‹ Lettres apostoliques des S.S. Léon XIIIChapitre 78 sur 85 · US SE · texte numérisé non relu

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AL Histoire ont souvent été l’image db ane de ce qui devait se réaliser plus tard, avec cette différence que la bonté divine nous a * enrichis et comblés de bienfaits plus considérables, et que les % … péchés des chrétiens sont He au cachet d'une plus coupable: Due;

‘à ; n° a donc rien à redouter des attentats des hommes; mais les peuples qui ont dégénéré de la vertu chrétienne ne sauraient avoir la même mesente: Le péché rend les peuples misérables (1). Si les âges passés

nôtre serait-il l’objet d’une exception ? On peut reconnaître à bien 38 des signes que nous commençons à subir les châtiments mérités par

soit parfaitement en sûreté. Si les factions des méchants devaient poursuivre leur marche audacieuse, s'il leur réussissait de grandir en influence et en puissance, comme ils progressent en méchanceté et en inventions artificieuses, il serait à craindre qu'ils ne vinssent

social. Les seules ressources humaines seront impuissantes à prévenir de si formidables dangers, surtout à l'heure présente, où un . grand nombre d'hommes ont rejeté la foi chrétienne et subissent la “hu peine de ne org ueil. :

que, se souvenant de sa miséricorde, il jette un regard compatissant . sur la société humaine. C’est pourquoi Nous renouvelons ici l’instante exhortation que Nous avons déjà faite, de redoubler de zèle et de persévérance, en adressant au Dieu clément d’humbles supplications eten revenant à la pratique des vertus qui constituent la vie chré- . tienne. Il importe, par-dessus tout, d’exciter et d'entretenir la cha-

J laquelle les autres vertus n “existent pas ou demeurent stériles. C’est our cela que l’apôtre saint Paul, après avoir exhorté les Colossiens

à fuir tous les vices et à s'approprier le mérite des diverses vertus,

. ajoute : Mais, par-dessus out, ayez la charité, qui est le lien de la per-

. | fection (3). Oui, en vérité, la ‘charité est le lien de la perfection; car Mg

ceux qu'elle tient embrassés, elle les unit à Dieu lui-même ; par

| ressemblance de son Etre. Nous tenons de Dieu ce commandement : ie celui qui aime Dieu aime aussi son frère (4). Si quelqu'un dit :

x SU D CC SAPIENTLE CHRISTIAN », 410 JANVIER | 1890. je Ein

#0 pen n abandonne jamais ni d'aucune manière son Eglise. Celle-ci.

ont éprouvé la force expérimentale de cette vérité, de quel droit le

nos fautes. Que l’on examine l'état des sociétés modernes : un mal. domestique en consume plusieurs; nous n’en voyons aucune qui

à démolir les fondements mêmes que la nature a donnés à l'édifice

Aronnlés Due bus passions, ils cherchent onint la vérité. ET Elle les suit et ne leur laisse embrasser que l'erreur, etils se croient sages lorsqu'ils appellent mal le bien et bien le mal, lorsqu' ils mettent les ténèbres à la place de la lumière et la lumière d'la placé des ténèbres (2). Il est donc de toute nécessité que Dieu intervienne et

: rité, qui est le fondement principal de la vie chrétienne et sans

elle, leur âme reçoit sa vie de Dieu, vit avec Dieu et pour Dieu. Mais re l'amour de Dieu ne doit pas être séparé de l’amour du prochain, ce que les hommes ont été rendus participants de l'infinie bonté Dieu et qu'ils portent en eux-mêmes l'empreinte de son visage

me +4 et qe en “même Fee à haïsse son frère, il ment (5). Ce

LE

| ENCYGLIQUE DE S. S. LÉON x. me

Atque hoc de caritate nd divinus jus air novunr % 17

nominavit, non quod diligere homines inter se non aliqua jam lex, aut ipsa natura jussisset, sed quia christianum hoc diligenti plane novum erat atque in omni memoria inauditum genus. Quàa enim caritate Jesus Christus et diligitur a Patre suo et homines | ipse diligit, eamdem impetravit alumnis ac sectatoribus suis, at

