‹ Lettres choisies de VoltaireChapitre 58 sur 157 · A M. LE PRINCE DE GUISES · texte numérisé non relu

A M. LE PRINCE DE GUISES

Mars 1738.

Monseigneur, je reçois en même temps une lettre de Votre Altesse, et une de M. l'abbé Moussinot, qui, depuis un an, et sous le nom de son frère, veut bien avoir la bonté de se mêler de mes affaires, lesquelles étaient dans le plus cruel dérangement. Je n'entends guère les affaires, encore moins les procédures. J'ai tout remis à votre bonté et à votre équité.

Dans le projet de délégation que vous me faites l'honneur de m'envoyer, vous me dites que vous avez toujours exactement payé M. Grozat. La différence est cruelle pour moi. M. Grozat, qui a cent mille écus de rente au moins, est payé à point nommé ; et moi, parce que je ne suis pas riche, on me doit près de quatre années. Ce n'est pas là, en vérité, le sens du dabitur haberUi de TÉvangile, et jamais le receveur saint Matthieu ni son camarade saint Marc n'ont prétendu que Votre Altesse dût payer

i. Un des nombreux princes et seigneurs chez lesquels Voltaire, toujours ioulTrant, avait pu de bonne heure placer sa fortune en rentes viagères, et auxquels il joua, comme il le dit lui-même, le tour de vivre plus longtemps qu'eux.

M. Crozat de préférence h moi. Voyez, raonseigneur, tous les commentaires des quatre évang/listes sur ce texte; il n'y est pas dit un mot, je vous le jure, de M. Crozat. Ilélasl monseigneur, je ne vous demandais pas ce payement rf^gulier que vous avez fait à ce Gn'sus-Crozat; je vous demandais une assurance, une simple délégation pour Irus^ -Voltaire.

J'avais prié M. Tabbé Moussinot de vous aller trouver; car pour son frère, il ne sait que signer son nom, mais, monseigneur, cet abbé est une espèce de philosophe peu accoutumé à parler aux princes, les respectant beaucoup, et les fuyant davantage. C'est un homme simple, doux, dont la simplicité s'effarouche à la vue d'un grand seigneur. Il m'abandonnerait sur-le-champ, s'il fallait qu'il fût obligé de parler contradictoirement à un homme de votre nom. Daignez condescendre à sa timidité, et souffrez que vos gens d'afl'aires confèrent avec lui, ou que M. Bronod lui donne un rendez-vous certain. C'est encore une chose trèsdure d'aller inutilement chez M. Bronod.

Je suis bien plus fâché que vous, monseigneur, des procédures qu'on a faites. Les avocats au conseil ne sont pas à bon marché, et tout cela est infiniment désagréable. Je m'en console par un peu de philosophie, et, surtout, par l'espérance que vous me continuerez vos bontés.

A M. L'ABBÉ MOUSSINOT.

Cirey, juin 1738.

Parlons aujourd'hui, mon cher abbé, de ce diable de lemporel, sans lequel on ne peut en ce monde faii^j sou

t. Mendiant immortalisé par Homère et par Ovidt.

salut. // faut^ me dites-vous, il faut vingt pistoles au caissier de M. Michel.

Point du tout, monsieur le tre'sorier. Un petit présent de trois à quatre louis, en argent ou en bijou, est tout ce que je destine à ce caissier. C'est ce qui est convenable pour lui et pour moi, et cela à la clôtue de vos comptes avec M. Michel son maître Toute peine mérite salaire ; mais ce salaire doit être proportionné. Un notaire peut exiger un demi pour cent de ceux qui empruntent ; mais un caissier ne peut l'exiger de moi qui prête mon argent. Si j'étais receveur-général, et que mon caissier fît cette manœuvre, il ne la ferait pas longtemps, ^'otre il faut au caissier a Tair d'un droit exigé d'un demi pour cent, et ce droit ressemble au droit du notaire qui prête. Je n'entends pas cela. Je suis le prêteur, et, en cette qualité, je puis récompenser, mais je ne veux payer aucun droit.

