‹ Lettres choisies de Robert Schumann,Chapitre 7 sur 22 · VIII NOTICE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

VIII NOTICE DU TRADUCTEUR

ses moments de découragement, par sa tendre et patiente résolution, la jeune fille se décida à quitter son père et rejoignit sa mère, dont Wieck vivait séparé.

Ce fut par arrêt de justice que, poussés dans leurs derniers retranchements, les deux fidèles fiancés obtinrent l autorisation de s'unir — sa?is la présence du père irrité, dont la rancune ne céda qu'au bout de quatre autres années.

Nous arrêtons ce Recueil au 12 septembre 1840^ jour de leur mariage. Après avoir suivi, avec une sympathie attendrie, ces deux âmes d'élite, il nous plaît de les quitter en plein bonheur — bonheur si chèrement acheté et qui fut, hélas! si court! — Quelques rapides années, complètement heureuses, d'un amour réciproque — puis le malheur, plus affreux que la mort ! — l 'affaiblissement mental, J disant sourdement son œuvre et conduisant sa victime jusqu'à une tentative de suicide — alors que son beau rêve était réalisé! Le « Vater Rhein » que les « Lettres de Jeunesse » admirent avec tant denthousiasme, attira V infortuné grand homme, qui se jeta dans ses bras. Un batelier le retira du fleuve et le rapporta che\ lui. Clara, désespérée, dut reconnaître la nécessité d'isoler et de surveiller sans relâche le malade. Il fut transporté à Endenich, près Bonn, che\ le docteur Richar^ le 27 février i854 ; il y mourut le 2Q juillet i856, déjà retranché du monde des vivants par la mort intellectuelle dont il

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