Fénelon avait dit
« Il faut souvent montrer à l'auditeur la conclusion dans le principe; d« « ce principe, comme du centre, se répand la lumière sur toutes les parties « de cet ouvrage... Tout le discours est un ; il se réduit à une seule proposition
■ mise au plus grand jour par des tours variés... Un ouvrage n'a une véritable « unilc, que quand on ne peut en rien ôter sans couper dans le vif. Il n'a un n vérilabie ordre, que quand on ne peut en déplacer aucune iia.-tic sans aûTai- « blir, sans obscurcir, sans déranger le tout ». ('Lettre à l' Académie. J
Buffon avait dit après Fénelon :
« Le style n'est que l'ordre et le mouvement qu'on met dans ses pensées. Si « on les enchaîne étroitement, si on les serre, le style devient ferme, nerveux
■ et concis ; si on les laisse se succéder lentement, et ne se joindre qu'à la « faveur des mots, quelque élégants qu'ils soient, le style sera diffus, lâche et « trainant... Tout sujet est un, et quelque vaste qu'il soit, il peut être ren- « fermé dans un seul discours ». (Discours de réception à l'Académie française.)