‹ Lettres choisies de Voltaire (volume 2)Chapitre 127 sur 246 · SUR LA LANGUE ITALIENNE · texte numérisé non relu

SUR LA LANGUE ITALIENNE

Au château de Fcruey, ce 21 janvier 1701.

Je suis très-sensible, monsieur, à Thonneur que vous me faites de m' envoyer votre livre de VExcellence de la langue italieivie; cest envoyer à un amant Téloge de sa maîtresse. Permettez-moi cependant quelques réflexions en faveur de la langue française, que vous paraissez dépriser un peu trop. On prend souvent le parti de sa femme quand la maîtresse ne la ménage pas assez.

Je crois, monsieur, qu'il n'y a aucune langue parfaite; il en est des langues comme de bien d'autres choses, dans lesquelles les savants ont reçu la loi des ignorants. C'est le peuple ignorant qui a formé les langages; les ouvriers ont nommé tous leurs instruments. Les peuplades, à peine rassemblées, ont donné des noms à tous leurs besoins ; et, après un très-grand nombre de siècles, les hommes de génie se sont servis comme ils ont pu des termes établis au hasard par le peuple.

11 me paraît qu'il n'y a dans le monde que deux langues véritablement harmonieuses : la grecque et la latine. Ce sont en effet les seules dont les vers aient une vraie mesure, un rhythme certain, un vrai mélange de dactyles et de spondées, une valeur réelle dans les syllabes. Les ignorants qui formèrent ces deux langues avaient sans doute la tête plus sonnante, l'oreille plus juste, les sens plus délicats que les autres nations.

Vous avez, comme vous le dites, monsieur, des syllabes longues et brèves dans votre belle langue italienne; nous en avons aussi; mais ni vous, ni nous, ni aucun peuple, n'avons de véritables dactyles et de véritables spondées. Nos vers sont caractérisés par le nombre et non par la valeur des syllabes. La bella lingua toscana è la figlia primogenita del lalino. Mais jouissez de votre di'oit d'aînesse et laissez à vos cadettes partager quelque chose de la succession.

J'ai toujours respecté les Italiens comme nos maîtres; mais vous

avouerez que vous avez fait de fort bons disciples. Presque toutes les lahgues de l'Europe ont des beautés et des défauts qui se compensent. Vous n'avez point les mélodieuses et nobles terminaisons des mots espagnols, qu'un heureux concours de voyelles et de consonnes rend si sonores : Los riosy los hombresy las historiasy las costumbres. Il vous manque aussi les diphthongues, qui dans notre langue font un effet si harmonieux : Les roisy les empereurs^ les exploits^ les histoires. Vous nous reprochez nos e muets comme un son triste et sourd qui expire dans notre bouche ; mais c'est précisément dans ces e muets que consiste la grande harmonie de notre prose et de nos vers. Empire^ couronncy diadème y flamme y tendresse y victoire; toutes ces désinences heureuses laissent dans l'oreille un son qui subsiste encore après le mot prononcé, comme un clavecin qui résonne quand les doigts ne frappent plus les touches.

Avouez, monsieur, que la prodigieuse variété de toutes ces désinences peut avoir quelque avantage sur les cinq terminaisons de tous les mots de votre langue. Encore de ces cinq terminaisons faut-il retrancher la dernière, car vous n'avez que sept ou huit mots qui se terminent en u; reste donc quatre sons, /z, ^, t, o, qui fmissent tous les mots italiens.

Pensez-vous, de bonne foi, que l'oreille d'un étranger soit bien flattée quand il lit pour la première fois : // capitano che*l gran sepolcrû liber b di Cristo^ e che molto oprb col senno e colla mano? croyezvous que tous ces o soient bien agréables à une oreille qui n'y est pas accoutumée? Comparez à cette triste unifoimité, si fatigante pour un étranger, comparez à cette sécheresse ces deux vers simples de Corneille :

Le destin se déclare, et nous venons d'entendre Ce qu'il a résolu du beau-père et du gendre.

