L. A. S.àColbert; Port- Royal, 3 juillet (1672), 1 p
3/4 in-4, cachet brisé. Belle pièce. — P. d'Odieuvre.
Curieuse épître dans laquelle la duchesse sollicite la suspension des poursuites exercées contre elle en Normandie par les gens du Roi.
Elle s'engage à fournir bientôt les papiers qui établiront ses droits en l'affaire pendante.
* 2049 * PASCAL (Gilberte), sœur de Biaise Pascal, dont elle a écrit la vie, épouse de Florent Périer, n. à Clermont-Ferrand, 7 janvier 1620, ni. à Paris, 25 avril 1687.
P. S., avec huit mots autographes; 8 septembre 1673, 3/4 de p. in-fol. Très rare. (Coll. B. FillOn.) Elle déclare, > .
comme veuve et héritière de Florent Périer, avoir reçu la somme qui lui restait due par les héritiers de feu M. Gras, avocat général en la cour des aides de Clermont-Ferrand.
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FEMMES GELÈBRES
* 2o5o s- MIRAMION (Marie Bonneau, dame de), femme célèbre par ses vertus et par sa bienfaisance, fondatrice de la communauté delà Sainte-Famille, n. à Paris, 2 novembre 1620, m. dans la même ville, 24 mars 1696.
P .S. ; Paris, 1 3 décembre 1692, 3/4 de p. in-4 oblong, cachet de la Congrégation des filles de Sainte-Geneviève. Très rare. (Coll. Lucas de Montigny.)
Très intéressant document. Elle consent, en sa qualité de supérieure des filles de Sainte- Geneviève, à ce que sœur Elisabeth de Lorraine, qui appartient à sa communauté, obtienne du Roi toutes lettres de légitimation et de naturalité qui peuvent être nécessaires.
*■ 2o5i * LANCLOS (Anne, dite Ninon de), célèbre courtisane, d'une intelligence supérieure, qui reçut dans son salon les plus beaux esprits de son temps, amie de Molière, n. à Paris, 10 novembre 1620, m. dans la même ville, 17 octobre 1705.
L. A. S. à M. de Bonrepos (un de ses plus chers amis et un des habitués de son salon), 2 p. 1/2 in-8, cachet. Pièce des plus importantes et de la plus grande rareté. (Coll. Dubrunfaut.) — P.
Précieuse lettre, dont voici le texte : « Quant vous songes à moy, créiés bien que vous ne songés pas à une ingrate. J'avois mesme quelque pettit dépit d'avoir appris que vous estiés venu chés Mademoiselle de Scudéry sans venir icy. Quant l'on est en train de voir les vielles du quartier, je sens la préférence. Pour les jeunes, je ne prétands rien sur leur droits d'amuser plus tart que l'on ne croit. Disposés d'une entreveue. Mandés quant vous voudrés que je vous atande icy ou que je vous trouve allieurs. » — (Les lettres autographes signées de Ninon de Lanclos sont d'une extrême rareté.)
± 2052 ■* LANCLOS (Anne de).
L. A. (à la marquise de Villette, tante de Madame de Maintenon); (Paris), 1 septembre(vers 1672), 3 p. 1/2 in-4. Très belle et très remarquable pièce, d'un grand intérêt. (Coll. Chambry.)
Superbe lettre, qui commence ainsi: « Je dois aux charmes de vostre esprit et de votre politesse, Madame, les choses trop flateuses qui sont dans la lettre que vous me faites l'honneur de m'écrire, mais il y a une vérité dont je ne veux pas m'oster le plaisir, vous avés connue la diférence que je fesois de vous à toute les autres femmes et n'avés pas dédégné d'estre un peu sensible à mon goût. Vous le donnés à tout ce qui vous voit. Ma vanité va jusques à croire que je vas plus loin que les autres dans ce santiment et que par là je mérite quelque chose de vous. Acordés le à ma véritable tendresse et à tout ce que je sens pour tout ce qui vous touche. Les peines vont vous chercher jusques à Marcilly. Mademoiselle votre fille en a esté une bien grande. Voir souffrir est égal à souffrir soy même...» Elle parle ensuite de l'abbé de Châteauneuf, « qui, dit-elle, vous ayme et vous estime plus que personne, « du fils de la marquise et du comte de Fiesque, auquel la marquise a donné la qualité de follet.
■5- 2053 ^ LANCLOS (Anne, dite Ninon de).
P. S., sur vélin ; Paris, 2 5 mai 1689, 1 p. in-8 oblong, timbre de la généralité de Paris. Rare.
Elle déclare avoir reçu la somme de quatre cent cinquante livres pour un semestre d'une rente constituée le i3 mai 1684 sur les aides et gabelles. — (On voit par cette signature et par celle de la lettre à M. de Bonrepos que le nom de cette femme célèbre doit être orthographié Lanclos et non Lenclos , contrairement à ce qu'ont dit tous les biographes, même Jal, à qui on doit la découverte de la véritable date de naissance de Ninon et de très curieux documents sur elle.)
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