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REVOLUTION FRANÇAISE
^ 336 * DANTON (Georges-Jacques), député de Paris à la Convention, un des plus grands hommes qu'ait produits la Révolution, n. à Arcis-sur-Aube, 28 octobre 1759, décapité à Paris le 5 avril 1794.
P. S., signée aussi par Roland, Clavière, Monge et Le Brun; Paris, 17 août 1792, 1 p. 1/2 in-fol. (Coll. A. Sensier.) — P. de Bonneville.
Pièce historique qui porte les signatures des membres du ministère du 10 août, saut celle de Servan, ministre de la guerre. Ampliation de l'arrêté du Conseil exécutif provisoire ordonnant que, par suite de l'arrestation à Sedan des commissaires de l'Assemblée nationale, le général La Fayette remettra à Dumouriez le commandement de l'armée du Nord et viendra surle-champ à Paris pour rendre compte de sa conduite. — (La Fayette n'obtempéra pas à cet ordre, mais il quitta son armée le 19 août et il fut arrêté par les Autrichiens , qui le retinrent captif jusqu'en 1797.
—Voir la pièce signée par La Fayette et ses vingtdeux compagnons de fuite, n» 327.)
4- 337-* BONCHAMP (Charles-Melchior-Artus de), le célèbre chef vendéen, n. en Anjou, 1759, m. de ses blessures près de Chollet le 18 octobre 1793.
L. A. S. à Massonneau, commandant à Lire; Saint-Florent-le-Vieil, 6 avril 1793, 1 p. 1/2 in-4. Très rare. (Coll. B. Fillon.) — P.
Curieuse épître où il déclare que la destruction des contrats d'acquêts des biens nationaux est une chose illusoire dans son effet, « car mon opinion est que presque toute les ventes ou, pour mieux dire, touttes entièrement seront annullées. »
■3- 338 * BUZOT (François-Nicolas-Léonard), député de l'Eure à la Convention, un des chefs du parti girondin, ami de madame Roland, n. à Evreux, 1 mars 1760, m. près de Saint-Emilion en juin 1794.
L. A. S. à son ami Vallée, député de l'Eure à la Convention, à Evreux; 1 juin 1794, 1 p. in-4. — P-
Précieuse lettre, probablement la dernière que Buzot ait écrite. Sur le point d'être découvert et prêt à fuir, il lui fait ses adieux et ses recommandations. « Si vous me survivez, ne m'oubliez jamais. Vous savez mieux que personne si je méritai l'estime et l'amour des gens de bien. Je vous prie surtout de vous intéresser au sort de ma femme et de lui donner tous les soins qui dépendront de vous. Je ne sais où la pauvre infortunée s'est retirée ny comment elle peut subvenir à ses'besoins. Mais enfin cet état de choses ne peut pas être durable : il faut que la justice reprenne aussi son cours. Ma femme pourra donc réclamer ses droits sur les fonds immobiliers qui me restent et qu'on n'a pu détruire. Cette espérance me console ; il me seroit trop cruel d'emporter dans la tombe l'affreuse image de ma femme éternellement misérable. Adieu, mon ami, adieu. Nous ne nous reverrons plus, mais aimez-moi toujours... » — (On sait que Buzot se suicida avec Petion et qu'on trouva dans un champ de blé leurs cadavres A-demi dévorés par des animaux.)