Vous voyez que chaque mot se termine différemment. Prononcez à présent ces deux vers d'Homère :

Qu'on prononce ces vers devant une jeune personne soit anglaise ou allemande, qui aura l'oreille un peu délicate, elle donnera la préfé-

rence au grec, elle souffrira le français, elle sera un peu choquée de la répétition continuelle des désinences italiennes. C'est une expérience que j'ai faite plusieurs fois.

Vos poètes, qui ont servi à former votre langue, ont si bien senti ce vice radical de la terminaison des mots italiens qu'ils ont retranché les lettres e et o, qui finissaient tous les mots à Tinfinitif, au passé, et au nominatif; ils disent amar pour amare, nocqueron pour nocquerono^ la st*igion pour la stagione^ biion pour buono^ malevol pour maletole. Vous avez voulu éviter la cacophonie; et c'est pour cela que vous finissez très-souvent vos vers par la lettre canine r; ce que les Grecs ne firent jamais.

J'avoue que la langue latine dut longtemps paraître rude et barbare aux Grecs par la fréquence de ses wr, de ses mw, qu'on prononçait Gur et oi/m, et par la multitude de ses noms propres terminés tous en tu ou plutôt en 0U8. Nous avons brisé plus que vous cette unifonnité. Si Rome était pleine autrefois de sénateurs et de chevaliers en m*, on n'y voit à présent que des cardinaux et des abbés en i .

Vous vantez, monsieur, et avec raison, l'extrême abondance de votre langue; mais permettez-nous de n'être pas dans la disette. Il n'est, à la vérité, aucun idiome au monde qui peigne toutes les nuances des choses. Toutes les langues sont pauvres à cet égard : aucune ne peut exprimer, par exemple, en un seul mot l'amour fondé sur l'estime, ou sur la beauté seule, ou sur la convenance des caractères, ou sur le besoin d'aimer. Il en est ainsi de toutes les passions, de toutes les qualités de notre âme. Ce que l'on sent le mieux est souvent ce qui manque de terme.

Mais, monsieur, ne croyez pas que nous soyons réduits à l'extrême indigence que vous nous reprochez en tout. Vous faites un catalogue en deux colonnes de votre superflu et de notre pauvreté. Vous mettez d'un côté orgoglio^ alterigia, superbia^ et de l'autre, orgueil tout seul. Cependant, monsieur, nous avons orgueil^ superbe^ hauteur^ fierté^ morgue^ élévation^ dédain^ arrogance^ insolence^ gloire^ gloriole^ présomption^ outrecuidance. Tous ces mots expriment des nuances différentes, de même que chez vous orgoglio^ alterigia^ superbia^ ne sont pas toujours synonymes.

Vous nous reprochez dans votre alphabet de nos misères de n*avoir qu'un mot pour signifier vaillant.

Je sais, monsieur, que votre nation est très-vaillante quand elle veut et quand on le veut : TAllemagne et la France ont eu le bonheur d'avoir à leur service de très-braves et de très-grands officiers italiens,

L'italico valor non é ancor morto.

Mais si vous avez valenie^prode^ animoso^ nous Bvonsvaillant^ valeureux^preuXj courageux^ intrépide^ hardi ^ animée audacieux^ brave^ etc. Ce courage, cette bravoure, ont plusieurs caractères différents qui ont chacun leurs termes propres. Nous dirions bien que nos généraux sont vaillants, courageux, braves, etc.; mais nous distinguerions le courage vif et audacieux du général qui emporta, Tépée à la main, tous les ouvrages de Port-Mahon taillés dans le roc vif; la fermeté constante, réfléchie et adroite avec laquelle un de nos chefs sauva une garnison entière d'une ruine certaine et fit une marche de trente lieues à la vue d'une armée ennemie de trente mille combattants.

