‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 212 sur 312 · e- DÉJAZET (Pauline-Virginie · texte numérisé non relu

e- DÉJAZET (Pauline-Virginie

L. A. S. à M. Lefebvre; Saint-Etienne, jeudi, août 1854, 4 p. pl. in-8. Très belle pièce. — P.

Charmante épitre, pleine de cœur. Elle a été désolée de n'avoir pu, à cause de son état de souffrance et de fatigue, assister à son banquet. Elle est très satisfaite de ses représentations à Saint-Etienne. Les soirées lui ont rapporté plus de quatre cents francs en moyenne. « Cela m'a rappelé notre cher Lyon du côté de l'argent ! mais du côté du cœur, il est toujours veuf. »

* 1 376 -6- PROVOST (Jean -Baptiste -François ) , célèbre sociétaire du Théâtre- Français, n. à Paris, 28 janvier 1798, m. dans la même ville, 24 décembre 1 865 .

i° P. S., signée aussi par Louis-Benoit Picard (le célèbre auteur comique, n. à Paris, 1769, m. 1828), directeur de l'Odéon ; Paris, i5 décembre 18 1 9, 1 p. in-fol. (Coll. B. Fillon.) — P.

Curieux document. C'est l'engagement de Provost au second Théâtre-Français, « pour y jouer les premiers, seconds et troisièmes rôles dans les deux genres, et, au besoin, les confidents », moyennant un traitement fixe de quatre mille francs. — (Provost resta à l'Odéon jusqu'en 1828, passa à la Porte-Saint-Martin et enfin débuta, en 1 83 5, au Théâtre- Français, qu'il ne quitta plus depuis.)

2° L. A. S. à Auguste Romieu (le publiciste); 3o mars 1 852, 3 p. in-8, enveloppe. Jolie pièce.

Intéressante lettre relative à la demande qu'avait faite le docteur Archambault d'ouvrir une maison de santé, bien qu'il fût attaché au service de Charenton.

* 1 377 ARNAL (Étienne-Nicolas-Joseph), un des comiques les plus originaux de notre siècle, n. à Paris, 3i décembre 1798, m. à Genève, 7 décembre 1872.

i° Pièce de vers aut. sig., 3/4 de p. in-8. Jolie pièce. — 20 Pièce autographe, prose et vers; (Paris, 1837), 1 p. 1/2 in-4. Très belle et très intéressante pièce. (Coll. Dubrunfaut ) — P.

Très curieux document où il donne sa biographie. Il déclare être né à Paris le 3 1 décembre 1798 et être entré en 1812 aux pupilles de la garde, d'où il sortit en 1814. Il exprime, en huit vers, les raisons qui lui firent quitter le service. Puis il raconte qu'il entra alors chez un fabricant de boutons, nom mé Hesse, et qu'en même temps il s'exerçait à jouer au théâtre de Doyen. 11 cite à ce sujet un passage de son épître en vers à Bouffé, et termine en disant qu'il entra au Vaudeville en 1827. — (C'est par erreur que le dictionnaire de Vapereau dit qu'Arnal naquit à Meulan le 1 février 1794.)

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