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les lois et les institutions des peuples. Et comme le sort des Etats Mt dépend principalement des dispositions de ceux qui sont à la tête du gouvernement, l'Eglise ne saurait accorder ni son patronage ni
les hommes d'une probité reconnue et qui promettent de bien
tum De 4) bo Sn. dut dues QE Elenee ô
tem 1llis promittentes, cum ipsi servi sint corruptionis ne quin imo ipsius Ecclesiæ virtutis partieipes futuri, insidias sapientia
vincent, vim fortudine. | a
Non est hujus loci exquirere, nun quid, et a ad novas
res contulerit opera segnior atque intestina discordia catholico-
rum ; sed certe erant homines nequam minus habituri audaciæ, nec tantas edituri ruinas, si robüstior in plurimorum animis
viguisset fides, quæ per caritatem operatur (3), neque tam late
. morum christianorum tradita nobis divinitus disciplina conci-
disset. Utinam præteritæ res hoc pariant, recordando, commons. | rectius Sapere in postérum. x Verum ad negotia publica accessuris duo sunt. magnopere à
vitia fugiendia, quorum alterum prudentiæ nomen usurpat, alterum in temeritate versatur. — Quidam enim potenti pollen”
tique improbitati aperte resistere negant oportere, ne forte hos-
tiles animos certamen exasperet. Isti quidem pro Écclesia stent,
an contra, incertum: quandoquidem profiteri se doctrinam.
i\ catholicam affirmant, sed tamen vellent, certas ab eâ discrepentess
opiniones impune propagari posse Ecclesia sineret. Ferunt dolenter interitum fidei demutationemque morum: nihil tamen
… de remedio laborant, vel etiam nimiä indulgentià aut perniciosa quadam simulatione. non raro malum augent, iidem de sua in apostolicam Sedem voluntate nemini volunt esse dubium; sed . habent semper aliquid, quod pontifici succenseant. Istiusmodi
hominum prudentia ex eo est genere, quod à Paulo pe sapientia carnis et. mors animi appellatur, quia nec subest legi
. divinæ, nec potest subesse: (4). 1 Nihil autem minus est ad mala
minuenda providum. Inimicis enim, quod prædicare, et in quo gloriari multi eorum non dubitant, hoc est omnino Pope
religionem catholicam, quæ vera sola est, funditus, si fieri possel
extinguere. Tali autem consilio nihil non audent; sentiunt enim, ©
|. quo magis fuerit aliorum tremefacta virtus, e0 sibi expeditiorem … fore malarum rerum facultatem. Itaque qui adamant Pub
carnis, ac nescire se simulant, christianum quemque debere
= bonum militem Christi esse: qui debita victoribus præmia con h
sequi mollissimä vi atque intacti a certamine volunt, i tantum He: abest ut iter malorum intercipiant, ut potius expediant. : Contra non pauci fallaci studio permoti, aut, quod magis à;
esset vitio, aliud agentes, aliud simulantes, non suas sibi partes
ee assumunt. Res i in | Bcclésia geri SUO ipsorum jAGiGEo atque arbi- À
f enim Poe Rom: Dhs (RS ES RSS ANSE |
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(4). L Timoth, Hi, 48. — (2) IT Pet ILE ne 49. —-(8) s én v, Fe a. a) Sapientid carnis inimica esl Deo ; es enim Dei) non est | ubjecta; nec 7
on FRS
€ SAPIENTIÆ CHRISTIANÆ AA TOANVIER 1890 7087. Eglise, colonne et fondement de la vérité (4), éviteront facilement ces maîtres de mensonge qui promettent la liberté tandis qu'eux-mêmes sont les esclaves de la corruption (2). Bien plus, rendus eux-mêmes participants de la divine vertu qui est dans l'Eglise, ils triompheront par la sagesse des embüches des adversaires, et de leur violence ar le courage. Ce n’est pas ici le lieu dé rechercher si et combien : l'inertie et les dissensions intestines dés catholiques ont favorisé le | iouvel état de choses. Maïs, on peut l’affirmer, les méchants seraient moins audacieux et ils n'auraient pas accumulé tant de ruines sila °° foi qui opère par la charité (3) avait été en général dans les âmes DE plus énergique et plus vivante, et s’il n’y avait pas un relâchement NA aussi universel dans la discipline des mœurs divinement établie par le christianisme. Puissent, du moins, les lecons du passé avoir le ÿ bon résultat d’inspirer une conduite plus sage pour l'avenir!