Nous exprimerions encore différemment l'intrépidité tranquille que les connaisseurs admirèrent dans le petit-neveu du héros de la Valteline, lorsqu* ayant vu son armée en déroute par une terreur panique de nos alliés, ce général, ayant aperçu le régiment de Diesbach et un autre qui faisaient ferme contre une armée victorieuse quoiqu'ils fussent entamés par la cavalerie et foudroyés par le canon, marcha seul à ces régiments, loua leur valeur, leur courage, leur fermeté, leur intrépidité, leur vaillance, leur patience, leur audace, leur animosité, leur bravoure, leur héroïsme, etc. Voyez, monsieur, que de termes pour un ! Ensuite il eut le courage de ramener ces deux régiments à petits pas et de les sauver du péril où leur valeur les jetait ; les conduisit en bravant les ennemis victorieux, eteutencore le courage de soutenir les reproches d'une multitude toujours mal instruite.

Vous pourrez encore voir, monsieur, que le courage, la valeur, la fermeté de celui qui a gardé Cassel et Gottingen malgré les efforts de soixante mille ennemis très-valeureux est un courage composé d'activité, de prévoyance et d'audace. C'est aussi ce qu'on a reconnu dans celui qui a sauvé Vesel. Croyez donc, je vous prie, monsieur, que nous avons dans notre langue l'esprit de faire sentir ce que les défenseurs de notre patrie ou de notre pays ont le mérite de faire.

Vous nous insultez, monsieur, sur le mot de r/?^oi2/; vous vous imaginez que nous n'avons que ce terme pour exprimer nos mets^ nos plats^ nos entrées de table et nos menus. Plût à Dieu que vous eussiez raison ! je m'en porterais mieux; mais malheureusement nous avons un dictionnaire entier de cuisine.

Vous vous vantez de deux expressions pour signifier gourmand; mais daignez plaindre, monsieur, nos gourmands, nos goulus, nos friands, nos mangeurs, nos gloutons.

Vous ne connaissez que le mot de savant; ajoutez-y, s'il vous plaît, docte^ érudù^ instruit, ôclairé, habile^ lettré; vous trouverez parmi nous le nom et la chose. Croyez qu'il en est ainsi de tous les reproches que vous nous faites. Nous n'avons point de diminutifs; nous en avions autant que vous du temps de Marot, et de Rabelais, et de Montaigne ; mais cette puérilité nous a paru indigne d'une langue ennoblie par les Pascal, les Bossuet,les Fénelon,les Pellisson, les Corneille, les Despréaux, les Racine, lesMassillon,les La Fontaine, les La Bruyère, etc.; nous avons laissé à Ronsard, à Marot, àDubartas, les diminutifs badins en o//^eten ette^ et nous n'avons guère conservé que fleurette^ amourette^ fillette, grisette^ grandelette, vieillotte^ nabotte, maisonnette^ villotte; encore ne les employonsnous que dans le style très-familier. N'imitez pas le Buonmatteiy qui, dans sa harangue à l'académie de la Crusca, fait tant valoir l'avantage exclusif d'exprimer rorbelloy eorbellinOy en oubliant que nous avons des corbeilles et des corbillons.

Vous possédez, monsieur, des avantages bien plus réels, celui des inversions, celui de faire plus facilement cent bons vers en italien que nous n'en pouvons faire dix en français. La raison de cette facilité, c'est que vous vous permettez ces hiatus^ ces bâillements de syllabes que nous proscrivons; c'est que tous vos mots finissant en a^ e^ i, o, vous fournissent au moins vingt fois plus de rimes que nous n'en avons, et que, par-dessus cela, vous pouvez encore vous passer de rimes. Vous êtes moins asservis que nous à l'hémistiche et à la césure ; vous dansez en liberté et nous dansons avec nos chaînes.

