L. A. S/; Paris, 3i juillet 186G, 4 p. in-8. — P. / T^V'c^-y
Très curieuse épitre à un romancier et dans laquelle il lui mande que s'il n'a pas rendu compte de ses romans, c'est parce qu'il croyait que A
son correspondant avait choisi un critique plus jeune pour remplir cette L^^/VT^^^-j mission. Intéressantes considérations à ce sujet. Il termine par cette phrase : « Portez-vous bien et que M. de Bismark vous soit léger !»
4 871 ■+ DUMAS (Alexandre), un des plus grands et des plus féconds romanciers
de ce siècle, n. à Villers-Cotterets, 24 janvier i8o3, m. à Dieppe, 5 décembre 1870.
L. A. S. à Charles Nodier (le célèbre écrivain); (Paris, janvier 1 84 1 ), 3/4 de p. in-4. — P-
Très curieuse épitre sur son désir d'entrer à l'Académie française. « Croyez-vous que j'aurais en ce moment des chances à l'Académie? Voilà Hugo passé (il avait été élu le 7 janvier en remplacement de Népomucène Lemercier). Tous ses amis étaient à peu près les miens. Voyez donc à la prochaine séance avec Casimir Delavigne, qui me porte quelqu'intérèt, à vous recorder. Si vous voyez que la chose prit quelques consistances, montez à la tribune académique et dites en mon nom à vos honorables confrères quel serait mon désir de siéger parmi eux; faites valoir mon absence toutes les fois que j'ai pensé que ma présence serait un embarras ; enfin dites de moi tout le bien que vous en pensez et même celui que vous ne pensez pas. Si vous ne voyez pas de chances, bouches closes, »
Nous donnons en fac-similé la dernière phrase de cette précieuse lettre. Malgré l'éminent patronage sous lequel Alexandre Dumas avait placé sa candidature, elle n'eut point de succès. Le grand romancier n'entra jamais à l'Académie française.
*- 872 * QUINET (Edgar), célèbre écrivain, philosophe et homme politique, auteur d'Ahasvérus, n. à Bourg (Ain), 17 février i8o3,m. à Versailles, 27 mars 1875. i° L. A. S. au libraire Berger, à Strasbourg ; Charolles, 1 1 mai i832, 4 p. in-8. — P.
Piquante épitre relative à une nouvelle édition de sa traduction de Herder. « Si vous la faites en mon absence, ne manquez pas de faire disparaître du premier volume la dédicace à ce Cousin et de mettre à la place celle qui est adressée à Creuzcr dans le troisième volume. Je tiens absolument à ce point, connaissant aujourd'hui ce drôle pour ce qu'il est
2° L. A. S. à La Mennais; 22 janvier 1842, 1 p. 3/4 in-8. — (Voir le fac-similé, page 3ol).)
Très lulle lettre où il le prie de venir dîner chez lui le jour qui lui plaira le mieux. « Ce serait pour ma femme, ma sœur et quelques amis, un véritable bonheur de pouvoir seulement vous offrir leurs hommages. Pour nous tous ce serait une fête dont nous garderions longtemps le souvenir. »