mens :ideoque nec congruere voluntates, nec similes esse acliones
queunt,simentes diversa opinentur. Qui solam rationem sequun-
tur ducem, vix in eis aut ne vix quidem una esse doctrina
potest: est enim ars rerum cognoscendarum perdifficilis : mens:
vero et infirma est naturâ, et varietate distrahitur opinionum, et
impulsione rerum oblata extrinsecus non de accedunt
cupiditates, quæ veri videndi nimium sæpe tollunt aut certe
minuunt facultatem. Hac de causa in moderandis civitatibus
sæpedatur opero ut conjuncti teneantur vi, quorum animi discordant. |
Longe aliter christiani : quid credere oporteat, ob Ecclesia
accipiunt, cujus auctoritate ductuquese certo sciunt verumattingere. Propterea sicut una est Ecclesia, quia unus Jesus Christus, ita cunctorum toto orbe christianorum una est atque
(1) Coloss. I, 24. — (2) Sicut enim in uno corpore mulla :
mus, omnia autlem membra non eumdem actum habent : ilalmulti unum
corpus sumus in Christo, Singquli autem alter alterius membru. 4, 5. — (3) Cantic. VI, 9. — (4) Qui non est mecum, contra non colligit mecum, dispergit. Luc. XI, 22. — (5) I Corinth.
esse debet …
« SAPIENTIE (CHRISTIAN. En, 10 . JANVIER 1890 + 71.
qu il a Houlu non seulement former des disciples de sa doctrine,
mais les réunir en société et faire d’eux et de leur harmonieux \
assemblage un seul corps qui est l'Eglise (1) et dont il serait le Chef. | La wie de Jésus-Christ pénètre donc tout l'organisme de ce corps,
tous les mêmes fonctions (2). Il suit de là que l'Eglise, société parfaite, très supérieure à toute autre société, à recu de son auteur le mandat de combattre pour le salut du genre ‘humain comme une 4 armée Do en bataille (3). |
À Peuvent souffrir aucun changement. Il n’est permis à aucun de ses membres d’agir à son gré ou | de choisir la manière qui lui plaît le mieux de combattre. En effet, quiconque ne recueille pas avec l'Eglise et avec Jésus-Christ dissipe, et ceux-là sont très certaine- . ment les adversaires de Dieu qui ne combattent pas en union avec luiet avec son Eglise (4). |
Pour réaliser cette union des esprits et cette uniformité dans la conduite, si justement redoutées des adversaires du catholicisme, la première condition à réaliser est de professer les mêmes sentiments. Avec quel zèle ardent et avec quelle singulière autorité de langage saint Paul, exhortant les Corinthiens, leur recommande
Seigneur Jésus-Christ, dites tous la méme chose; qu’il n'y ait pas de divisions parmi vous ; ayez entre vous le plus parfait accord de pensées et de sentiments (5).
La sagesse de ce précepte est d'une évidence immédiate. En effet, peut se trouver dans les volontés, ni l'ensemble dans la conduite, si
rofession de prendre la raison seule pour guide, on trouverait difficilement — si tant est qu'on {a trouve jamais — l'unité de doctrine. En effet, l’art de connaître le vrai est plein de difficultés ; de plus, l'intelligence de l’homme est faible par nature et tirée en
impressions venues du dehors; il faut joindre à cela l'influence des passions, qui, souvent, ou enlèvent complètement, ou diminuent dans de notables proportions la capacité de saisir la vérité. Voilà pourquoi, dans le gouvernement politique, on est souvent obligé de
dont e FEU sont en désaccord.
IL en est tout autrement des chrétiens : ils reçoivent de l’ Eglise la
orité et en se laissant guider par elle, ils seront mis en posses-