cor unum ét anima una esse in ipso. possent, sicut ipse et Pater Es unum natura sunt. Hujus vis præcepti nemo ignorat quamalte

in christianorum pectus a principio descenderit et quales :quantosque concordiæ, benevolentiæ mutuæ, pietatis ,patentiæ, … jortitudinis fructus attulerit. Quidni opera detur exemplis

majorum imitandis? Tempora ipsa non exiguos admovent.ad

caritatem stimulos.Renovantibus impiis adversus Jesum Christum

odia, instauranda christianis pietas est, magnarumque rerum

effectrix renovanda caritas. Quiescant igitur, si qua sunt, dissidia : sileant certationes illæ quidem, quæ vires dimicantium tes

4 dissipant, nec ullo, modo religioni prosunt : colligatisque fide en

mentibus, caritate voluntatibus in Dei atque na rte Ut \ :

(ti upequurh est, vita degatur, sie Es

LES RC AG

Locus admonet hortari Abo A tie ut his præ ceptis et domos gubernare studeant, et liberos mature insti- . tuere. Initia reipublicæ familia complectilur, magnamque partem

- alitur intra domesticos parietes fortuna civitatum. [dcirco qui has divellere ab institutis christianis volunt, consilia a stirpe

exorsi, corrumpere societam domesticam maturant. A quo e0s scelere nec cogitatio deterret, 1d quidem nequaquam feri sine summa parentum injuria posse: naturâ enim parentes habent jus suum instiluendi, quos procrearint, hoc adjuncto officio, ut cum fine, cujus gratià sobolem Dei beneficio susceperunt, ipsa educatio conveniat et doctrina puerilis. Igitur parentibus est necessarium eniti et contendere, ut omnem in hoc genere pro- : pulsent injuriam, omninoque pervincant ut sua in potestate, sit. educere liberos, uti ES more christiano, anne tie

fnbibant impietatis. Cum de fingenda probe adolescentia agitur,

nulla opera: potest nec labor suscipi tantus, quin. eliam sins À

suscipienda majora. In quo sane digni omnium admirationti vf Y°Sunt Catholici ex variis RSAnAuss complures, Que suas phtenies

. & SAPIENTIÆ CHRISTIAN non pas en ce sens qu'une loi antérieure ou la nature elle-même n’eüt pas déjà commandé aux hommes de s’entr'aimer, mais parce

que le précepte chrétien de s'aimer de la sorte était véritablement.

nouveau et sans exemple dans le monde. Res

tion à ses disciples et à ses sectateurs, afin qu'ils puissent n'être

: dement, et avec quelle profondeur, dès lé commencement, il s’im- … planta dans les cœurs des chrétiens et avec quelle abondance il a produit des fruits de concorde, de bienveillance mutuelle, de piété,

vivons ne doit pas nous exciter médiocrement à pratiquer la charité. Puisque les impiétés se remettent à haïr Jésus-Christ, que les chré- . tiens redoublent de piété à son égard et se renouvellent dans la charité, qui est le principe des grandes choses ! Si donc quelques

dissensions ont éclaté parmi eux, qu'elles disparaissent ! Qu'elles cessent aussi, ces luttes qui dissipent les forces des combattants

sans profit aucun pour la religion ! Que les intelligences s'unissent - dans la foi, les cœurs dans la charité, afin que, comme cela est juste,

de l'amour des hommes |

leurs maisons et la première éducation de leurs enfants. La famille

… l'enceinte du foyer domestique que se prépare la destinée des Etats. Aussi bien, ceux qui veulent en finir avec les institutions chrétiennes s’efforcent-ils de s'attaquer aux racines mêmes de la famille et de la corrompre prématurément dans ses plus tendres rejetons. Ils ne se laissent pas détourner de cet attentat par la pensée qu'une telle entreprise ne saurait s’accomplir sans infliger aux parents le plus

naturel, d'élever ceux auxquels ils ont donné le jour, avec l’obliga-

jà

… de la jeunesse, on n’a jamais le droit de fixer de limites à la peine pr el boss qui en résultent, si grands qu'ils puissent être. Aussi s catholiq

4; PRE OS) CEE

2 », 10 saxvien 1890 295

en NE : ET « 1 Re 5 ip RE précepte sur la charité a été qualifié de nouveau par son divin Auteur,

- de patience, de courage. Pourquoi ne nous appliquerions-nous pas à imiter ces exemples de nos. pères ? Le temps même où nous.

