I. Lettrede Robert à Clara, du 12 février i
DE
A Flechsig » à Leipzig
Zwickau, juillet 1827.
Je suis étendu, rêvant, sur mon canapé ; de jeunes visions des jours passés volent devant mes yeux attendris et, riants, forment, dans un songe, les tableaux enfuis de mes amours, et, quand je me réveille, j'ai des larmes dans les yeux et ta lettre dans mes mains. Alors les heures joyeuses que j'ai vécues avec toi, mon vieil ami, défilent devant mon âme ennoblie par la mélancolie; je rentre dans la nature, et je lis et relis dix fois ta lettre, tandis que le vent mourant des collines buissonneuses reçoit le dernier baiser des lèvres purpurines. De petits nuages dorés remplissent l'éther...
Excuse-moi si cette dernière phrase est restée en plan : alors que je voulais te décrire en termes pathétiques au courant de la plume, la misérable image du présent — ce singe agaçant du passé! — survint Ten-