V. pages 22 et 90, notes 3 et
mon bien. Voilà pourquoi j'en ai à Cadix, à Leipsick, en Hollande, et dans les domaines du duc de Wurtemberg *.
Ce qui est à Cadix ^ est un objet assez considérable, et pourrait seul suffire à mes héritiers. Je me prive jusqu'à présent des émoluments de cette partie, afin qu'elle produise de quoi remplacer en leur faveur ce que j'ai placé en rentes viagères.
Ces rentes viagères sont un objet assez fort, et je comptais qu'elles serviraient à me faire vivre avec M™° Denis d'une manière qui lui serait agréable, et qu'elle tiendrait avec moi dans Paris une maison un peu opulente. L'obstacle qui détruit cette espérance, sur la fin de mes jours, est au nombre des choses qui ne dépendaient pas de moi^
l.V. pages 210 et 222, notesî et 5.— Voici l'état de la fortune de Voltaire en 1749, tel que nous le fournit son domestique Longchamps, entré à son service en 1745 : « Etat des rentes, •pensions et revenus de M. de Voltaire, que j'ai été recevoir sur ses quittances et mandats, et pour la plus grande partie échus pendant l'année 1749 :
Les contrats sur la ville. 14 . 023 livres.
Contrat sur le duc de
Richelieu 4,000 —
Contrat sur M, le duc
Bouillon 3.250 —
Pension de M. le duc d'Orléans (donnée en 1718) 1.200 —
Contrat sur M. le duc
de Villars 2.100 —
Contrat sur M. le marquis de Lézeau 2.300 —
2» contrat sur M. le comte d'Estaing 2.000 —
Celui sur M. le prince
deGuise 2.500 —
Celui sur le président
d'Auneuil 2.000 —
Celui sur M. Fontaine 2.600 —
Celui sur M. Marchand 2.400 —
Celui sur la compagnie
des Indes 605 —
Appointements d'historiographe 2.000 —
Appointements de gentilhomme de la chambre 1.620 —
Contrat sur le comte
de Goesbriant 540 livres.
Contrat sur M. Bour-
deille 1.000 —
Loterie royale 2.000 —
2« contrat sur M. Marchand 1.000 —
Contrat sur les 2 s.
pour livre 9.900 —
Vivres de Tarmée de Flandre 17.000 —
Total 74.038 livres
» Tout ce que possédait M. de Voltaire n'était pas compris dans cet état; on peut en inférer que tous les objets de sa fortune réunis ne lui rapportaient pas moins de 80.000 livres par an, et cela dut encore s'augmenter beaucoup dans la suite. » [Mémoires de Longchamps, p. 333.)
2. On ignore quelle somme il avait placée à Cadix sur des armatures et cargaisons; il y éprouva quelques perles; mais cet argent lui rapportait 33 "la- — Ce qu'il avait placé à Leipzig et en Hollande ne nous est pas connu. On voit par une lettre du 30 janvier 1761, qu'il avait alors 45,000 livres de rente dans les pays étrangers. Quand il mourut, ses revenus s'élevaient à près de 200,000 livres, n laissa à M-" Denis 100,000 fr.
de rente et 600,000 francs en argent comptant et effets. La terre de Ferney fut vendue, après sa mort, 230,000 francs.