Mes débiteurs, sont, je crois, fort endormis. Ils ne pensent point à moi. Le président d'Auneuil rend apparemment quelque arrêt au parlement, par lequel il me condamne à n'être point payé de lui. M. d'Kstaing met mon argent sur une carte. M. de Guise mène joyeuse vie, et ne songe ni à moi, ni au nom qu'il porte. M. de Richelieu m'oublie pour les affaires du Languedoc. Le marquis de Lézeau me croit certainement enterré. Ne pourrait-on pas rappeler à ces messieurs que je vis encore, et que, pour vivre, j'ai de petits moyens et de grands besoins? Je laisse cela à vos soins, d'autant plus que, au premier jour, il me faudra peut-être neuf à dix mille francs pour mon cabinet de physique. Nous sommes dans un siècle où on ne peut être savant sans argent. Savant ou non, je vous aimerai toujours, mon cher abbé.

DE VOJ.TATRR. 125

A M. ir**.

A Cirey, ce 20 juin t738.

Quelques affaires indispensables m'empêchèrent de vous repondre, monsieur, le dernier ordinaire, au sujet de la démarche que le sieur Rousseau a faite à mon égard, et de Tode qu'il m'envoie. Quant à son ode, je ne peux que vous répéter ce que je vous en ai déjà dit; et les avances de réconciliation qu'il me fait, ne me feront point trouver cette ode comparable à ses premières. Omnia tempus habcnt. L'état où il est n'est plus pour lui le temps des odes.

a Solve senescentem mature sanus equum, ne « Peccet ad extremum '. »

Ceux qui ont dit que les vers étaient, comme l'amour, le partage de la jeunesse, ont eu raison. On peut étendre loin cette jeunesse. Je ne dirai pas avec M. Gresset que, passé trente ans, on ne doit plus faire de vers ; au contraire, ce n'est guère qu'à cet âge qu'on en fait ordinairement de bons. Voyez tous les exemples qu'en apporte M. l'abbé Dubos, dans son livre très-instructif de la poésie et de la peinture. Racine avait environ trente ans quand il fit son Andromaque. Corneille fit le Cid à trente-cinq. Virgile entreprit V Enéide h quarante ans. Je pense donc à peu près comme l'Arioste qui parle ainsi aux dames pour lesquelles il composa ses admirables rêveries d' Orlando fu*

rioso :

« Sol la prima lanuggine vi essorto, m Tutta a fuggir, volubile e inconstante; « Et corre i frutti non acerbi e duri, « Ma che non sien perô troppo matun. m

i. nor., liv. I, êp. U

Il en est à peu près ainsi des poëtes, il faut qu'ils ne soient ne troppo duri, ne troppo maluri. J'ai commenc lo Henriade à vingt ans. Elle vaudrait mieux si je ne Tavai? commencée qu'à trente-cinq. Mais si je fais un poërac épique à soixante ans, je vous réponds qu'il sera pitoyable On peut être pape et empereur dans la plus extrême vieillesse, mais non pas poëte.

Aussi, étant parvenu à l'âge de quarante-trois ans, je renonce déjà à la poésie. La vie est trop courte, et l'esprit de l'homme trop destiné à s'instruire sérieusement, pour consumer tout son temps à cliorcher des sons et des rimes. Virgile exprime ses regrets d'ignorer la physique.

