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Id. Les Adelphes, A. I, v

4. Voltaire, ici, s'accorde avec Fénelon, La Bruyère et Boileau dans une commune admiration pour le génie aimable, délicat, correct et discret de Térence. Au dix-huitième siècle, la comédie tournait au sérieux, et se contentait d'exciter un sourire de bonne compa^'nie. Destouches, Marivaux. La Chaussée ont renoncé au comique franc et vif, à la verve moqueuse, au rire épanoui qui égayaient Içs pièces des meilleurs disciples de Molière. — « Ménandre avait donné

à Térence un goût pur et exquis. Scipion et Lélius, amis de Térence, distinguaient avec délicatesse en sa faveur ce que Horace nomme leptduyn d'avec ce qui est inurbanum. » ( Lettre à l'Académie, § 7.) — « li n'a manqué à Térence que d'être moins froid :

quelle pureté, quelle exactitude, quelle politesse, quelle élégance, quels caractères! » (La Bruyère, Ouvrages de l'esprit.)

D. A la requête de Voltaire, et après la représentation de la Clémence d' Auguste ou de la Clemenza di Tito, du poète Métastase, Frédéric 11 accorda la grâce d'un gentilhomme franccomtois, qui avait déserté son service f;t qui lui avait dit en face que « son seul regret était de n'avoir pas tué un tvran comme lui. » [Mémoires de Voltaire, 1759.)

mode K y tiiYuVhomme du monde le plus fier devenir modeste après la comédie du Glorieux - ; et je pourrais citer plus de six fils de famille^ que la comédie de UEnfant prodigue * a corrigés. Si les financiers ne sont plus grossiers, si les gens de cour ne sont plus de vains petitsmaîtres, si les médecins ont abjuré la robe, le bonnet et les consultations en latin ; si quelques pédants sont devenus hommes, à qui en a-t-on l'obligation? au théâtre, au seul théâtre.

Quelle pitié ne doit-on pas avoir de ceux ^ qui s'élèvent contre ce premier art de la littérature, qui s'imaginent qu'on doit juger le théâtre d'aujourd'hui par les tréteaux de nos siècles d'ignorance, et qui confondent les Sophocle et les Ménandre % les Varius "^ et les

1. Comédie larmoyante de la Chaussée, représentée en 173S. Dans cette pièce, un mari, Durval, se repent de ses égarements passagers et se réconcilie avec Constance sa femme. Par préjugé à la mode, il faut entendre cette bizarre opinion qui, dans un certain monde de ce temps-là, attachait du ridicule à l'amour mutuel et légitime de la femme et du mari. Il était de bon ton, à la cour, et chez tous ses imitateurs nobles ou bourgeois de TÎvre, dans l'état du mariage, comme dans un état de liberté. Les mémoires contemporains, ceux de Bezenval, notamment, et ceux de M"» d'Epinay, nous décrivent la force et les déplorables efifets de ce « préjugé à la mode. »

2. Comédie de Destouches, jouée en 1732. Le Glorieux est le comte de Tuffière, dans la pièce. Il est obligé de reconnaître sa sœur, sous l'habit d'une soubrette, et son père, sous les vêtements d'un indigent.

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