II
bon Maître ! Qui pourrait le connaître «t lui refuser son amour? Qui pourrait Taimer et ne pas verser des larmes amères sur le sort affreux de la mulUtitude qui le rejette et le crucifie chaque jour de nouveau! Oh! mon cher Paul, venez fixer votre demeure près de cette soyrce sacrée ; étendez vos racines le long de ce Jleuçe deauœ vices; et vous ne manquerez jamais de consolations; vous ne cesserez jamais de porter du fruits et votre JeiMoffi ne se flétrira point. Approchez votre cœur de ce foyer de lumière et d'amour ; et ses rayons vivifiants en fondront les glaces et Tembraseront d'un feu divin que rien, tant que vous serez près de lui, ne pourra jamais éteindre. Rappelez-vous le temps passé, et les premières grâces que Jésus vous a faites, les premières lueurs qui ont éclairé votre entendement, les premières opérations de son Esprit sur votre cœur.Représentez-vous,— non-seulement les mille milliers de témoins fidèles, qui, après avoir soutenu de grandes souffrances et achevé leur course au milieu des soupirs et des tribulations, chantent maintenant autour dû trône de Dieu le cantique nouveau de Tétemité, — mais encore Toeuvre admirable que ce même Seigneur accomplit de nos jours ; les peuples , endormis dans le relâchement, qui se réveillent, et qui, à peine rendus à la vraie piété, travaillent à la répandre partout autour d'eux et jusqu'aux extrémités de la terre ; voyez cet ange qui traverse le ciel et fait le tour du monde, portant l'Evangile éternel à toute tribu, langue, peuple et nation ; voyez ces messagers de la Bonne Nouvelle qui sont une grande armée, et qui, ayant