Mais, croyez-moi, monsieur, ne reprochez à notre langue ni la rudesse, ni le défaut de prosodie, ni l'obscurité, ni la sécheresse. Vos traductions de quelques ouvrages français prouveraient le contraire. Liseï d'ailleurs tout ce que MM. d'Olivet et Dumarsais ont composé sur la

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manière de bien parler notre langue : lisez M. Duclos ; voyez avec combien de force, de clarté, d'énergie et de grâce s'expriment MM. d'Alembert et Diderot. Quelles expressions pittoresques emploient souvent M. de Bufibn et M. Helvétius dans des ouvrages qui n'en paraissent pas toujours susceptibles I

Je finis cette lettre trop longue par une réflexion. Si le peuple a formé les langues, les grands hommes les perfectionnent par les bons livres; et la première de toutes les langues est celle qui a le plus d'excellents ouvrages.

J'ai l'honneur d'être, monsieur, avec beaucoup d'estime pour vous et pour la langue italienne, etc.

A MADAME DE FONTAINE

A ORNOI.

A Fcrncy, 27 février 1761.

Nos montagnes couvertes de neige et mes cheveux devenus aussi blancs qu'elles m'ont rendu paresseux, ma chère nièce; j'écris trop rarement. J'en suis très-fâché, car c'est une grande consolation d'écrire aux gens qu'on aime : c'est une belle invention que de se parler de cent cinquante lieues pour vingt sous.

Avez-vous lu le roman de Rousseau? Si vous ne l'avez pas lu, tant mieux; si vous l'avez lu, je vous enveiTai les lettres du marquis de Ximenès sur ce roman suisse.

Nous montrons toujours l'orthographe à la cousine issue de germain de Polyeucte et de Ginna. Si celle-là fait jamais une tragédie, je serai bien attrapé; elle fait du moins de la tapisserie. Je crois que c'est un des beaux-arts; car Minerve, comme vous savez, était la première tapissière du monde.

Votre sœur embellit les dedans de Ferney, et moi je me ruine dans les dehors. C'est une terrible affaire que la création ; vous avez très-bien fait de vous borner à rapetasser. Je vous crois actuellement bien à voti*e aise dans votre château ; mais je vous plains de n'avoir ni grand jardin

ni grand lac : ce n'est pas assez d'avoir trois mille gerbes de champart, il faut que la vue soit satisfaite.

Le grand écuyer de Gyrus * aura beau faire, il ne formera point de paysage où la nature n'en a pas mis. J'ai peur qu'à la longue le terrain ne vous dégoûte. Quand vous voudrez voir quelque chose de fort audessus des Délices, venez chez nous à Feruey ; surtout n'allez jamais à Paris; ce séjour n'est bon que pour les gens à illusion ou pour les fermiers généraux. Vive la campagne, ma chère nièces vivent les terres et surtout les terres libres, où l'on est chez soi maître absolu, et où l'on n'a point de vingtièmes à payer! C'est beaucoup d'être indépendant; mais d'avoir trouvé le secret de l'être en France, cela vaut mieux que d'avoir fait la Henriade,

Nous allons avoir une troupe de bateleurs auprès des Délices, ce qui fait deux avec la nôtre.

Votre jurisconsulte est-il à Ornoi ou à Paris? votre conseiller-clerc, qui écrit de si jolies lettres, tous les jours de courrier, à ses parents, est-il allé juger? le grand écuyer travaille-t-il en petits points? montezvous à cheval? Daumartest au lit depuis cinq mois, sans pouvoir remuer. Tronchin vous a guérie, parce qu'il ne vous a rien fait; mais, pour avoir fait quelque chose à Daumart, ce pauvre garçon en mourra, ou sa vie sera pire que la mort. C'est une bien malheureuse créature que ce Daumart; mais son père était encore plus sot que lui, et son grand-père encore plus. Je n'ai pas connu le bisaïeul, mais ce devait être un rare homme.

J'ai commencé ma lettre par le roman de Rousseau, je veux finir par celui de La Popelinière. C'est, je vous jure, un des plus absurdes ouvrages qu'on ait jamais écrits : pour peu qu'il en fasse encore un dans ce goût, il sera de l'Académie.