Quant à ceux qui prendront part aux affaires publiques, ils 6 devront éviter avec le plus grand soin deux écueils : la fausse pru- ©: dence et la témérité. Il en est, en effet, qui pensent qu'il n’est pas GE, opportun de résister de front à l’iniquité puissante et dominante,
de peur, disent-ils, que la lutte n’exaspère davantage les méchants. De tels hommes sont-ils pour ou contre l'Eglise? On ne saurait le dire. Car, d’une part, ils se donnent pour professer la doctrine catholique, mais, en même temps, ils voudraient que l'Eglise laissât - libre cours à certaines théories qui lui sont contraires. Ils gémissent
de la perte de la foi et de la perversion des mœurs; mais, à de tels Re maux, ils n'ont souci d'apporter aucun remède, et même il n’est pas rare qu'ils en augmentent l'intensité, soit par une indulgence ‘… . excessive, soit par une pernicieuse dissimulation. Ils ne permettent à personne d'élever des doutes sur leur dévouement au Siège Apostolique, mais ils ont toujours quelques reproches à formuler contre le Pontife Romain. è PE ARR de vel tre La prudence de ces hommes est bien celle que l’apôtre saint Paul pelle sagesse de la chair et mort de l’âme (4), parce qu'elle n’est pas et ne peut pas être soumise à la Loi de Dieu. Rien n’est moins propre à diminuer les maux qu'une semblable prudence. En effet, le dessein arrêté des ennemis, et beaucoup d’entre eux ne craignent pas de s’en expliquer et de s’en glorifier ouvertement, c’est d’opprimer la religion catholique, la seule véritable. Pour réaliser un tel dessein, il n'est rien qu’ils n’osent tenter. Car ils savent très bien que, plus feront trembler leurs adversaires, et plus ils auront de facilités de, pour exécuter leurs perverses entreprises. Par conséquent, ceux qui,
aiment la prudence de la chair et qui font semblant d'ignorer que ns üt chrétien doit être un vaillant soldat du Christ, ceux qui pré endent obtenir les récompenses promises aux vainqueurs en vivant comme des lâches et en s'abstenant de prendre part au combat, ceux-là, non seulement ne sont pas capables d'arrêter l'invasion de armée des méchants, mais ils secondent sés progres) TOR el Par contre, d’autres, et en assez grand nombre, mus par un faux u, ce qui serait encore plus répréhensible , affectant des sen-
ts que dément leur conduite, s'arrogent un rôle qui ne leur
te hu È LS AS RE, À ce à
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ee — SARA CNE ENGYCLIQUE DE s. S. LÉON. XL
- secundum arbitrium rationis, intantum convenit ei prudentiam habere. à
tratu vellent usque eo,.ut omne quod. secus agitur, molste ‘ferant, aut repugnanter accipiant. Hi quidem inani contentione laborant, nihilo minus quam alteri, reprehendendi. Hoc enim est non sequi potestatem legitimam, sed prævertere, simulque … magistratuum munia ad privatos rapere, magna cum perturba- …
tione ordinis, quem Deus in Ecclesia sua perpetuo “énvangan :
. constituit, nec Ssinit a quoquam impune violari.