« Me vero primum dulces ante omnia musae.... a Accipiant^ cœlique vias et sidéra monstrent, « Eefectus solis varios lunaeque labores; a Unde tremor terris, qua vi maria alta tumescant; o Quid tantum Océan o properent se tingere soles « Hiberni, vel quae tardis mora noctibus obstet. * Etc. K »

Notre La Fontaine a imité cet endroit de Virgile :

« Quand pourront les neuf sœurs, loin des cours et des villci, a M'occuper tout entier, et m'apprendre des cieux « Les divers mouvements inconnus à nos yeux, a Les noms et les vertus de ces clartés errantes? « Etc. 2. »

Ce que Virgile et La Fontaine regrettaient, je l'étudié. La connaissance de la nature, l'étude de l'histoire, partagent mon temps. C'est assez d'avoir cultivé vingt-trois ans la poésie, et je conseillerais à tous ceux qui auront consacré leur printemps à cet art difficile et agréable, de donner leur automne et leur hiver à des choses plus faciles, non moins séduisantes, et qu'il est honteux d'ignorer. Il y a

I, Virg., Géorg», II, 475 et suiv. — 2. Le Songe d'un habitant du Mogol,

DE VOLTATRK. 127

longtemps que j'ai été frappé de cette comi)lication de fautes où tomba Roileau, lors(|ue, dans un trait de satire très-injuste et très-mal placé, il dit:

« Que, Tastiulabe en main, un autre aille cheicher « Si le soleil est fixe, ou tourne sur son axe. »

Le commentateur qui a voulu excuser cette faute, devait se faire informer qu'en aucun sens Tastrolabe ne peut servir à faire voir si le soleil est fixe ou non. Et je répéterai ici que Despréaux eût mieux fait d'apprendre au moins la sphère, que de vouloir se moquer d'une dame respectable, (jui savait ce qu'il ignorait. En voilà beaucoup à propos de poésie.

Venons à un point plus important : car il s'agit de morale. La démarche du sieur Rousseau envers moi, et sa modération tardive, ne peuvent me satisfaire; il ne peut encore être content de lui-même, s'il se repent en effet de sa conduite passée ^ On ne doit rien faire à demi. 11 parle à'humilité chrétienne et de devoirs^ à la vue du tombeau, dont sa dernière maladie Ta approché; nous sommes tous sur le bord du tombeau ; un jour plus tôt, un jour plus tard, ce n'est pas grande différence.

Ce n'est point d'ailleurs la crainte de la mort qui doit nous rendre justes, c'est l'amour de la justice même. S'il est vrai qu'en effet il veuille être vertueux, que sa première démarche soit de désavouer les choses calomnieuses qu'il a débitées contre moi dans le journal de la Bibliothèque française. Il sait en conscience qu'il est faux que j'aie jamais parlé de lui à M. le duc d'Aremberg, et la lettre et l'indignation de M, d'Aremberg en ont été des démonstra tions assez convaincantes. Il sait que la petite histoire d'un

1. Voltaire s'était rendu à Bruxelles pour y voir J. B. Rousseau. Les deui poëteg, bons amis au début, s'étaient quittés ennemis irréconciliablei.

prétendu ami à qui j'ai récité, dit-il, une épître impie chez un ambassadeur, il y a vingt ans, est un conte entièrement imaginé. 11 sait que jamais je ne lui ai récité cette prétendue épître dont il parle. Il sait que jamais il ne m'a dit les choses qu'il pi étend m'avoir dites au sujet de la Henriade.

S'il veut donc se réconcilier de bonne foi, il faut qu'il avoue que la chaleur de sa colère lui a grossi les objets, et a trompé sa mémoire; qu'il a cru les brouillons qui ont réussi à nous rendre ennemis, et à nous faire le jouet des lecteurs. Il doit savoir, par soixante ans d'expérience, que le mal qu'on dit d' autrui ne produit que du 7naL En un mot, étant l'agresseur envers moi, comme il Ta été envers tant de personnes qui ont plus de mérite que moi, m'ayant publiquement attaqué, il doit publiquement me rendre justice. C'est moi qui lui ai donné l'exemple, il doit le suivre. J'ai recommandé, il y a un an, aux sieurs Ledet et Desbordes, de retrancher de la belle édition qu'ils font de mes ouvrages, les notes diffamatoires qui se trouvaient contre mon ennemi ; il ne reste qu'une Épître sur la calomnie^ où il est cruellement traité. Je suis prêt de changer ce qui le regarde dans cet ouvrage, s'il veut, par une réparation publique, réparer tout le passé.

