INTRODUCTION
personnelle ' : ces lettres égalent, pour l'agrément littéraire et la perfection du style, celles de Cicéron et de M™*' de Sévigné ; elles les surpassent de beaucoup par l'importance du fond et l'extraordinaire richesse de la matière. Selon le même critique, « c'est le meilleur, le plus charmant des titres de Voltaire, et le moins contesté^. »
Avant de faire connaître le plan de l'édition particulière que nous publions, conformément aux programmes de l'Université; avant de dire les raisons qui justifient nos préférences dans un choix forcément restreint, nous croyons à propos de considérer un instant le recueil tout entier, d'expliquer comment il s'est enrichi par des accroissements successifs, dont quelques-uns datent de ces dernières années. Notre jeune public nous saura gré, nous l'espérons, de lui faire voir, d'un coup d'oeil, les vastes proportions de cet incomparable monument historique et littéraire, au début d'un livre qui doit lui en présenter les plus curieux aspects et les parties les plus irréprochables.
La correspondance générale, dans l'édition Beuchot. Les principaux correspondants de Voltaire.
^-■Paûs l'édition Beuchot qui, aujourd'hui encore, parmi l.-s i^^breuses publications des OEuvres complètes de Voltaire, garde le premier rang et fait autorité, la réunion de toutes les correspondances de ce fécond épistolier forme un total de sept mille quatre cent treize lettres^. Il faut en déduire un peu moins de six cents lettres qui ne sont pas de lui, mais qui lui sont adressées par quelques-uns de ses correspondants, et fournissent la réplique à celles que lui-même leur écrivait*. Les correspondants de Voltaire sont au nombre de six cent quatre-vingt-quatre, sans compter soixante-trois lettres adressées à des anonymes.
Voici les principaux de ces correspondants et la part de chacutfdans ce total de lettres.
Le comte d'Argental, conseiller et confident éclairé de Voltaire en matière dramatique, son intermédiaire dévoué et, pour ainsi dire, sou agent diplomatique et ministre plénipotentiaire auprès de la Comédie Française, a reçu un millier de lettres
\ . Histoire de la Littérature française, t. IV, p. 404.