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V. page 14, note 5, I 3. V. page 180, note 2. Elle jouait

'i. Le Dictionnaire philosophique, le rôle d'Aménaïde dans la tragédie

qui fat publié en 1764. | de Tnnerède, qui fut représentée pour

dont vous m'honorez, parce qu'elle est un peu impotente; mais mon cœur qui ne l'est pas, y répondra.

Raisonnons ensemble, raisonnons.

Les monologues, qui ne sont pas des combats de passions, ne peuvent jamais remuer l'âme et la transporter. Un monologue, qui n'est et ne peut être que la continuation des mêmes idées et des mêmes sentiments, n'est qu'une pièce nécessaire à l'édifice ; et tout ce qu'on lui demande, c'est de ne pas refroidir. Le mieux, sans contredit, dans votre monologue du second acte, est qu'il soit court, mais pas trop court. On peut faire venir Fanie \ et finir par une situation attendrissante. Je tâcherai d'ailleurs de fortifier ce petit morceau, ainsi que bien d'autres. On a été forcé de donner Tancrède avant que j'y eusse pu mettre la dernière main. Cette pièce ne m'a jamais coûté un mois *. Vos talents ont sauvé mes défauts ; il est temps de me rendre moins indigne de vous.

Je ne suis point du tout de votre avis, ma belle Melpomène, sur le petit ornement de la Grève', que vous me proposez. Gardez-vous, je vous en conjure, de rendre la

la première fois le 3 septembre 1760.

D'Alembert écrivait, le i± septembre, au poète : • Je fus avant-hier, pour la troisième fois, à Tancrède. Tout le monde y fond en larmes, à commencer par moi, et la critique commence à se taire. M"" Clairon y est incomparable et au-dessus de tout ce qu'elle a jamais été. » M"* d'Epinay, à la date du 10 septembre, disait de la même pièce et de la même actrice :

« C'est une nouveauté touchante, qui vous entraîne de douleur et d'applaudissements. M"« Clairon y fait merveilles ; il y a un certain eh ! bien, mon père... (A. V,s. v.) Ah! ne me dites jamais e/i.' i/e« de ce ton-là, si vous ne voulez pas que je meure. »

Selon Favart, on appelait Tancrède t la tragédie de M"" Clairon, parce qu'elle y jouait d'une façon si supérieure, que l'auteur lui avait presque toute l'obligation de la réussite. »

(Lettre du 1" octobre 1760.)

1, Personnage de Tancrède, confidente à'Aménaide. Aménaîde, fille

d'Argire, prince de Syracuse, est, avec Tancrède, le principal personnage de la pièce.

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