Il dit dans la lettre que vous m'envoyez, que je lui ai fait faire depuis peu des compliments injurieux. Je puis l'assurer qu'il n'en n'est rion. Je ne suis pas accoutumé à me déguiser avec lui. Il doit songer que plusieurs de ceux dont il s'est attiré justement la haine vivent encore; que d'autres ont laissé des enfants qui ne lui pardonneront jamais; que tant qu'il respirera, il aura des ennemis qu'il a rendus implacables ; il doit savoir que ces ennemis ont renversé toutes les batteries qu'on avait dressées pour le faire revenir en France. Il m'impute souvent des choses

DE Voltaire. m

c\ni\ ne doit attribuer qu'à leur animosité éternelle. Pour moi, je sais me venger, etjesaispardonnerquandille faut. Voilà mes sentiments, monsieur; vous pouvez en instruire la personne qui vous a remis son ode etsa lettre. Vous pouvez faire de ma lettre Tusage que vous croirez convenable au bien de la paix, etc., etc

A M. L'ABBÉ MOUSSINOT

28 juin 1738.

Vous m'aurez fait, mon cher ami, un très-sensible plaisir, si vous avez donné les cinquante louis d'or à M. Noîlet avec ces grâces qui accompagnent les plaisirs que vous faites. Offrez-lui, je vous prie, cent louis s'il en a besoin. Ce n'est point un homme ordinaire avec qui il faille compter; c'est un philosophe, un homme d'un vrai mérite, qui seul peut fournir mon cabinet de physique , et il est beaucoup plus aisé de trouver de l'argent qu'un homme comme lui. Suppliez-le de ma part de tenir prêt, s'il se peut, sur la fin de juillet, un envoi de plus de quatre mille livres; mais je ne veux le recevoir qu'avec M. Cousin, et j'espère recevoir beaucoup.

Je vous recommande encore ce M. Cousin, de lui donner tout l'argent dont il aura besoin, de lui faire mille amitiés, de le bien encourager dans le dessein qu'il a de venir étudier la physique à Cirey. On trouve peu de jeunes gens qui veuillent ainsi se consacrer aux sciences, et encore moins qui joignent les talents de la main aux connaissances des mathématiques. Ménagez-le-moi, je vous en supplie, mon bon ami. Il vous aidera dans la distribution des Éléments de Ncioton ; il est très-serviable et très-entendu.

Un nommé Dupuis, libraire, m'écrit qu'il me doit qua-

lâÔ LETTRES CHOISIES

tre-vingl-seize livres ; je Tavais oublié. Je lui réponds qu'il me fournira, quand il le pourra, pour quatre-vingts francs de livres. Envers les gens de bien, les procédés honnêtes ne me coûtent rien. Faisons plus, servons-nous de cet honnête libraire pour avoir des livres, qui, si vous le trouvez bon, lui seront payés comptant par vos mains. Le grand d'Arnaud écrit toujours comme un chat

A M. LE COMTE D^ARGENTAL»

14 juillet ITSÔ.

La route de Paris à Pont-de-Veyle est par Dijon; la route de Dijon est par Bar-sur-Aube, Ghaumont, Langres, etc. De Bar-sur-Aube àCirey il n'y a que quatre lieues; et, si vous ne voulez pas faire quatre lieues pour voir vos amis, vous n'êtes plus d'Argental, vous n'êtes plus ange gardien, vous êtes digne d'aller en Amérique.

Ah ! charmant et respectable ami, vous ne vous démentirez pas k ce point, et vous ne nous donnerez pas pour excuse qu'il ne faut pas aller à Cirey, en passant ; il faut y aller, ne fût-ce que pour un jour ou pour une heure. Quoi I vous faisiez dix-huit cents lieues pour quitter vos amis, et vous n'en feriez pas quatre pour les voir! Je vous avertis que, si vous prenez une autre route que celle de Bar-sar- Aube, Ghaumont, Langres, si vous passez par Auxene, nous vous ferons rougir, et nous aurons le bonheur de vous voir.

