‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 167 sur 312 · L. A. S. au professeur Geaten, à Halle (Souabe); Caris- ^ /J · texte numérisé non relu

L. A. S. au professeur Geaten, à Halle (Souabe); Caris- ^ /J

ruhe (grand-duché de Bade), 3 août 1807, 3 p. in-4. — P. ^£^4^^^^>>ÇL^ rs/Z*.

Jolie et amusante épitre. Il parle entre autres du poète Ausone et de l'af- ^ fectation de son style, qui est tout le contraire de la simple nature. « Einer ■ Rômerin steht ein schônes Gewand schôn, aber einem Màdchen von der Donau ein Deutsches. »

4- 1049 ^ HEER.EN (Arnold-Hermann-Ludwig), célèbre historien et grand érudit, auteur des Idées sur la politique et le commerce des peuples de l'antiquité, n. à Arbergen, près de Brème, 25 octobre 1760, m. à Goettingue, 7 mars 1842.

L. A. S. à Depping (Georges-Bernard, savant polygraphe, n. à Munster, 1784, m. à Paris, 1 85 3 ), à Paris; Gœttingue, 10 décembre 1827, 3 p. in-4. Légère déchirure par la rupture du cachet. — P.

Intéressante lettre. En réponse à Depping qui l'avait remercié d'un article bienveillant, il lui dit qu'il est charmé d'entrer en rapport avec lui et d'avoir en sa personne un correspondant aussi bien informé à Paris. Il est bien, en qualité d'associé de l'Académie des Inscriptions, en relation avec plusieurs savants français, mais sera charmé d'avoir quelqu'un avec qui il puisse correspondre en allemand. Il parle avec détails de sa nouvelle édition des Idées sur la politique et le commerce des peuples de l'antiquité. Il termine en souhaitant que les rapports entre savants allemands et français deviennent toujours plus actifs et compare d'une manière intéressante le génie littéraire des deux peuples.

4 io5o ~fr MATTHISSON (Friedrich von), poète lyrique estimé, n. à Hohendodeleben (Saxe prussienne), 23 janvier 1 761 , m. à Wœrlitz, près de Dessau, 12 mars i83i.

L. A. S. au docteur Sondershausen, à Weimar; Stuttgart, 19 décembre 1823, 3 p. pl. in-8, cachet représentant une lyre. — P. de Tischbein.

Jolie épitre littéraire. 11 le remercie de ses éloges, mais il ne peut par contre louer sans restriction les essais dramatiques du docteur; ils témoignent sans doute d'une grande facilité de travail, mais laissent à désirer sous le rapport de la versification, qui est souvent dure et peu harmonieuse; il l'engage à prendre pour modèle Gotter (poète, qui fonda avec Boïe, à la fin du dix-huitième siècle, l'Almanach des muses de Gœttingue), Gotter qui maniait l'alexandrin en maître, « Gotter war in diesem Versmaas ein Meister. »

* io5i ■* KOTZEBUE (August-Friedrich-Ferdinand von), célèbre et fécond auteur dramatique, auteur de Misanthropie et Repentir, fameux pamphlétaire anti-libéral, n. à Weimar, 3 mai 1 761, assassiné parSandàMannheim, 2 3 mars 1 819.

L. A. S. au libraire Kummer, à Leipzig; Kœnigsberg, 7 décembre 1 8 1 5 , 2 p. in-4, cachet. — P. de Boit gravé par Gaucher.

Très belle lettre. II lui est impossible de livrer plus rapidement le travail qu'il fait pour la librairie Kummer (une histoire d'Allemagne); ce n'est pas faute de bonne volonté, mais il est malade, et « ce n'est pas gai, dit-il, quand on est dans la misère, treize enfants à nourrir et une santé délabrée à

l'âge de cinquante-cinq ans, de J "" r\. /%■ y

peiner sur un travail aussi mal j^^X //h >^yK/N-> /^p^TW

* io52 -5- KALB (Charlotte Marschalk von Ostheim), écrivain de mérite et femme supérieure, qui fut intimement liée avec Schiller, puis avec Jean Paul Richter, n. à Waltershausen (Thuringe), 25 juillet 1761, m. à Berlin, 12 mai i8q3.

L. A. S. à Wilhelm von Wolzogen (beau-frère de Schiller); Berlin, 10 février, 3 p. in-4. — p-

Belle lettre relative à des questions d'intérêt. Elle termine en parlant de Schiller : » Ihre Freundschaft lieber Herr Vetter ist mir unendlich theuer, ich erinnere mich Sie mit herzlichen Gesinnungen. Viele freundschaftlichen Empfehlungen Ihrer Frau Gemahl (in), und Fr. von Schiller. »

S. vi

-s io53 * FICHTE (Johann-Gottlieb), célèbre philosophe, rival de Kant, n. à Rammenau, près de Bischoffswerda (Saxe), 19 mai 1762, m. à Berlin, 27 janvier 1814.

L. A. S. au pasteur Borowski, à Kœnigsberg; Krochow, 2 3 décembre 1 79 r , 3 p. in-4. — P.

Jolie lettre. Détails sur la vie agre'able qu'il mène chez ses excellents amis de Krochow. Il ne sait plus du tout ce qui se passe à Kœnigsberg et prie Borowski de passer chez son libraire pour voir où en est l'impression de son volume. — (Il s'agit de son premier livre, Essai d'une critique de toute révélation.)

1054 -* SEUME .(Johann-Gottfried), littérateur et poète d'un noble caractère, n. à Poserne, près de Weissenfels (Saxe), 29 janvier 1763, m. à Teplitz, i3 juin 18 10.

L. A. S., en français, au baron Frédéric-Guillaume de Hohenthal, «mon patron le plus respecté»; Leipzig, 2 1 octobre 1 780, 3 p. in-fol. — P.

Superbe lettre pleine de témoignages de reconnaissance pour ses bienfaits. Il sollicite un nouveau secours. « Les dons que vous m'avez donnés les derniers jours sont déjà emploies. Par ce que je ne pouvois pas acheter les livres d'un antiquaire, car ceux qu'on a dans les leçons académiques étoient promptemcnt vendus, je les ai achetés des libraires, et à cause de cela ils coutoient beaucoup plus... »

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4- io55 + RICHTER (Jean-Paul-Friedrich), célèbre littérateur et romancier philosophe, dont les ouvrages se distinguent par l'originalité, la profondeur et la délicatesse de la pensée, mais manquent parfois de naturel, auteur de Y Immortalité de l'âme, n. à Wunsiedel (Bavière), 21 mars 1763, m. à Bayreuth, 14 novembre 1825. L. A- S. à l'empereur de Russie Alexandre I; Bayreuth, 9 février 181 5, 4 p. pl. in-4. — P.

Superbe lettre signée Jean Paul Friedr. Richter, ce qui est très rare. Il prie l'empereur Alexandre de lui faire rendre la pension qui lui avait été octroyée par le ci-devant grand-duc de Francfort, mais qui lui a été retirée en 1814. Il rappelle qu'il a écrit en faveur de la liberté de l'Allemagne, sans crainte de s'exposer à la colère d'un Davout (l'illustre maréchal de l'Empire, gouverneur de Pologne), et il ajoute ensuite : « Ich wende mich an das Herz Alexanders, da die wohlwollende Vorsehung gerade im Jahrhunderte des Egoismus die Menschenliebe auf den hôchsten Thron Europas gesetzt. »

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