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LETTRE D'ANDRÉ MARIE AMPÈRE A ALEXANDRE LENOL

Numéro 594.

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SAVANTS ET EXPLORATEURS

de l'Europe envers celui qui résoudrait l'important problème proposé par l'empereur Napoléon. Peut-on loyalement me reprocher maintenant les suites du mépris avec lequel le gouvernement d'alors repoussa cette industrie que je n'avais créée que pour mon pays? Et serait-il digne de la France de s'en emparer gratuitement aujourd'hui, par le motif qu'elle l'aurait injustement méprisée pendant vingt-cinq ans?» — (Philippe de Girard avait été ruiné par les frais de sa découverte, et il n'avait pu obtenir aucun secours du gouvernement de la Restauration. Sous Louis-Philippe, il essaya de faire valoir ses droits. Il revint en France en 1844, mais il mourut sans avoir obtenu justice. En 1 853 une pension fut donnée aux héritiers de Philippe de Girard, et enfin on vient d'élever une statue à cet illustre inventeur.)

4- 5q6 + MALUS (Etienne-Louis), grand physicien, auquel on doit la polarisation de la lumière par réflexion, membre de l'Institut (1810), n. à Paris, 23 juillet 1775, m. dans la même ville, 24 février 181 2. Il fit partie de l'expédition d'Egypte. L. A. S. à Jullien de Paris; le Caire, 26 (1799), 1 p. 3/4 in-4. Très rare. (Coll. B. Fillon.)

Très intéressante lettre ou il félicite son ami Jullien de retourner en Europe et le charge de diverses commissions, n Dis a Auguste qu'il n'a nullement été question d'avancement pour moi (il était alors capitaine du génie); seulement le général

de cavalerie a rendu compte au général en chef que, dans la ^-2^» dernière affaire, j'avois chargé la cavalerie ennemie à la tète C~-£-^Z^lZ-^/' des hussards. Du reste, depuis le commencement de la campagne, je n'ai pas quitté l'avant-garde de l'armée. Depuis ' - .>.'>-> quelque temps, je suis au Caire, chargé des préparatifs de la féte : cela m'occupe et me distrait. »

•s- 597 * ROSS (sir John), illustre navigateur anglais, qui explora les mers polaires du Nord, n. à Balsarroch (Ecosse), 24 juin 1777, m. à Londres, 3o août 1 856.

L. A. S. à John Wright ; Londres, 19 février 1834, 3 p. 3/4 in-8. — P.

Très intéressante lettre écrite au retour d'un de ses voyages. Il se plaint que le gouvernement le juge suffisamment payé par l'avancement de ses officiers et le salaire de ses matelots. Il est forcé de charger M. Cutlar Fergusson, membre du Parlement, de réclamer pour

lui une indemnité qui lui est indispensable pour payer ses dettes. Les ha- S S A~-7 y bitants de Hull ont offert d'envoyer une pétition dans ce sens à la Chambre s s^^7 C//&*^/>^* des Communes. Si la puissante corporation des habitants de Liverpool faisait de même, cela lui rendrait le plus grand service.

•h 5(j8 -+ ŒRSTED (Hans-Christian), illustre physicien danois, qui a découvert l'électro-magnétisme, membre associé de l'Institut, n. à Rudkjobing (île de Lengeland), 14 août 1777, m. à Copenhague, g mars 1 85 1 .

P. A. S.; école polytechnique (de Copenhague), 1 1 mars 1 843, 1 p. in-fol.

Très belle pièce. Rapport sur une invention de M. Pûl, qui lui parait devoir remplacer avantageusement la xylographie.

-> 699 CANDOLLE (Augustin-Pyramus de), un des plus grands botanistes de notre siècle, n. à Genève, 4 février 1778, m. dans la même ville, 9 septembre 1841. L. A. S. à Wallich, directeur du jardin botanique, à Calcutta; Londres, 25 mai 1819, 3 p. in-4. — P-

Superbe lettre où il le remercie d'un envoi de graines et de plantes sèches qui lui est parvenu par les mains de Cuvier. Il est venu à Londres étudier les herbiers pour terminer ,0 le second volume de son Systema naturelle; il lui demande à cet effet des renseignements œ sur diverses plantes de l'Inde.

SAVANTS ET EXPLORATEURS

4- 600 * GAY LUSSAC (Joseph-Louis), illustre chimiste et physicien, qui établit la loi de la combinaison des substances gazeuses entre elles, n. à Saint-Léonard (Haute-Vienne), 6 décembre 1778, m. à Paris, 9 mai i85o.

i° Carte d'entrée au muséum d'histoire naturelle signée par Gay-Lussac, in-32. 20 L. A. S. à un général; Paris, 14 octobre 1824, 3/4 de p. in-4.

Jolie lettre par laquelle il lui envoie l'autorisation de faire réimprimer l'instruction sur les paratonnerres.

^601 s- DAVY (sir Humphry), illustre chimiste anglais, qui découvrit le gaz hilarant et inventa la lampe de sûreté pour les mineurs, qui porte son nom, n. à Penzance (comté de Cornouailles), 17 décembre 1778, m. à Genève, 3o mai 1829.

L. A. S. à François Arago ; Londres, i5 décembre 1820, 3 p. 1/2 in-4, cachet. — P. de Tardieu.

Superbe lettre où il le remercie de son attention pour lady Davy qui parle avec enthousiasme de la manière dont elle a été reçue pendant son séjour à Paris par La Place, Berthollet et de Humboldt.il lui annonce qu'il a été élu président de la Société Royale, et dans cette situation il offre ses services à ses confrères de l'Académie des Sciences de Paris. En prenant la présidence il a fait mention des idées de La Place sur la mesure de l'arc du méridien dont le monde lui est redevable. M. Faraday a lu à la Société Royale un mémoire inté-

ressant sur les composés duchlore " y ar-

et du charbon. A son retour d'E- ^2-5^7 ^A- <^V^-^7 j/^'2-^^?

cosse il a fait des expériences sur l'importante découverte d'Oersted.

