‹ Lettres choisiesChapitre 286 sur 456 · Buclos, V. page 172, note · texte numérisé non relu

Buclos, V. page 172, note

3. V. pages 174 et 245, notes 2 et 3.— Dans l'Epitre sur l'agriculture, composée cette même année, nous lisons ces vers sur d'Alembert et Diderot :

J'honore Diderot, malgré la caloumie;

Ma voix parle plus haut que les cris de

[l'envie Les échos des rochers qui ceignent mon [désert Réijèlent après moi le nom de d'Alembert.

4. Buff'on (1707-1788) avait publié en 1749 les trois premiers volumes de son Histoire tiaturelle. Les quinze volumes suivants parurent de 1749 à 1667; neuf autres, de 1770 à 1783; et les trois derniers, de 1783 à 1788. Il était entré à l'Académie française en 1753. — Sur Helvétius, qui est cité ici par complaisance. Voir pages 119 et 273, notes 1 et 7.

perfectionnent par les bons livres; et la première de toutes les langues est celle qui a le plus d'excellents ouvrages.

J'ai l'honneur d'être, monsieur, avec beaucoup d'estime pour vous et pour la langue italienne, etc.

LETTRE CXXXVI. — A M. LE PRÉSIDENT DE RUFFEYl.

Au château de Ferney, 29 mars 1761.

Le pauvre maçon de Ferney, monsieur, travaille à force pour se mettre en état de vous recevoir tant bien que mal dans sa chaumière^, vous et M. de La Marche ^ Je ne compte pas trop sur M. de Pont de Veyle *, lequel ne pense pas qu'il y ait de salut hors de Paris. Pour moi, ce n'est pas Paris que j'aime, c'est Dijon ; et si je n'étais pas maçon, laboureur, barbouilleur de papier % et malade, je quitterais mes ateliers et mon médecin pour venir jouir de la société charmante que je trouverais dans votre ville. Vous verrez, par la petite épître ^ ci-jointe, si je suis attaché à la campagne.

C'est à vous, monsieur, que je dois des remercîments de la place dont votre académie veut bien m 'honorer "^ . Je vous supplie de lui faire agréer mes profonds respects et ma sincère reconnaissance. Ce sera une raison de plus pour m'engager au voyage de Dijon, s'il peut y avoir

1. Président de la Chambre des comptes à Dijon. Voltaire l'avait connu à Plombières en 1734.

2. Voici ce qu'il écrivait sur cette « chaumière « de Ferney à un autre correspondant : « C'est," par parenthèse, un fort joli ciiàteau. Colonnades, pilastres, péristyle, tout le fin de l'architecture s'y trouve; mais je fais encore plus de cas des blés et des prairies. Nous sommes de l'âge d'or dans notre petit coin du monde. »

(Lettre du 23 avril 1760 à M. de Chennevières.)

Page 1