A M. LE COMTE DE TRESSAN
A Paris, ce 21 août 1746.
Je dois passer, monsieur, dans votre esprit, pour un ingrat et pour un paresseux. Je ne suis pourtant ni l'un ni l'autre ; je ne suis qu'un malade dont Tesprit est prompt et la chair très-infirme. J'ai été pendant un mois entier accablé d'une maladie violente, et d'une tragédie qu'on me faisait faire pour les relevailles de Mme la Dau-