‹ Lettres choisiesChapitre 134 sur 456 · Sur la tragédie de Mahomet, v · texte numérisé non relu

Sur la tragédie de Mahomet, v

pages 135 et 149, notes i et 4.

4. La guerre de la Succession d'Autriche venait de commencer et était devenue générale. La France, l'Espagne, la Bavière, soutenues par la Prusse, la Pologne et la Sardaigne avaient attaqué l'Autriche : celle-ci avait été battue à Molwitz, le 20 avril 1741, par Frédéric II.

2. Son procès. V. pages 132 et 133, notes 1 et 2. — Ce procès la rappelait à Cirey, pour plaider à la plus voisine juridiction de Cirey, et de là replaider à Bruxelles.

3. Us y arrivèrent le 5 octobre 1741 et partirent de là pour Cirey au mois de décembre. Ils étaient de retour à Bruxelles en janvier 1742 et ils revinrent passer le reste de l'hiver à Paris.

4. Nous avons déjà lu les mémos plaintes dans une lettre écrite à Cidovilleenl73c>.—V. page 78, notes 1 et 3.

La querelle des Cartésiens et des Newtoniens, les voyages, les expériences et les découvertes des Maupertuis, des Clairaut, des Mairan, des Pitoc, leurs écrits et leur réputation occupaient les esprits à Paris : de là, ce règne, ou cette mode des sciences exactes ou des sciences physiques dont Voltaire s'inquiétait après y avoir sacrifié lui-même, pour plaire à la savante marquise du Châtelet.

5. Ce sont ceux dont il a parlé dans le Siècle de Louis X/V, ch. xxi, des Sciences.

6. Allusion aux mémoires qu'il avait composés, peu de temps auparavant, sur la Propagation du Feu et sur les Forces vives. V. pages 92 et 112, notes 1 et 5.

7. Expression plus forte que l'emploi du verbe seul sans préposition avec régime direct : elle marque mieux l'empire exercé, la prétention tyraniqiie affirmée et déclarée.

DE VOLTAIRE. 15o

s'entendre *. On peut parler poésie, musique, histoire, littérature, tout le long du jour. En parler souvent avec vous serait le comble de mes plaisirs. Je vous apporterai une nouvelle leçon de Mahomet^ dans laquelle vous ne trouverez pas assez de changements ; vous m'en ferez faire de nouveaux ; je serai plus inspiré auprès de vous. Tout ce que je crains, c'est que vous ne soyez à la campagne quand nous arriverons. Je connais ma destinée, elle est toute propre à m'envoyer à Paris pour ne vous y point trouver ; en ce cas, c'est être exilé à Paris.

On dit que vous n'avez pas un comédien*. On ne trouve plus ni qui récite des vers, ni qui les fasse, ni qui les écoute. Je serais venu au monde mal à propos, si je n'étais venu de votre temps et de celui de mes autres anges gardiens, iM™° d'Argental et M. Pont de Yeyle '. Je leur baise très humblement le bout des ailes, et me recommande à vos saintes inspirations.

LETTRE LXYI. — \ «1^0 LA COMTESSE DE MMLLI*.

13 juillet 1742 .

Madame, j'ai appris avec laplus vive douleur qu'il court de moi au roi de Prusse une lettre dont toutes les expressions sont falsifiées ^ Si je l'avais écrite telle que l'on a

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