A UN MEMBRE DE L'ACADÉMIE DE BERLIN
Potsdam, le 15 avril 1752.
Je réponds à toutes vos questions. La plupart des anecdotes sur M^'^ de Lenclos' sont vraies, mais plusieurs sont fausses. L'article de son testament dont vous me parlez n'est point un roman; elle me laissa deux mille francs. J'étais enfant; j'avais fait quelques mauvais vers qu'on disait bons pour mon âge. L'abbé de Châteauneuf^, frère de celui que vous avez vu ambassadeur à La Haye, m'avait mené chez elle, et je lui avais plu je ne sais comment. Vous devez être persuadé que les lettres qui courent, ou plutôt qui ne courent plus sous son nom,