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V. page 270, note

chai de Saxe sera infailliblement battu, comme h Rosbach*. Voilà ce que j'ai l'impudence de vous dire, en qualité d'historiograpfie* ; et je vous dis encore que je tremble pour votre descente en Auçleterre*.

Nous allons être réduits à la besace*. Heureux qui a des fromages de Parmesan " et des terres ^ !

Mon accident^ n'a pas duré; il m'a laissé encore des passions vives; celle d'être libre chez moi est très forte; mais la plus grande de mes passions, c'est l'attachement que j'ai pour mes divins anges.

M. de Ghoiseul m'a fait l'honneur de m'écrire ; je le crois bien affligé. Ah! pauvres Français!

1. V. page 267, note 4. — La réflexion de Voltaire est pleinement justiûée par la correspondance secrète du maréchal de Noailles avec Louis XV (1742-1758), publiée, pour la première fois, par M. Camille Roussel en 1864.

De 1743 à 1748, le maréchal de Saxe raffermit la discipline dans Tarmée française et changea le système des opérations militaires : Noailles eut le mérite de comprendre son génie et ses desseins, et de les appuyer de son crédit auprès du roi. On a du comte de Saxe un ouvrage intitulé :

Mes Réoeries (1757), et des Lettres et Mémoires, choisis dans ses papiers et publiés en 1794. M. Saint-René Taillandier a publié, en 1865, une savante étude sur Maurice de Saxe, d'après des documents originaux et inédits.

2. En qualité d'historiographe, Voltaire avait étudié, dans les bureaux du ministère de la guerre, l'histoire de la guerre de 1741 sur des documents authentiques; cette étude, précise et approfondie, lui avait explique les vraies causes de nos premiers échecs et des succès qui suivirent.

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