‹ Lettres choisiesChapitre 231 sur 456 · Baron. V. page 47, note · texte numérisé non relu

Baron. V. page 47, note

5. V. page 191, note 3. — Le souhait de Voltaire fut bientôt accompli. Le a juillet 1757, Richelieu remplaça d'Estrées dans le commandement de l'armée qui opérait en Hanovre. Par la convention de Closter-Zeven, le 9 septembre suivant il fit poser les armes à l'armée Anglo-Hanovrienne.

6. Rôles tenus par Lekain dans les tragédies de Voltaire. L'Orphelin de la Chine, où est le rôle de Gengis-Khan [Le puissant Khan, conquérant mongol, 1162-1227), commencé en 1763, au sortir de Prusse, fut joué à Paris le 20 aolit 1755, avec un succès qui égala presque celui de Mérope. C'est à VOrphelin, pour la première fois, que le costume fut parlai lement observé, tant pour la ducnration que pour les habits ; les aclncos jouèrent sans paniers.

qu'on leur donne du jambon. Pour Dieu, faites donner à dîner à Lekain, tout laid qu'il est.

Vous avez dû recevoir les dernières volontés de l'amiral Byng* : les miennes sont que je vous serai attaché toute ma vie avec le plus tendre respect.

LETTRE CXVI. — A W. LE COMTE DE SCHOWALOW». Chambellan de l'impératrice de Russie', à Moscou.

Aux Délices, 24 juin 1757.

Monsieur, j'ai reçu les cartes que Votre Excellence a eu la bonté de m'envoyer. Vous prévenez mes désirs, en me facilitant les moyens d'écrire une histoire de Pierre le Grand*, et de faire connaître l'empire russe. La lettre dont vous m'honorez redouble mon zèle. La manière dont vous parlez notre langue me fait croire que je travaillerai pour mes compatriotes, en travaillant pour vous et pour votre cour. Je ne doute pas que Sa Majesté l'Impératrice n'agrée et n'encourage le dessein que vous avez formé pour la gloire de son père.

Je vois avec satisfaction, monsieur, que vous jugez comme moi que ce n'est pas assez d'écrire les actions et les entreprises en tout genre de Pierre le Grand, lesquelles, pour la plupart, sont connues : l'esprit éclairé, qui règne aujourd'hui dans les principales nations de l'Europe, demande qu'on approfondisse ce que les historiens effleuraient autrefois à peine.

On veut savoir de combien une nation s'est accrue ; quelle était sa population avant l'époque dont on parle ; quel est, depuis cette époque, le nombre des troupes ré-

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