‹ Lettres apostoliques des S.S. Léon XIIIChapitre 76 sur 85 · DRE · texte numérisé non relu

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Telle est la règle à laquelle chaque catholique doit conformer ses sentiments et ses actes. Il n’est pas douteux que, dans la sphère de la politique, il ne puisse y avoir matière à de légitimes dissentiments et que, toute réserve faite des droits de la justice et de la vérité, on … ne puisse chercher à introduire dans les faits les idées que l'on - estime devoir contribuer plus efficacement que les autres au bien général. Mais vouloir engager l'Eglise dans ces querelles des partis, t prétendre se servir de son appui pour triompher plus aisément de ses ädversaires, c’est abuser indiscrètement de la religion. Au . contraire, tous les partis doivent s'entendre pour entourer la religion u même respect et la garantir contre toute atteinte De plus, dans ‘politiqueinséparable des lois de la morale et des devoirs religieux, l'on doit toujours et en premier chef se préoccuper de servir le plus efficacement possible les intérêts du catholicisme. Dès qu'on les joit menacts, tout dissentiment doit cesser entre catholiques, afin que, unis dans les mêmes pensées et les mêmes conseils, ils se portent au secours de la religion, bien général et suprême auquel

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maximum, quo Sunt omnia referenda. — que OPUS esse 1 ducimus aliquanto exponere accuratius. Fes

Profecto et Ecclesia et civilas suum habet utraque principa tum : proptereaque in gerendis rebus suis neutra paret alteri, utique intra terminos à proxima cujusque causa constitutos. Ex | quo tamen nulla ratione disjunctas esse sequitur, multoque minus pugnantes. — Sane non tantum nobis ut essemus natura dedit, sed ut morati essemus. Quare a iranquillitate ordinis publici, quam proximi habet civilis conjunctio propositam, hoc petit homo, ut bene sibi esse liceat, ac multo magis ut satis præsidii ad ‘perficiendos mores suppeditet : quæ perfectio nusquam nisi in cognitione consistit atque exercitatione virtutis. Simul vero vuit, in quod debet adjumenta in Ecclesia reperire, quorum ope pietatis perfectæ perfecto fungatur munere : quod in cognitione usuque positum est veræ religionis, quæ princeps est virtutum, propterea quod, revocando ad Deum, explet et cumulat universas. — In institutis igitur legibusque sanciendis. spectanda hominis indoles est moralis eadem ac religiosa, ejusdemque curanda perfectio, sed recte atque ordine: nec impexrandum vetandumve quidquam nisi ratione habita quid civili : hominum societati sit, quid religiosæ propositum. Hac ipsa dé causa non potest Ecclesiæ non interesse quales in civitatibus valeant leges, non quatenus ad rempublicam pertinent, sed quia fines debios aliquando prætergressæ in jus Ecclesiæ invaduni. Quin imo resistere, si quando officiat religioni disciplina reipublicæ, studioseque conari, ut in leges et instituta populorum virtus pervadat Evangelii, munus est Ecclesiæ assignatum a Deo. | Quoniamque fortuna reipublicæ potissimum ex eorum pendet ingenio qui populo præsunt, idcirco Ecclesia patrocinium 15-14 hominibus gratiamve præbere non potest, a quibus oppugnari sese intelligat, qui jura ipsius vereri aperte recusent, qui rem sacram remque civilem natura consociatas divellere contendant. Contra fautrix, uti debet, eorum est qui cum de si deque

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christiana republica quod sentire rectum est, ipsi) sentiant, ambas in communi bono concordes elaborare volunt. — His

præceptis norma continetur, quam in publica actione vitæ catholicum quemque necesse est sequi. Nimirum, ubicumquein negotiis publicis versari per Ecclesiam licet, favendum viris est spectatæ probitatis, eisdemque de christiano nomine merituris :

neque causa esse ulla potest cur male erga religioner animatos . Jiceat anteponere. | : CHERE . Ex quo apparet quam sit magnum officium tueri onsensum

animorum, præsertim cum per hoc tempus tanta cpnsiliorum calliditate christianum oppugnetur nomen. Quotquof diligenter studuerint Ecclesiæ adhærescere, quæ est columna el firmamen- \

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La 10 ts 1890. 985

Heu le reste doit être rapporté. Nous croyons nécessaire d'insister encore davantage sur ce point.

ne L'Eglise, sans nul doute, et la société Dobtique ont chacune leur » souveraineté propre; par conséquent, dans la gestion des intérêts qui sont de leur compétence, aucune n’est tenue d'obéir à l’autre dans les limites où chacune d’ elles est renfermée par sa constitution. De là, il ne s'ensuit pas, cependant, que naturellement elles soient désunies et moins encore ennçmies l’une de l’autre. La nature, en effet, n’a pas seulement donné à l’homme l'être physique : elle l’a fait un être moral. C’est pourquoi de la tranquillité de l’ordre public, but immédiat de la société civile, l'homme attend le moyen de se perfectionner physiquement, et surtout celui de travailler à sa perfection morale, qui réside exclusivement dans la connaissance et la pratique de la vertu. Il veut en même temps, comme c’estson devoir, ! trouver dans l'Eglise, les secours nécessaires à son perfectionnement religieux, lequel consiste dans la connaissance et la pratique de la religion véritable; de cette religion appelée la reine des vertus,

perfectionne.

Dès lors, ceux qui rédiet 4. Hour et fo dès His doivent tenir compte de la nature morale et religieuse de l’homme ‘et l’aider à se perfectionner, mais avec ordre et droiture, n’ordonnant nine prohibant rien sans avoir égard à la fin propre de chacune des sociétés civile et religieuse. L’ Eglise ne saurait donc être indifférente à ce que telles ou telles lois régissent les Etats, non pas en tant que ces lois appartiennent à l’ordre civil et politique, mais en. tant qu'elles sortiraient de la sphère de cet ordre et empiéteraient sur ses droits. Ce n’est pas tout. L'Eglise a encore recu de Dieu le mandat de s'opposer aux institutions qui nuiraient à la religion, et de faire de continuels efforts pour pénétrer de la vertu de l'Évangile

-sà faveur aux hommes qu'elle sait lui être hostiles, qui refusent ouvertement de respecter ses droits, qui cherchent à briser l’alliance établie par la nature même des choses entre les intérêts religieux etles intérêts de l’ordre civil. Au contraire, son devoir est de fav o- riser ceux qui ont de saines idées sur les rapports de l'Eglise et de

rénéral.

: Ces. préceptes renferment là règle à à ieite tout catholique doit . conformer sa vie publique. En définitive, partout où l'Eglise ne éfend pas de prendre part aux affaires publiques, l'on doit soutenir

nériter de la cause catholique, et pour aucun motif il ne serait rmis de leur préférer des hommes hostiles à la religion.

On voit encore par là combien grande est l'obligation de main-

pe est combattu par: ses. ennemis avec tant d'ensemble

parce que, les rattachant à Dieu, elle les achève sauts ét les

l'Etat et s'efforcent de les faire servir or leur accord au bien.

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enir l'accord entre les catholiques, surtout dans un temps où le …

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