Ju optime, qui descendere in certamen, quotiescumque est. Opus, non recusant, hoc rato persuasoque, interituram vin. tam, sanctitatique juris et religionis aliquando cessuram. Qui videntur sane dignum aliquid antiqua virtute suscipere,
cum tueri religionem Connituntur maxime adversus factionem Fe -audacissimam, christiano nomini exagitando natam, quæ Pon-
tificem maximum in suam redactum potestatem consectari hos-
. üliter non desistit; seb obendientiæ studium diligenter retinent, :
nihil aggredi injussu soliti. Jamvero quoniam- similis A perandi voluntas, robusio animo constantiaque conjuncta, Chris-=.
« tianis universis est necessaria, ut, quoscumque casus tempus
invexerit, in nullo sint deficientes (1); magnopere velimus: in singulorum animis alte insidere eam, quam Paulus (2) prudenliam .spiritus nominat. Hæc enim in moderandis actionibus humanis sequitur optimam mediocritatis regulam, illud in homine efficiens, ne aut timide desperet propter ignaviam, aut nimis confidat propter temeritatem. —— Est autem quod differat inter prudentiam politicam, quæ ad bonum commune, et eam quæ ad. bonum cujusque privatim pertinet. Hæc enim cernitur in homi- . nibus privatis, qui concilio réctæque ralioni obediunt in guber- ; natione sui: illa vero in præpositis, maximeque in principibus, % quorum muneris est cum potestate præesse ita quidem ut politica : privatorum prudentia in hoc videatur tota consistere, legitimæ potestatis jussa fideliter exequi (3). Hæc dispositio. atque He à ordo tanio magis valere in christiana republica debet, quanto
- Pontificis politica prudentia plura complectitur; ejus enim estnon solum regere Ecclesiam, sed generatim civium christianorum à
(1) Jac., TI, 4. — (2) Rom, VII, 6. Le ) Prudentia in ratione. re regere autem et gubernare -proprie rationis est; et ideo unusquisque inquantum participat de regimine et gubernatione, intantum convenit sibi habere.. rationem et prudentiam. Manifestum ést autem quod subditi, in quantum * “est subditus, et servi, in quantum est servus, non est regere et gubernare, - 14 sed magis regi et gubernari. Et ideo prudentia non est Virtus servi, #
in quantum est servus, nec subditi, in quantum est subditns. Sed quia, L
quilibet homo in quantum est rationalis, participat aliquid de regimine 4
Unde manifestum est quod prudentia quidem in principe est ad modum artis architectonicæ, ut dicitur in VI Ethicorum, in FAN, autem ad : modum artis manu BEC S. Thom. 11-11, ue ACTE art. xl. se ‘4
Dirt i
@ SAPIENTIÆ CHRISTIANÆ », 10 Janvier 1890 . 289
appartient pas. Ils prétendent subordonner la conduite de l'Eglise à. leurs idées et à leur volonté, jusque-là qu'ils supportent avec peine et n’acceptent qu'avec répugnance tout ce qui s’en écarte. Ceux-là - s’épuisent en vains efforts et ne sont pas moins répréhensibles que | les premiers. Agir ainsi, ce n'est pas suivre l'autorité légitime, c’est
Eglise, et qu’il ne permet à personne de violer impunément. Honneur à ceux qui, provoqués au combat, descendent dans l'arène avec la ferme persuasion que la force de l'injustice aura un : terme, et qu’elle sera un jour vaincue par la sainteté du droit et de … la religion! Ils déploient un dévouement digne de l'antique vertu, . en luttant pour défendre la religion, surtout contre la faction dont l'extrême audace attaque sans relâche le christianisme et poursuit . de ses incessantes hostilités le Souverain Pontife, tombé en son pouvoir. Mais de tels hommes ont grand soin d'observer les règles de l’obéissance, et ils n’entreprennent rien de leur propre mou- __ vement. Cette disposition à la docilité, unie à la