ETTRE DU DUC DE SAINT SIMON A CHAUVELI
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S. vi
-: 714 <- OLIVET (Pierre-Joseph Thoulier, abbé dJ), célèbre humaniste et littérateur, éditeur de Cicéron, maître de Voltaire, membre de l'Académie française (1723), continuateur de Pellisson, n. à Salins, 3o mars 1682, m. à Paris, 8 octobre 1768. 1 0 L. A. S. à M ... ; Paris, 1 5 octobre 1 738, 4 p. in-4. — P . de Le Vasseur d'après Restout.
Très intéressante lettre ou il examine les moyens d'obtenir un sauf-conduit pour Jean-Baptiste Rousseau, qui a besoin de venir de Bruxelles à Paris pour une affaire urgente.— (Le poète vint à Paris incognito peu de jours après. V. lettre n<> 709.)
2U L. A. S. de son initiale à Voltaire; Paris, 7 septembre (1.767), 3 p. in-4.
Curieux document ou il donne des renseignements sur sa vie. Il déclare être né à Salins le 3o mars 1682 (ce qui rectifie la date du 1 avril donnée par les biographes). « Comme le Roi signe aujourd'hui, l'an de grâce 1767 et de mon règne le 52°, je pourrois signer aussi, et de ma sortie des jésuites le 52°, car je les quittai peu de jours après la mort de Louis XIV. » Il explique qu'Olivet est son nom de famille. C'est aussi le nom d'un très petit fief situé entre Lons-le-Saulnier et Poligny. « Quoique mon patrimoine fût réduit à six ou sept mille livres de rente, il m'a sauvé de toute ambition et m'a interdit les bassesses que font les gens de ma robe pour se faire donner les forêts et les étangs que les ducs d'Aquitaine ou les comtes de Champagne ont laissez pieusement à l'Église. « Il fait ensuite l'éloge du Siècle de Louis XIV. « Je le crois celui de vos ouvrages en prose que vous avez le plus soigne. La beauté du style y répond à la dignité du sujet. «
4 7 1 5 * HÉNAULT (Charles -Jean- François), président au Parlement, célèbre historien, ami de Voltaire et de Madame du Deffand, membre de l'Académie française (1723), n. à Paris, 6 janvier i685, m. dans la même ville, 24 novembre 1770.
L. S., avec la souscription autographe, au roi Louis XV; 5 janvier 1766, 1 p. in-4. — P. de Littret.
Superbe lettre de condoléances sur la mort du dauphin (décédé à Fontainebleau le 20 décembre 1765). « La consternation est générale; on oublie le malheur de l'État pour porter ses regrets sur la personne du prince le plus parfait qui soit sorti des mains de Dieu. Il nous l'a envié et en a fait un saint au lieu d'un grand roi. Xos neveux lui auroient obéi, et nous l'invoquerons. »
■y 716 <- DESFONTAINES (l'abbé Pierre-François Guyot), critique, fameux par ses querelles avec Voltaire, n. à Rouen, i685,m. 1 6 décembre 1745.
L. A. S. à Jean-Baptiste Rousseau, à Bruxelles; Paris, 20 novembre 1735, 3 p. 1/2 in-4, cachet. (Coll. Gautliier-Lctcliapelle.) — P.
rrès curieuse épître ou il sollicite l'honneur d'être en relations avec Jean-Baptiste Rousseau.il a eu de grandes querelles à son sujet avec Voltaire, « qui est, dit-il, mon ami depuis bien des années. » Il lui a représenté combien il est triste de voir les deux poètes les plus illustres du siècle se déchirer entre eux. « Enfin, Monsieur, je me suis mis dans l'esprit de vous réconcilier. » — (Loin d'arriver à son but, l'abbé Desfontaines se brouilla avec Voltaire, qui, dès lors, lui fit une guerre acharnée dans ses écrits.)
717 <- MARIVAUX (Pierre Carlet de Chamblain de), un de nos meilleurs auteurs dramatiques, membre de l'Académie française (1743), n. à Paris, 4 février [688, m. dans la même ville, 17 février 17(53.
L. A. à Laujon (le poète comique); ce samedi, i p. in-8. Très rare. (Coll. Chambry .) — P.
Très jolie lettre où il le prie de lui renvoyer la copie de sa petite pièce la Provinciale. « Je la rendray incessamment pour estre jouée quand on voudra luy faire cet honneur là, et Monsieur Laujon m'obligera beaucoup de vouloir bien m'envover cette copie en vertu de laquelle même il m'écrivit pour oster de la pièce quelques personnages de femme qu'on ne sçavoit comment remplir... »