Bonsoir; portez-vous bien. Je ne vous écris pas de ma main : on dit que j'ai la goutte, mais ce sont mes ennemis qui font courir ce bruit-là. Je vous embrasse de tout mon cœur.

i. M. de Florian.

A M. DUGLOS.

A Fcrney, 10 avril 1761.

Je vous assure, monsieur, que vous me faites grand plaisir en m'apprenant que l'Académie va rendre à la France et à l'Europe le service de publier un recueil de nos auteurs classiques, avec des notes qui fixeront la langue et le goût, deux choses assez inconstantes dans ma volage patrie. Il me semble que mademoiselle Corneille aurait droit de me bouder, si je ne retenais pas le grand Corneille pour ma part. Je demande donc à l'Académie la permission de prendre cette tâche, en cas que personne ne s'en soit emparé.

Le dessein de l'Académie est-il d'imprimer tous les ouvrages de chaque auteur classique ? faudra-t-il des notes sur Agésilas et sur Attila^ comme sur Cinna et sur Rodogune? Voulez-vous avoir la bonté de m'instruire des intentions de la Compagnie? exige-t-elle une critique raisonnée ? veut-elle qu'on fasse sentir le bon, le médiocre et le mauvais? qu'on remarque ce qui était autrefois d'usage, et ce qui n'en est plus? qu'on distingue les licences des fautes? et ne propose-t-elle pas un petit modèle auquel il faudra se conformer ? l'ouvrage est-il pressé ? combien de temps me donnez-vous?

Puisqu'on veut bien placer ma maigre figure sous le visage rebondi de M. le cardinal de Bernis, j'aurai l'honneur de vous envoyer incessamment ma petite tète en perruque naissante. L'original aurait bien voulu venir se présenter lui-même et renouveler à l'Académie son attachement et son respect; mais les laboureurs, les vignerons et les jardiniers me font la loi : E nitido fit rusticus. Comptez cependant que, dans le fond de mon cœur, je sais très-bien qu'il vaut mieux vous entendre que de planter des mûriei's blancs.

A M. L'ABBÉ D'OLIVET

A Forncy, tout près de voire FraDche-Comté, 10 avril 176!.

Mais, mon maître, est-ce que vous n'auriez point reçu un paquet que je fis partir, il y a trois semaines, à l'adresse que vous m'aviez donnée? ou mon paquet ne méritait-il pas un mot de vous? ou êtes-vous malade? ou étes-vous paresseux?

Eh bien , voilà votre ancien projet de donner un recueil d'auteurs classiques qui fait fortune. Rien ne sera plus glorieux pour l'Académie ni plus utile pour les Français et pour les étrangers. Il est temps de prévenir, j'ai presque dit d'arrêter la décadence de la langue et du goût. Quel grand homme prenez-vous pour votre part? Poui* moi j'ai l'impudence de demander Pierre Corneille. C'est Larose qui veut parler des campagnes de Turenne. Je vous dirai :

Cornelium, Olivete, relegi, Qui quid sit magnum, quid turpe, quid utile, quid non, Plenius ac melius Rousseau multisquo docebat;

et j'ajouterai:

Quam scit uterque, libens censebo, cxerceat artem.

La tragédie est un art que j'ai peut-être mal cultivé ; mais je suis de ces barbouilleurs qu'on appelle curieux, et qui, étant à peine capables d'égaler Person, connaissent très-bien la touche des grands maîtres. En un mot, si personne n'a retenu le lot de Corneille, je le demande et j'en écris à M. Duclos. Je crois que vous avez fait une très-bonne acquisition dans M. Saurin. Il est littérateur et homme de génie. Dites-moi qui se charge de La Fontaine. Je l'avais autrefois commencé sur le projet que vous aviez ; mais je ne sais ce que cela est devenu. J'ai perdu dans mes fréquentes tournées les trois quarts de mes paperasses, et ii m'en reste encore trop. Vive, vale^ scribe y Ciceroniane Oliveie,

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