constance et à un : ferme courage, est nécessaire à tous les catholiques, afin que, quelles que soientles épreuves apportées parles événements, ils ne défaillent en rien (1). Aussi souhaitons-Nous ardemment de voir s’enraciner profondément dans les âmes de tous la prudence que saint Paul appelle la prudence de l'esprit (2). Dans le gouvernement des actions - . humaines, cette vertu nous apprend à garder un admirable tempé- __.rament entre la lâcheté, qui porte à la crainte et au désespoir, et une présomptueuse témérité. | | | rh ie Il y a une différence entre la prudence politique relative au bien généralet celle qui concernele bien individuel de chacun (3). Celle-ci se montre dans les particuliers qui, sous leur propre conduite, obéissent aux conseils de la droite raison : celle-là est le propre des hommes chargés de diriger les affaires publiques, et particulièrement des princes qui ont pour mission d’exercer la puissance du com- .__ mandement. Ainsi, la prudence civile des particuliers semble consister tout entière à exécuter fidèlement les préceptes de l'autorité Jégitime. Ces mêmes dispositions et ce même ordre doivent se
x (3) La prudence procède de la raison, à laquelle il appartient spéciale-
la prévenir et transférer à des particuliers, par une véritable usur-
- pation,les pouvoirs de la magistrature spirituelle, au grand détriment ; e « . A ñ # E & È
- de l'ordre que Dieu lui-même a constitué pour toujours dans son -
ment de conduire et de gouverner. D’où il suit que, dans la mesure où
quelqu'un a part au maniement et au gouvernement des affaires, il doit * être un homme de raison et de prudence. Mais il est manifeste que le sujet, en tant qu'il est sujet, et le serviteur, en tant qu'il est serviteur, ne doit ni régir ni gouverner, mais être régi et gouverné. La prudence n'est … donc,pas la vertu spéciale du serviteur, en tant qu'il est serviteur, ni du
… sujet, en tant qu'il est sujet. Mais parce que l’homme, à cause de sa qualité d’être raisonnable, participe au gouvernement dans la mesure où la raison le détermine, il convient que, dans la même proportion, il possède la rertu de prudence. D'où il résulte manifestement que la prudence est dans 'le prince, comme elle est dans l’architecte au regard du bâtiment à construire, ainsi qu'il est dit au Livre sixième des Morales, et qu'elle est dans les sujets, comme elle est dans l’ouvrier employé à la construcon 15. The IL I Q: 47; art. 12.) |
de
rei administratio proxime et secundum Pontificem romanum ad Episcopos pertinet: qui scilicet, quanquam pontificalis. fastigium |
7 ibiies ita ee de cum she: ne à apte congruant. Ex quo apparet, præter summam onent nl 4
concordiam et factorum ; necesse esse politicam potestatis ecclesiasticæ observare in agendo sapientiam. Jamvero christianæ
potestatis non attingunt, sunt tamen in ecclesiastica hierarchia
| veri principes; cumque singulas Ecclesiæ singuli administrent, sunt quasi principales arlifices ….. in ædificio” spirituali eh
mutare potest, actio est. accommodanda vitæ. Propterea que- se madmodum Episcopis necessaria est cum Apostolica Sede in
cum Episcopis suis conjunctissime vivere, agere.
atque habent munerum adjuiores ac ministros consiliorum clericos. Ad hanc Ecclesiæ constitutionem, quam nemo mortalium
gerendo episcopatu conjunctio, ita clericos laicosque oportet | dr
: Ipsorum quidem Antistitum : utique polest. esse nique aut
5 . minus laudabile in moribus, aut in sententiis non probabile : sed 00 TÉNTO privatus arroget sibi Personam judicis, quam: Christus
Dominus illi imposuit uni, quem agnis atque ovibus præfecit.