Vos réflexions sur les Kpîtres et sur Mèrope me paraissent fort justes; et, puisque j'ai pris tant de liberté avec le

1. Conseiller au parlement de Paris, et qui fut pendant plus de soixante *ns l'ami et l'Aristarque de Voltaire. Voir les nombreuses lettres qui lui sooi 4dre^ées diint la suite.

r)Ë VOLÎAIRK. 131

marquis Maffei dans les quatre premiers actes, je pourrai bien encore changer son cinquième. En ce cas, la Méropc m'appartiendra tout entière.

Si on ne permet pas de se moquer des convulsions, il ne sera donc plus permis de rire.

Si le public, devenu plus dégoûté que délicat à force d'avoir du bon en tout genre, ne souffre pas qu'on égayé des sujets sérieux ; si le goût d'Horace et de Despréaux est proscrit, il ne faut donc plus écrire.

Mais, si vous ne venez pas à Girey, il ne faut plus rien aimer.

Mme du Ghâtelet vous persuadera; et moi je ne veux point perdre l'espérance de voir M. et Mme d'Argental, et de les assurer qu'ils n'auront jamais un serviteur plus tendre, plus dévoué que Voltaire, et plus affligé de la barbare idée que vous avez de vous détourner de votre chemin pour ne nous point voir.

A M. L'ABBÉ MOUSSINOT.

Octobre I73«.

Un paquet plat, contenant une pièce peut-être fort plate, partit hier par le carrosse de Joinville; je l'adresse à M. l'abbé Moussinot, mon ami; mais, comme les jansénistes n'aiment point les pièces de théâtre, elle est destinée à un honnête jésuite, nommé le P. Brumoi. Il faut, s'il vous plaît, que ce manuscrit soit rendu en main propre au jésuite, avec serment, sans restriction mentale^ qu'il n'en prendra point copie. Après le P. Brumoi, on en fera part au P. Porée, mon ancien régent, à qui je dois cette déférence; et le manuscrit, en sortant du collège de Louisle-Grand, sera remis au greffe janséniste de Saint-Merri,

lââ LETTRÉS GHOISÎEâ

J'avertis mon chanoine qu'il peut à toute force lire la tragédie : premièrement, parce qu'elle est sans amour; la nature seule et sans aucun mélange de galanterie peut remuer un cœur dévot;

a Car, pour être dévot, on n'en est pas moins homme ^ »

Secondement, cette Mérope étant probablement ennuyeuse, pourra passer pour le huitième des psaumes pénitentiaux. Lisez-le donc, ce huitième psaume; il vous ennuiera peut-être, mais il vous édifiera : c'est la nature de beaucoup de bonnes choses.

Troisièmement, mon cher janséniste, si Mérope vous plaît, j'en serai plus flatté que du suffrage des jésuites. Le jugement de ces messieurs, trop accoutumés aux pièces de collège, m'est toujours un peu suspect.

A M. LABBÉ D'OLIVET

A Girey, ce 20 octobre 1738.

Quoique je sois en commerce avec Newton-Maupertuis et avec Descartes-Mairan^, cela n'empêche pas que Quintiiien-d'Olivet ne soit toujours dans mon cœur, et que je ne le regarde comme mon maître et mon ami. In domo patris met mansiones multœsiint^^ et je peux encore dire, in domo mca. Je passe ma vie, mon cher abbé, avec une dame qui fait travailler trois cents ouvriers, qui entend Newton, Virgile et le Tasse, et qui ne dédaigne pas de jouer au piquet. Voila l'exemple que je tâche de suivre, quoique de très-loin. Je vous avoue, mon cher maître, que je ne vois pas pourquoi l'étude de la physique écraserait

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