‹ Lettres choisiesChapitre 317 sur 456 · Le président lïénault, qui dans I · texte numérisé non relu

Le président lïénault, qui dans I

sa jeunesse, avait composé quelques tragédies et comédies médiocres, fit paraître en 1747 une tragédie historique en prose, François' Il ; elle fut réimpiimée en 1768 avec une préface où l'auteur exposait l'idée qu'il avait conçue d'un théâtre français où seraient mis en scène des épisodes de l'histoire de France, à l'imitation des pièces historiques de Shakespeare.

3. On sait que Voltaire était sévère jusqu'à l'injustice envers Shakespeare, dont il sentait le puissant génie dramatique, mais dont il exagérait les défauts et contestait les mérites.

Dans ses accès de mauvaise humeur, il l'appelait Gilles Shakespeare, n l'attaqua en forme dans une lettre publique, lue en séance solennelle à l'Académie française (1776). — V. Desnoiresterres, t. VIII, p. lîiJ, 130. — Ce grand poète a vécu de 1564 à 1616. Ses pièces ont été composées de 1589 à

glaise qui nous manque. Les Français n'ont encore jamais osé dire la vérité tout entière. Nous sommes de jolis oiseaux à qui on a rogné les ailes. Nous voletons, mais nous ne volons pas.

Je vous supplie, madame, de lui dire combien je lui suis attaché.

Adieu, madame; je ne sais si nous avons jamais bien joui de la vie, mais tâchons de la supporter. Je m'amuse à entendre sauter, courir, déraisonner M^^® Corneille, son petit mari, sa petite sœur% dans mon petit château, pendant que je dicte des commentaires sur Agésilas et Attila. Et vous, madame, à quoi vous amusez-vous? Je vous présente montrés tendre respect.

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