- Memoria quisque teneat sapientissimam Gregorii magni senten-.
tiam: Admonendi sunt subditi, ne præpositorum suorum vitam. temere judicent, si quid eos fortasse agere reprehensibiliter
gladio ferienda non sunt etiam cum recie rene chRonge jui à Fauiur (2). set ERA Di Ut
christiant AR Judæorum natio : os in veteribus ue
sed sic, si qua valde sunt eorum prava, apud semetipsos diju-
vident, ne unde mala recte redarquunt, inde per elationis impulsum à in profundiora mergantur. Admonendi sunt, ne cum culpas præpositorum considerant, contra eos audaciores fiant,
dicent, ut tamen divino limore constricti ferre sub eis jugum reverentiæ non recusent… Facta quippe præ) ositorum oris.
RTE \ L % : Ke V4 F 7 L VA
Verumtamen parum sunt conata profutura, nisi ad'virtutem christianarum disciplinarum vita instituatur. — Illa est sacrarum Litierarum de Judæorum genere sententia : Usque dum non peccarent in conspectu Dei sui, erant cum illis bona : Deus enim illorum odit iniquitatem.... Cum recessissent a via, quam dederat illis Deus, ut ambularent in ea, exterminati sunt præliis a multis nationibus (3). Atqui inchoatam formam populi
"( ) Judith. V, 21, 22. | ns ea a
” HAS ARE Re à pr Ets AL Se RCA de
2 le SAPENTIÆ
CHRISTIAN », 10 sanvien 1890 Fe *e 291
: nombre d'objets. En effet, il n’a pas seulement à gouverner l'Église
… dans son ensemble, mais encore à ordonner et à diriger les actions.
des citoyens chrétiens en vue de la réalisation de leur salut éternel. On voit par là combien il est indispensable qu'outre la parfaite concorde qui doit régner dans leurs pensées et dans leurs actes, les fidèles prennent toujours religieusement pour règle de leur ‘conduite la sagesse politique de l'autorité ecclésiastique. Or, immé-
diatement après le Pontife Romain, et sous sa direction, le gouvernemént des intérêts religieux du christianisme appartient aux . évêques. S'ils ne sont pas placés au faîte de la puissance pontificale, ils sont cependant véritablement princes dans la hiérarchie ecclé- - siastique; et comme chacun d'eux est préposé au gouvernement - d’une Eglise particulière, ils sont, dit saint Thomas, « comme les
exécuter leurs décisions. Chacun doit régler sa vie d’après cette constitution de l'Eglise qu'il n’est au pouvoir d'aucun homme de changer. Aussi, de même que, dans l’exercice de leur pouvoir épis-
copal, les évêques doivent être unis au Siège Apostolique, de même les membres du clergé et les laïques doivent vivre dans une très
étroite union avec leurs évêques.
Quelqu'un de ceux-ci prêterait-il à la critique ou dans sa con-
duite, ou par les idées qu'il soutient, il n'appartient à aucun parti-
culier de s’arroger à son égard l'office de juge, confié par Notre-
= Seigneur Jésus-Christ au seul pasteur qu'il a préposé aux agneaux :
et brebis. Que chacun grave en sa mémoire Île très sage enseigne- , ment du pape saint Grégoire le Grand. « Les sujets doivent être » avertis de ne pas juger témérairement la vie de leurs supérieurs,
» répréhensible, de peur que la perspicacité avec laquelle ils » reprennent le mal ne devienne en eux le principe d’un orgueil » qui les fera tomber dans des actions plus coupables. Ils doivent » être prémunis contre le péril de se constituer dans une opposition » audacieuse vis-à-vis des supérieurs dont ils ont constaté les fautes. » Ceux-ci ont-ils vraiment commis des actions blâmables, leurs .» inférieurs, pénétrés de la crainte de Dieu, ne doivent les juger » an-dedans d'eux-mêmes qu'avec la disposition d’avoir toujours
» ne doivent pas être frappées par le glaive de la parole, même » quand elles paraissent mériter une juste censure (2). » |
Toutefois, ces efforts demeureront stériles si la vie n’est pas réglée
Tant qu’ils n’ont pas péché contre leur Dieu, leur sort a été prospère;
rard nombre de peuples (3). Or, la nation des Juifs était comme une
#11 pr
| retrouver au sein de la société chrétienne, et cela d'autant plus que | la prudence politique du Pontife Suprême s'étend à un plus grand.
