C'est-à-dire, Voltaire et Frédéric
Pyrrhus vécut de 312 à 272 avant J.-C. Il passa sa vie sur les champs de bataille, prit la Macédûine, la Sicile, la Grèce, vainquit les Ronaains à Héraclée, à Asculum (280, 279), fut vaincu par eux à Bénévent (275], et fut tué à Argos d'une tuile que lui lança une vieille femme. Le Thessalien Cinéas, son ministre avait reçu des leçons de Démosthènes. — En se comparant à Cinéas, Voltaire semble s'appliquer ces deux vers de Boileau :
...Disait an roi Pyrrhus unsaee confident. Conseiller très seusé d'un roi très impni- [dent.
iEp., I, 62.)
2. En 1756. Il envoya cet opéra de sa façon à Voltaire. Celui-ci écrivait à
1756 : « Le roi de Prusse me fait savoir qu'il fait jouer le 27 de ce mois son opéra de Mérope. Il ne tient qu'à moi d'aller entendre à Berlin de la musique italienne. » — Dans ses Mémoires, écrits en 1759, il dira: « c'était ce que ce roi avait jamais fait do plus mauvais. »
3. Frédéric offrit à Voltaire, en 1736, de lui rendre la clef de chambellan, la pension et la croix qu'il lui avait données en 1751 et que celui-ci avait rendues en 1753. «Il m'a proposé, il y a quatre mois, de le venir voir; il m'a offert biens et dignités; je sais qu'elles sont transitoires, je les airefusées. » (Lettre à Richelieu, 6 octobre 1756.)