‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 173 sur 312 · LETTRE DE THEODOR KOERNER A SON PÈRE — FRAGMENT · texte numérisé non relu

LETTRE DE THEODOR KOERNER A SON PÈRE — FRAGMENT

S. vi

wuchern lâsst. Mein ganzcs Geschichts Studium hab ich blos dcr Poésie wegen gewàhlt, weil sie mit ihr in der hôchsten Vereinigung steht, und ohne ihr grundliches Studium kann die andere nicht zur Blùthe gelangen. » Il parle de la guerre qui ne peut "manquer d'éclater bientôt ; ce sera, dans ce cas, un devoir sacré pour lui d'y prendre part. «On parle toujours de se sacrifier pour la liberté, mais on recule devant le sacrifice. Je sais bien que seul je ne puis rien changer à la situation, mais si chacun en dit autant, comment en sortirons-nous? On prétendra sans doute que je suis destiné à mieux (qua prendre les armes), mais il n'y a rien de plus beau que de combattre ou de mourir pour ce qu'on sait être le devoir le plus sacré qui soit au monde. — Man spricht so vicl von Aufopferung fQr die Freyheit, und bleibt hinter dem Opfer. Ich weiss wohl, dass ich der Sache den Aussclilag nicht gcben wûrde, aber wenn jedcr so denkt, so muss /-\ das ganze untergehn. Man wird vielleicht sagen, ich sey zu etwas bessern / / A Q bestimmt, aber es giebt nichts besseres, als dafûr zu fechten oder zu sterbcn. Upe-^-^-^L^^was man als das hôchste im Leben erkennt. » /

h~ 1088 -* SCHWAB (Gustav), célèbrepoète lyrique, un des représentants les plus éminents, en même temps que Ludwig Uhland et Justinus Kerner, de l'école poétique souabe, n. à Stuttgart, 19 juin 1792, m. dans la même ville, 4 novembre i85o. L. A. S. au baron de Rumohr, à Rothenhausen ; Stuttgart, 7 juin 1823, 2 p. in-4. Déchirure. — P.

Intéressante épitre littéraire. Il le remercie de son article sur Holbein, et il le fera insérer au plus tôt dans sa Revue. Comme Boisserée (critique d'art estimé) s'absente pour trois mois, et que cet excellent collaborateur lu; fera défaut pendant ce temps « je compte, dit-il, sur vous pour de nouveaux articles, d'autant plus que le directeur Schorn (autre critique d'art célèbre) ne reviendra qu'à la fin d'octobre; il est actuellement à Florence et n'a quitté Rome qu'avec douleur et larmes. — Er bat Rom mit Schmerzen und unter Thrânen verlassen. »

-y 1089 MÙLLER (Wilhelm), poète lyrique, qui a célébré la révolte des Grecs contre les Turcs, n. à Dessau, 7 octobre 1794, m. dans la même ville, 1 octobre 1827. Italiânisches Volkslied, pièce de vers autographe signée, 2 p. in-4. — P-

Très belle pièce intitulée Italianise/tes Volkslied (chant populaire italien). Voici le texte de cette remarquable poésie :

O Tod du mitleidsloser

Was that ich dir zu Leide ?

Du raubtest mir mein Mâdchen,

Sie, aile meine Freude !

Bei Nacht und auch bei Tage,

Beim rothen Morgenscheine, Noch nie hab'ich ein Mâdchen Gesehn von solchem Preise, Wie meine Katharine, Sie aile meine Freude! »

* 1 090 •* RANKE (Leopold von), illustre historien, auteur de Y Histoire des Papes, de 1 Histoire de l'Allemagne an temps de la Réforme, de YEspagne sons Charles- Quint et de Y Histoire de Wallenstein, n. à Wiehe (Thuringe), 21 décembre 1795. L. A. S. à Cari Spenner ; Berlin, 12 juin 1826, 2 p. 1/2 in-4, cachet.

mais ^ '^(W&W.

Jolie lettre. Il s'excuse de ne pouvoir livrer jusqu'à nouvel ordre le travail demandé, ses nombreuses occupations ne lui laissent pas un instant de loisir. Intéressants détails.

* 1091 -s- I MME R MANN (Karl-Leberecht), célèbre auteur dramatique et romancier de l'école romantique, n. àMagdebourg, 2qavril 1796, m. à Dusseldorf, 25 août 1840.

L. A. S. (au poète Ludwig Tieck); Dusseldorf,4 mai 1834, 4 p. in-4. Léger raccommodage. — P.

Très intéressante épitre relative à ses travaux littéraires. Il demande des conseils à Tieck, qu'il traite de Maitre avec le plus profond respect, et lui annonce que son drame de Andréas Hofer a obtenu un grand succès sur le théâtre de Dusseldorf, ce qui lui a rendu courage, car depuis des années, et depuis que sa trilogie A' Alexis avait reçu du public un accueil plus que froid, il était à se demander si le talent dramatique ne lui faisait pas défaut ; le succès qu'obtient I lofer le rassure à cet égard.

S. vi

*• 1092-;- PLATEN HALLERMÛND (August, comte de), l'illustre poète lyrique, n. à Ansbach (Bavière), 24 octobre 1796, m. à Syracuse, 5 décembre 1 835.

L. A. S. à Max von Gruber, à Ratisbonne; Erlangen, 18 février 1824, 3 p. gr. in-4, cachet. — P.

Belle et piquante épitre où il est question de sa comédie Der glâserne Pantoffel. Il dit en avoir envoyé un exemplaire au major Knebel, dans l'espoir que celui-ci la mettrait sous les yeux de Gcethc. « Toutefois, ajoute-t-il, il me l'a retournée accompagnée d'une lettre remplie des plus grossières injures; non content de déverser sa bile sur mes Ghasellen (un de ses premiers recueils de poésies), il prétend que ma comédie est une production dont il est impossible de parler, un mauvais ouvrage ; il traite mon Apollon de pantin, et mes muses de vulgaires filles d'auberge. — Ich schickte ein Exemplar an Major Knebel, in der Hoffnung, dass dieser es vielleicht Goethe mittheilen kônnte ; allein er sandte mir's mit einem Brief der grôbsten Verwùnschungen zurûck. Nachdem er seine ganze Galle ùber meine Ghaselen ausgeleert, nennt er die Komôdie ein Ding, wovon gar nicht die Rede seyn kônne. Es wàre ein verunglùcktes Machwerk, mein Apoll ein Kasperle und meine Musen Dienstmâdchen. » Dans le corps de la lettre se trouvent des vers sarcastiqucs à l'adresse du major Knebel.

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