. » alors même qu'il leur arrivérait de les voir agir d’une façon
» pour eux une respectueuse soumission. Les actions des supérieurs …
conformément à la discipline des mœurs chrétiennes. Rappelonsnous ce que nos Saints Livres nous disent de la nation des Juifs :
car Dieu hait l’iniquité. Mais quand ils se sont écartés de la Voie que ieu leur avait tracée, ils ont été vaincus dans les combats par un
ébauche du peuple chrétien, et les vicissitudes de leur ancienne
» ouvriers principaux dans la construction de l'édifice spirituel (1)», … et ils sont les membres du clergé pour partager leurs travaux et
ENGYLIQUE DE s. 5. LEON : x
ue sæpe imago. inerat veritatis future : nisi. Pon longe -majoribus beneficiis auxit nos atque ornavit divina benignitas,
ob eamque rem ingrati animi crimen mullo efficit christianorum
graviora delicta. he
Ecclesia quidem nullo iemipore Rulloque) or deséritur à a Deo : quare nihil est, quod sibi ab hominum écelere. metuat : ‘al:
vero degenerantibus a christiana virtute nationibus non eadem
-potest esse securitas. Miseros enim facit populos peccatum (1).— .
Cujus vim veritatemque sententiæ Si omnis retro experta. est
ætas, quid est causæ quamobrem nostra non experiatur? Imo debitas jam instare pœnas, permulta declarant, idemque status ipse confirmat civitatum; quarum plures videlicet intestinis malis attritas, nullam ab omni parte tutam videmus. Quod Si -
improborum factiones institutum iter audacter perrexerint: si.
-evenerit 1is ut, quemadmodum grassantur malis artibus et pejore
proposito, sic opibus potentiaque invalescant, metuendum sane.
ne totas civitates a fundamentis, quæ posuit natura convellant. Neque vero prohiberi tantæ ‘formidines sola hominum on
< possunt, præsertim quia multido ingens, fide Christiana rejecta, justas superbiæ pœnas in hoc luit, quod veritatem obcæcata . cupiditatibus frustra conquirit, ‘falsa pro veris amplexatur, sibique videtur sapere cum vocat malum bonum, et bonum
malum, ponens tenebras lucem et lucem et tenebras (2), Igitur Deus intersit, ac benignitatis suæ memor civilem hominum societatem respiciat necesse est. Quamobrem, quod vehementer |
alias hortati sumus, singulari studio constantiaque enitendum, : ut clementia divina obsecratione humili exoretur, virtutesque, :
quibus efficitur vita christiana revocentur. — Imprimis mb
- excitanda ac tuenda caritas est, quæ præcipuum vitæ christianæ firmamentum continet, et sine qua aut nullæ omnino sunt, aut. fructu vacuæ virtutes. Idcirco beatus Paulus Colossenses | abhortatus, ut vitium omne defugerent, variamque virtutum à |
laudem consectarentur, illud subjicit, super ommia autemn- hæc
caritatem habete, quod est vinculum perfectionis (3). Vere vin- . culum est perfectionis caritas, quia quos complexa est, cum Deo. ‘ipso intime conjungit, perficitque’ ut vitam animæ hauriant à
Deo, cum Deo agant, ad Deum referant. Debet vero caritas Dei es
cum caritate proximorum consociari, quia infinitam Dei boni- :
tatem homines participant, ejusque gerunt in se expressam.
imaginem atque formam. Hoc mandatum habemus a Deo, ut qui
diligit Deum, diligat et fratrem suum (%). Si quis dixerit quoniam diligo Deum, et e suum DURNE. Rs. est (6) ) 4 |
(4) Proverb. XIV, M9) fs, 20 en Coloss. ii, ne GE Jo. A [V, 21. — (6) Ib. | |