‹ Lettres assyriennes et babyloniennes [microform]Chapitre 10 sur 36 · Le dieu Ashur affermit mon regne · texte numérisé non relu

Le dieu Ashur affermit mon regne

2. C'est-a-dire ou je m'en occuperai , ou je ferai tenir la tete elevee au patient.

lees par Arad- ilu Nana. La maladie etait regardee comme un chatiment du ciel. Pour la guerir, il fallait conjurer la colere de la divinite. Le role du medecin assyrien tenait done du pretre ou du devin au moins autant que de l'homme de l'art. C'esl ce qui ressort mieux encore d'une lettre de ilu Adad-shum-utsur : il declare que tel jour n'est pas bon pour visiter un malade, et il place aupres du patient des mashmash, e'est-a-dire des pretres, comme s'il avait present l'emploi de remedes d'ordre liturgique.

NI, recto : Au roi, mon maitre, ton serviteur ilu Adadshum-utsur. Salut au roi, mon maitre. Que le dieu Nabu et le dieu Marduk benissent le roi, mon maitre. Pour les deux (individus) de la maison neuve, et pour i^Sin-pir-ukin 1 , au sujet desquelsle roi m'a mande : Va, visite-les. Voici, le roi, mon maitre le sait, un officier m'a conduit a la maison de Dani, vers son fils. J'ai rempli mon office. Sa faiblesse est grande, il est tres malade . Verso : Comme a son cbevet je me suis tenu, ce jour n'est plus bon pour aller (voir les autres malades). Demain matin, j'irai, je les verrai*, leur etat au roi je dirai. J'etablis des mashmash, ils s'acquittent de leur office.

Les pratiques rituelles tenaient d^ailleurs une grande place dans la vie de tout Assjrien, malade ou non. Doue d'une foivive en la puissance dela divinite et en son intervention incessante dans les choses humaines, ce peuple avait pousse jusqu'aux dernieres exagerations de la superstition et du polytheisme un sentiment religieux tres profond. Pas une revolte n'eclatait, pas une expedition n'etait entreprise que le roi ne consultat sur leur issue un oracle celebre. On a retrouve et publie des series entieres de ces consultations 2 . Quelques-unes de nos lettres rentrent dans

Page 1