‹ Lettres choisies de Voltaire (volume 2)Chapitre 17 sur 246 · A MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLÉANS, RÉGENT · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLÉANS, RÉGENT

Monseigneur, faudra-t-il que le pauvre Voltaire ne vous ait d'autres obligations que de l'avoir corrigé par une année de Bastille? Il se flattût que, après l'avoir mis en purgatoire, vous vous souviendriez de lui dans le temps que vous ouvrez le paradis à tout le monde. Il prend la liberté de vous demander trois grâces : la première, de souffrir qu'il ait l'honneur de vous dédier la tragédie qu'il vient de composer ^ ; la seconde, de vouloir bien entendre quelque jour des morceaux d'un poème épique * sur celui de vos aïeux auquel vous ressemblez le plus;

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