2) te^y

± 602 -s- BERZELIUS (Jons-Jacob, baron), illustre chimiste suédois, qui découvrit plusieurs corps simples, n. à Vafversunda, 29 août 1779, m. à Stockholm, 7 août 1848.

L. A. S., en français, à M. Schnitzler, à Paris; Stockholm, i5 octobre 1 838, 2 p. in-4. — P-

Belle lettre sur l'Encyclopédie publiée par Schnitzler. Il lui enverra prochainement les articles Ga\ et Gélatine.

+- 6o3 STEPHENSON (George), illustre ingénieur anglais, l'inventeur de la locomotive, n. à Wylam (Northumberland), .9 juin 1781, m. à Tapton, 12 août 1848. Il contruisit les premières voies ferrées de l'Angleterre. L. A. S. à madame Hall,

sa tante ; Liverpool, 1 3 décembre i83o, 1 p. in-4.

Très rare. (Coll. Eoilly.)

Belle lettre d'envoi d'un bon de cinq livres sterling.

SAVANTS ET EXPLORATEURS

± 604 -* BREWSTER (sir David), physicien anglais, célèbre par ses travaux sur la polarisation de la lumière, inventeur du kaléidoscope, historien de Newton, n. à Sedburgh (Ecosse), 11 décembre 1781, m. à Allerly (Ecosse), 10 février 1868. L. A. S. au naturaliste Blainville ; Edimbourg, 5 juillet 1821, 2 p. 3/4 in-4. (Coll. Boilly.)

Très intéressante lettre sur les discussions que soulevaient ses découvertes. Il se plaint que M. Biot ait répondu à sa réclamation dans le Bulletin de l'Académie des Sciences de janvier 1821. Il considère cette réponse comme incorrecte et injuste. Il a omis de dire par exemple qu'il avait été témoin des expériences environ un mois avant le 1 1 janvier. Si on ne lui rend pas justice parce qu'il est étranger, il s'adressera aux savants de son pays et aux Français qui savent l'anglais. Un des plus grands mathématiciens a déjà déclaré que la découverte de la polarisation de la lumière par la pression est la plus importante qu'on ait faite depuis les premières découvertes de Malus.

*- 6o5 -s- BURCKHARDT (Johann-Ludwig), célèbre voyageur, qui explora l'Afrique, n. à Lausanne (Suisse), 24 novembre 1784, m. au Caire, 17 octobre 181 7. L. A. S. de son prénom, à sa mère, à Zurich; le Caire, 20 août 181 7, 1/2 p. in-4. (Coll. Boilly.) — P.

Lettre écrite deux mois avant sa mort. Il lui envoie une lettre de change qu'elle pourra négocier facilement à Zurich. — (Burckhardt mourut en disant : « Ecrivez à ma mère que ma dernière pensée a été pour elle. »)

■f 606 <- ARAGO (Dominique-François), le grand astronome, directeur de l'Observatoire, n. à Estagel (Pyrénées-Orientales), 26 février 1786, m. à Paris, 2 octobre 1 853.

à Berlin; Paris, 20 avril 1 835, 2 p. in-4. (Coll. Charles de

à Alexandre de Humboldt, P.

Halm.) —

Superbe lettre de condoléances sur la mort de son frère (Wilhelm de Humboldt, le grand homme d'État, décédé le 8 avril). « J'ai assez connu ton frère pour apprécier toute l'étendue de la perte cruelle que tu viens de faire. Pourquoi faut-il que des devoirs impérieux m'empêchent d'aller te prodiguer mes soins et te conjurer de te conserver pour ta famille adoptive. »

4 607 <- FRANKLIN (sir John), illustre navigateur anglais, qui chercha le passage du pôle Nord, n. à Spilsby (Lincolnshire), 16 avril 1786, m. dans les glaces polaires le 11 juin 1847. Ce ne fut qu'en i85q qu'une expédition, organisée par lady Franklin, retrouva les restes de Franklin et de ses compagnons.

i° L. A. S. à M. La Trobe ; Vandiémen (dont il était gouverneur), 19 février 1821, 3 p. in-4. Le second feuillet est doublé. — P.

Il lui recommande le docteur Henderson, chirurgien de la marine, qui a fait 11 plusieurs voyages comme surintendant de navires pour les transportés, et qui veut s'établir à Port -Philippe. Il le charge d'un livre contenant des mémoires sur la discipline des condamnés. Le sloop Favourite partant pour la Nouvelle-Zélande et le capitaine ayant offert a lady Franklin de la conduire dans ce pays, celle-ci a, immédiatement accepté.

2° L. A. S. de Jane Griffin (seconde femme de Franklin en 182G, qui consacra sa vie et sa fortune à organiser des expéditions à la recherche de son mari, n. 1794, m. 1875) a mistress Nesmyth; Londres, 29 avril i85o, 4 p. in- 18.

Elle a été peinée d'apprendre que' M. Rae, l'explorateur arctique dont elle espé- 1*/t~r £^*+*~Cry A~0-&-£--p>>^*

1 ail beaucoup, a été arrêté dans sa marche par des obstacles inattendus. Cet acci- ' dent rend plus nécessaire encore l'expédition auxiliaire qu'elle a préparée à ses Irais, en comptant sur les souscriptions publiques. Le navire qu'elle a acheté part demain pour Aberdecn, ou il sera équipé par M. Hogarth.

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