V. page 201, note
6. Voltaire avait quitté son ancienne résidence d'hiver de Monrion pour se fixer à Lausanne pendant la mauvaise saison. V. page 257, note 5.
Potsdam, comment Cinéas s'est raccommodé avec Pyrrhus ^ C'est, premièrement, que Pyrrhus fit un opéra de ma tragédie de Mérope^^ei me l'envoya. C'est qu'ensuite il eut la bonté de m'offrir sa clef, qui n'est pas celle du paradis, et toutes ses faveurs qui ne conviennent plus à mon âge^ ; c'est qu'une de ses sœurs, qui m'a toujours conservé ses bontés*, a été le lien de ce commerce qui se renouvelle quelquefois entre le héros-poète-philosophe-guerrier-malin-singulier-brillant-fier-modeste , etc. , et le Suisse Cinéas, retiré du monde. Vous devriez bien venir faire quelque tour dans nos retraites, soit de Lausanne, soit des Délices; nos conversations pourraient être amusantes. Il n'y a point de plus bel aspect dans le monde que celui de ma maison de Lausanne. Figurezvous quinze croisées de face en cintre, un canal de douze grandes lieues de long que l'œil enfile d'un côté, et un autre de quatre ou cinq lieues, une terrasse qui domine sur cent jardins, ce même lac qui présente un vaste miroir au bout de ces jardins, les campagnes de la Savoie au-delà du lac, couronnées des Alpes qui s'élèvent jusqu'au ciel en amphithéâtre; enfin, une maison où je ne suis incommodé que des mouches au milieu des plus rigoureux hivers. M™® Denis l'a ornée avec le goût d'une Parisienne. Nous y faisons beaucoup meilleure chère que Pyrrhus; mais il faudrait un estomac; c'est un point