Allusion à la comédie italienne
ce génie fécond, c'est qu'elles finissent toutes par une moralité qui rappelle le sujet et l'intrigue de la pièce, et qui prouve que ce sujet et cette intrigue sont faits pour rendre les hommes plus sages et plus gens de bien.
Qu'est-ce, en effet, que la vraie comédie ? C'est l'art d'enseigner la vertu et les bienséances en action et en dialogues. Que l'éloquence du monologue est froide en comparaison ! A-t-on jamais retenu une seule phrase de trente ou quarante mille discours moraux? et ne sait-on pas par cœur ces sentences admirables, placées avec art dans des dialogues intéressants :
Homo sum: humani niliil a me alienum putoi. Apprime in vita esse utile, ut ne quid nimis^. Natura tu illi pater es, consiliis ego, etc. 3.
C'est ce qui fait un des grands mérites de Térence ; c'est celui de nos bonnes tragédies, de nos bonnes comédies *. Elles n'ont pas produit une admiration stérile; elles ont souvent corrigé les hommes. J'ai vu un prince pardonner une injure après une représentation de la Clémence d'Aufjuste^. Une princesse qui avait méprisé sa mère, alla se jeter à ses pieds en sortant de la scène où Rhodope demande pardon à sa mère. Un homme connu se raccommoda avec sa femme, en voyant le Préjugé à la
établie à Paris, où se jouait parfois la parodie des pièces représentées au Théâtre français.