= Nous ne voulons pas manquer ici d’exhorter spécialement les . pères de famille à régler d’après ces préceptes le gouvernement de

ues de toutes nations qui, en dépensant beaucoup.

ER effet, le même amour dont Jésus-Christ est aimé par son Père et par lequel il aime lui-même les hommes, il en a imposé l'obliga- …

qu'un cœur et qu’une âme, de même que, par nature, lui et son Père sont un. Personne n'’ignore quelle aété la force de ce comman-

est le berceau de la société civile, et c’est en grande partie dans

cruel outrage, car c’est à eux qu'il appartient, en vertu du droit.

tion d'adapter l'éducation et la formation de leurs enfants à lafin ‘pour laquelle Dieu leur a donné de leur transmettre le don de la - vie. C’est donc une étroite obligation pour les parents d'employer - leurs soins et de ne négliger aucun’effort pour repousser énergi- quement toutes les injustes violences qu'on leur veut faire en cette:

matière, et pour réussir à garder exclusivement l'autorité sur l’'édu- cation de leurs enfants. Ils doivent, d'ailleurs, pénétrer celle-ci dés principes de la morale’ chrétienne et s'opposer absolument à ce que rs enfants fréquentent les écoles où ils sont exposés à boire le 1este poison de l’impiété. Quand il s’agit de la bonne éducation

se

la vie tout entière s'écoule dans la pratique de l'amour de Dieu et

296 jose ENGYGLIQUE DE S. 8: Léox Ant Ke

pueris scholas magno sumptu, majore. constantid paravere Æmulari salutare exemplum, ubicumque postulare des tempora, decet; sed positum sit imprimis, omnino in puerorum animis plurimum institutionem domestican posse. Si adolescens ætas disciplinam vitæ probam, virtutumque christianarum : ne tamquam palæstram domi ÉRERRES magnum press habi- : tura salus est civitatum. ! ve Attigisse jam videmur, ques maxime res. hoc tempore sequi, quas fugere catholici homines debeant. — Reliquum est, idque vestrarum est partium, Venérabiles Fratres, curare ut vox Nostra quacumque pervadat, omnesque intelligant quanti referat … ea, quæ his litteris persecuti sumus, reipsa efficere. Horum officiorum non potest molesta et gravis esse custodia, quia jugum de Jesu Chrisii suave est, et onus ejus leve. — Si quid tamen difficilius factu videatur, dabitis auctoritate exemploque operam, ut acrius quisque intendat invictumque præstet a difficultatibus … ‘animum. Ostendite, quod sæpius ipsi monuimus, in periculoesse præstantissima, ac Summa expetenda bona: pro quorum conser- “vatione omnes esse patibiles labores putandos; ipsisque labo= ribus tantam remunerationem fore, quantam christiane acta vita maximam parit. Alioqui propugnare pro Christo nolle, oppugnare est; ipse autem testatur (1), negaturum se coram Patre | suo in cælis, quotquot ipsum coram hominibus profiteri in terriS 5e recusarint.— Ad Nos quod attinet, vosque universos, numquam profecto, dum vita suppetat, commissuri sumus, ut auctoritas, : … consilium, opera Nostra quoquo modo in certamine desideretur. rec Neque est dubium, cum gregi, tum pastoribus DR à Dei. 7 : pper, quoad debellatum erit, adfuturam. A LES Qua erecti fiducia, cælestium munerum auspicem, beuetalene 8 tiæque Nostræ tamquam pignus Vobis, Venerabiles Fratres, et - Clero populoque universo, quibus singuli præesiis, pose El De Ripiont peramanter in Domino impertimus. as . .

Datum Romæ apud Sanctum Petrum die X. Januarii anno. : MDCCCLXXXX, Hontneatus Nostri Duodecimo. je Fer

LEO PP. XI

(0 Luc. IX, 28.

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