COURTE PRÉFACE VU
mann doivent une profonde recoîinaissance à M. Jansen pour cette œuvre iinpartiale de vulgarisation.
Ce qui ressort des i?inombrables lettres de Schumann, c'est que l'amour de lart qui le posséda tout jeune pour ne jamais le quitter, le remplit de la plus indulgente bienveillance et de la plus clairvoyante amitié pour tous ceux qui lui parurent doués pour la musique. A ceux-là, ses conseils, ses encouragejnents, sa protection efficace et inlassable sont acquis-, il les suit dans la vie, ils font partie de sa clientèle, de ses tnitltiples correspo?idants.
C'est aussi la persistance de ses affections : il les conserve toutes fidèle?nent et les retrouve avec joie quand les hasards de la vie, après les avoir éloignées pour un laps de temps plus ou moins long, les ramènent auprès de lui. Bon et généreux, sans aucune trace de jalousie, il pratique laplus entière franchise , il blâme ouvertement les œuvres qui lui déplaisent, quelle chaleureuse admiration l'anime en face de celles quil trouve belles! Sans parler des deux grands ancêtres, Bach et Beethoven qui, personnifiant pour lui le summum de la puissance grandiose de Tart, ont droit à tout son enthousiasme, comme il aime, comprend et apprécie les artistes qui répondent à ses aspirations ! Schubert, Mendelssuhn, Liset, Chopin, Brahms.... Il garde une place au premier rang à ceux qui, comme lui, voient grand.