‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 208 sur 312 · LEKAIN (Henri-Louis Caïn, dit · texte numérisé non relu

LEKAIN (Henri-Louis Caïn, dit

L. A. S. à un acteur comique; Paris, 28 novembre 1776, 2 p. 3/4 in-8. — P. de Littret.

Lettre des plus curieuses où il lui mande que l'acteur Augé a abandonné ses camarades au milieu du voyage de Fontainebleau et a été remplacé provisoirement par Dazincourt. Lekain est d'avis que son correspondant aurait été choisi pour remplacer Augé, si celui-ci. n'était pas revenu. « Votre personnel et votre famille vous auraient ouvert la porte d'une maison où vous devés avoir le fauteuil... Il est vrai que l'on ne me fait pas l'honneur de me consulter en rien. On me regarde comme un vieux pédant qui n'a que de vieilles idées, et pour protocole, la vieille loy. Comme je ne puis pas me refondre et me mettre en tout à la mode, je demeure tapis dans mon coin, en attendant l'heureux moment de me retirer d'une société jadis remplie de gens à talent, d'esprit et de goût; mais touts ces gens sont morts pour le public. Et leurs successeurs... et leurs successeurs... Ah ! bon Dieu ! quels héritiers d'un si bel empire ! c'est vraiment la dépouille d'Alexandre. »

* 1 3 5 3 * MOLE (François-René), célèbre acteur comique du Théâtre-Français, le rival et le successeur de Bellecour, membre de l'Institut ( i 7 q 5 ) , auteur de Mémoires, n. à Paris, 24 novembre 1734, m. dans la même ville, 11 décembre 1802.

L. A. S. à son camarade Desbarreaux, à Toulouse; Bordeaux (où il donnait une série de représentations), 8 fructidor an VIII (26 août 1800), 3 p. in-4. Très belle pièce. — P. de Saint-Aubin.

Intéressante lettre sur les offres qu'on lui a faites d'aller donner des représentations à Toulouse. Il a demandé trois cents francs par représentation et une soirée à son bénéfice. « Il pourrait arriver qu'au lieu d'une somme fixée que je demande par représentation, on s'avisât de me proposer une part quelconque; or tu sauras que cette manière de rétribution est un tourment pour moi. L'idée du vol me révolte et, comme je le supposerois imperturbablement, ce n'est certainement point ce marché-là que j'accepterois. »

•5- 1 354 ^ GRAND-MÈNIL (Jean-Baptiste Fàuchard de), avocat au Parlement de Paris et conseiller de l'Amirauté, acteur du Théâtre-Français (1 790), un des plus brillants interprètes des pièces de Molière, membre de l'Institut (1795), n. à Paris, 19 mars 1737, m. dans lamème ville, 24 mai 1816.

L. A. S. à M. de Cormeille, avoué, à Paris; 12 frimaire an XIV (4 décembre i8o5), 2 p. 3/4 in-8. (Coll. Cottenet.)

Belle lettre où il déclare que, convalescent d'une maladie de deux mois, il ne peut assister à aucune des délibérations de ses camarades de la Comédie-Française.

Page 1